le musée Koppera

Jeudi 23 juillet 4 23 /07 /Juil 14:47

L'art corporel dont Pierre Molinier fut l'un des précurseurs consiste, pour simplifier, à utiliser son propre corps comme oeuvre d'art ( ou comme support à l'oeuvre). Dans ce genre, les artistes femmes sont aussi nombreuses que les hommes, ce qui est remarquable. J'ai sélectionné quelques oeuvres (photographiques) de femmes :
1) Commençons par la plus célèbre Orlan, née en 1947 à Saint-Etienne. Ses "travaux" sur son corps sont très connus.


2) Marina Abramovic est une artiste serbe née en 1946.





















3) Anna Mandieta, d'origine cubaine, est née en 1948 et décédée en 1985.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






4) Cindy Sherman est née en 1954 dans le New-Jersey ( j'ai eu le plaisir de voir son exposition à Paris il y a quelques années de cela)

5 Enfin, Carolee Schneemann, née en 1969 aux USA




























Pour être complet, il me faut aussi citer Gina Page ( Italienne, 1935-1990) et Lauranne ( artiste française née en 1961) dont je n'ai pu trouver d'oeuvres photographiques. Si vous en avez, je suis intéressé.

Par michel koppera - Publié dans : le musée Koppera
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 22 juillet 3 22 /07 /Juil 00:00

En 1979, les éditions Borderie publiaient dans la collection "images obliques" un album de cent photographies érotiques de Pierre Molinier.
Petit rappel : Pierre Molinier est né en 1900 à Agen ( Lot-et-Garonne). En 1919, il devient peintre en bâtiment, puis bientôt artiste peintre, puis photographe.Il est devenu célèbre par ses autoportraits travestis. Proche des surréalistes, mais aussi d'Emmanuelle Arsan, il a l'art de cultiver l'ambiguïté. On le considère à juste titre comme un des précurseurs de l'art corporel ( sujet auquel je consacrerai bientôt un article sur ce blog ) Pierre Molinier s'est suicidé en mars 1976. ( Pour plus de renseignements sur la vie et l'oeuvre de Molinier, reportez-vous à vos sites internet habituels, les infos ne manquent pas, comme par exemple sur son amour pour sa soeur cadette )
Parmi les 100 photos de l'album, je vous en ai sélectionné 6 que vous trouverez difficilement sur internet.
Précision : Molinier ne légendait ni ne datait ses photos.

remarquez au passage sur la première photographie le gode (olisbos) fixé au talon de la chaussure. Pierre Molineir était très bricoleur et confectionnait lui-même ses accessoires érotiques
Par michel koppera - Publié dans : le musée Koppera - Communauté : Fantasmes et écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 6 juin 6 06 /06 /Juin 10:36

300ème article du blog ! Pour fêter ça, trois oeuvres de Jean-Marie Poumeyrol. Les 3 tableaux sont extraits d'un album paru en 1978 chez  Bernard Letu Editeur. L'album avait pour titre " Out of nowhere" avec une courte préface de Michel Ozenne. Je ne ferai aucun commentaire sur ces tableaux si ce n'est que je les considère comme des oeuvres majeures de l'érotisme
Voici donc
1) "Les Leurres", acrylique de 1976, ( 100 X 73 cm )

2) " Le Maître de manège", aquarelle de 1974 ( 70 X 52  cm )

3) "La Chambre d'amies", acrylique de 1977 ( 100 X 73 cm )

Par michel koppera - Publié dans : le musée Koppera - Communauté : Fantasmes et écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mercredi 8 avril 3 08 /04 /Avr 08:58

 Avant d'en revenir à des choses plus "légères", commençons pour une fois par être très sérieux. " La société du spectacle" de Guy Debord, débute par ce paragraphe :
" Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation."
Dire que ces lignes datent de 1967, à une époque où il n'y avait en France qu'une seule châine de télé ( en noir et blanc), où il fallait plus d'un an pour se faire installer une ligne téléphonique. C'est peu de dire que Debord fut vraiment un devin. Il avait déjà tout compris de notre présent..

