Le blog de michel koppera
"Crissie et Monsieur K.", chapitre 27 b
Tu m'as vu immédiatement. Tu regardais fixement dans la direction où tu m'avais vu partir. Ton visage est devenu
inquiet et interrogatif. Tu te demandais si je venais te dire que tout était fini ou si j'allais à nouveau te prendre par la main et par le sexe pour t'emmener avec moi. Ces quelques secondes ont
dû te paraître une éternité. Je me suis approché de toi et j'ai simplement dit : "On s'en va". Tu as voulu dire quelque chose mais tu as juste dit un sanglot. Et dans un borborygme
sans souffle ce mot : "merci", qui m'a bouleversé. Je n'ai pas lutté, je t'ai prise dans mes bras en répétant sans cesse que tu étais une petite conne, au rythme où je te berçais. J'ai senti en
même temps une envie irrépressible de reprendre possession de ton corps, de ton âme, de m'enfouir en toi et de te baiser à mort.