Revenons donc à nos légèretés érotiques.
Aujourd'hui, aux cimaises du Musée Koppera, deux dessins de Roland Topor. Recto- Verso. Le recto a pour titre "Un bon petit diable", et date de 1977, le verso "Happy end" de 1977 lui aussi. J'ai toujours aimé les dessins de Topor. Ils ne sont pas à proprement parler excitants, au contraire, il sont souvent dérangeants et parfois cruels. Mais il me semble que chaque dessin nous délivre un message plus essentiel qu'il n'y paraît. À vous d'en juger.

Par michel koppera - Publié dans : le musée Koppera - Communauté : Fantasmes et écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 28 mars 6 28 /03 /Mars 16:51

       
Adapté d'un roman de Simenon, le film sorti en 1958 réunissait des "monstres sacrés", Bardot et Gabin. Dans le film, un avocat d'âge mûr et de bonne réputation se prend de passion pour Yvette, une de ses jeunes clientes qui lui offre ses charmes en guise d'honoraires. Le coup classique du démon de midi ! Seulement voilà, l'avocat c'est Jean Gabin, et la cliente Brigitte Bardot ! D'où la scène culte de la jeune femme qui s'offre au "maître" dans son cabinet...
       Je me suis souvent demandé si Gabin avait vu la chatte de Brigitte Bardot, qui était brune ne l'oublions pas ! Ou si elle portait un cache-sexe ? Toujours est-il qu'il ne regarde que ce ventre offert, cette jupe relevée, ces cuisses gainées de bas... Notons au passage que Bardot avait un cul presque banal ( en disant cul, je pense fesses ). Toujours est-il que je réserve à ces images une place de choix dans mon musée des fantasmes...


Par michel koppera - Publié dans : le musée Koppera - Communauté : Fantasmes et écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 mars 3 18 /03 /Mars 18:18

      
Paul Delvaux, Chrysis, mai 1967.
Voilà maintenant dix ans que Chrysis veille sur moi, dix ans qu'en affiche de 1,50 m sur 0.80 m, elle surplombe ma table de travail. Il me suffit de lever la tête pour la voir, tendrement penchée au-dessus de moi. Malgré ses paupières chastement baissées, elle me regarde à travers la jalousie de ses longs cils sombres. Elle ne marche pas. Non, elle est debout, immobile, le bougeoir à la main. Que fait-elle là, seule dans la nuit, sur ce quai étrange ? Vient-elle de descendre l'escalier qui mène à la porte close ou d'arriver par la rue pavée qu'éclaire maigrement un réverbère solitaire ? Je sais qu'elle m'attend. Elle n'a pas encore froid malgré la nuit. Elle est belle... J'aime ses seins aux mamelons durs et pointus, ses mains délicates, la fragilité de ses épaules et l'ombre secrète de ses salières... J'aime son ventre, ses hanches, son nombril et surtout sa chatte châtain, poilue juste comme il sied à une jeune femme immortelle.             
       Chrysis a de grands pieds, mais c'est pour mieux venir me chercher et rester là, debout, immobile à attendre que j'en ai terminé d'écrire et que je me lève enfin pour la prendre dans mes bras, car elle commence à avoir froid, toute nue et toute seule dans la nuit...

Par michel koppera - Publié dans : le musée Koppera - Communauté : Fantasmes et écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 13 mars 5 13 /03 /Mars 07:40


Les photos parlent d'elles-mêmes. Il suffit de voir les touffes de poils sous les aisselles de Penelope Cruz, poils longs et soyeux, d'un noir charbonneux,  à l'image de son abondante chevelure, pour deviner l'autre touffe, la grande, la sublime, la secrète... Penelope doit avoir une chatte fantastique, drue, épaisse, large, majestueuse.... Une chatte tropicale, chaude comme son nom.... J'aimerais tant écarter le drap qui dérobe son ventre à nos regards ou soulever sa jupe noire, écarter ses cuisses et voir, même pas toucher, non rien que voir ! Mais je m'emporte ! On ne peut que se dire que la nature est parfois vraiment bien faite, ou remercier Dieu d'avoir créé des femmes si belles ! Si l'un d'entre vous possède dans un repli secret de son ordinateur ou dans ses archives une image de cette splendeur pileuse, qu'il m'en envoie une copie !  


Par michel koppera - Publié dans : le musée Koppera - Communauté : Fantasmes et écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 10 mars 2 10 /03 /Mars 12:37

Dans les années 1941-1943, Balthus peignait son célèbre tableau intitulé «  Le salon ». On y retrouve les thèmes favoris de l’artiste : des jeunes filles en jupe bien courte, un lieu clos, des poses lascives et ambiguës… Commentaire du tableau par Jean Leymarie dans l’ouvrage consacré à Balthus paru aux éditions Skira en 1982 : «  Voici, sous son aspect littéral et aussitôt mystérieux, la grande pièce du salon, son espace quadrangulaire, ses fines plinthes lambrissées et son lourd décor  bourgeois, le piano, le guéridon, le sofa, les étoffes aux plis mouvementés sur ces gros meubles curvilignes. Une même fillette se dédouble en deux figures opposées, l’une active et l’autre passive, la liseuse accroupie au sol,(…) la dormeuse renversée à l’appui du sofa, les jambes à califourchon. »

Trente années plus tard, en janvier 1971, Jean-Marie Poumeyrol  signait une œuvre qu’il intitulait « Les petites filles modèles ». Difficile de ne pas faire le rapprochement. Certes les jupes ont encore raccourci, les gestes ont gagné en cruauté et en audace, mais on retrouve la même atmosphère érotique … Nous sommes passés du salon bourgeois aux bancs de l’école primaire. Où est donc l’institutrice ? On la devine dans la cour à surveiller la récréation. Ces deux-là sont punies ; contrairement à ce qu’annonce le titre, ce sont de mauvaises élèves, et si ce sont des modèles, ce ne sont pas des modèles de vertu mais de vice… Les cahiers sont mal tenus, les cuisses très écartées, les doigts curieux et précis dans le plaisir comme dans la cruauté, les culottes trop étroites pour contenir tous leurs désirs de femmes…

J’aime et j’admire les deux œuvres, j’aimerais les voir réunies dans une exposition du musée Koppera. Et vous ?

L’œuvre de J.M Poumeyrol a été publiée dans l’album paru en 1972 aux Editions Le terrain vague.

Par michel koppera - Publié dans : le musée Koppera - Communauté : Fantasmes et écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 8 mars 7 08 /03 /Mars 17:31

Nicole AVRIL, Ron FAFFAELLI

En 1976, paraissait aux éditions Tchou/Vertigo un album de photos de Ron Raffaelli en noir et blanc ( format paysage 30x20) accompagnées de textes de Nicole Avril ( alors  compagne de J.P Elkabach). Le livre s’intitulait EXTASES et fut un des premiers livres grand public à caractère presque pornographique. Si les photos allaient effectivement bien au-delà des conventions érotiques de l’époque, les textes qui accompagnaient chacun des 9 chapitres (1 chapitre = 12 photos) restaient d’un grand classicisme.

Comme ces extraits du chapitre 5 «  Nous inventerons des jeux secrets »

« Je suis tout ce que je veux que je sois. Et je soupire, et je crie, et je gonfle, et je me tords, et je danse, et je m’écartèle. À nouveau fiévreux, tu reprends l’exploration de mes terres et tu pousses ta charrue dans la glaise toute humide des pluies d’équinoxe ; ton soc s’enfonce et tranche un sillon profond au cœur de mon territoire tandis que les mouettes suivent au ras de mon ventre le fil sanglant de ton empreinte (…)

 … Il est des après-midi où nos fermons portes et fenêtres sur notre folie. Nous inventons des jeux secrets. Autour de « il était une fois », nous tissons nos pensées cachées et nous nous émerveillons d’oser formuler et assouvir chacun de nos désirs. Au fil de notre instinct, nos exigences sont sans limites.

Parfois je deviens ton époux, ton amant, et, tandis que je m’arcboute, j’aime t’épuiser sous moi et te sentir haleter. Tu m’entraînes à travers les forêts sibériennes. D’une main je tiens mes rênes et de l’autre, sans cesse, je te harcèle. Je ne te donnerai pas le temps de t’ébrouer dans la rivière, il faudra poursuivre ta route encore et encore. Au bout du voyage, je sens que l’éternité rôde. »

Je vous ai sélectionné 2 photos de Ron Raffaelli, extraites de l’ouvrage.


Par michel koppera - Publié dans : le musée Koppera - Communauté : Fantasmes et écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 23 février 1 23 /02 /Fév 17:59

Dans un ouvrage paru en 1973 aux Editions Heni Veyrier, ayant pour titre " Le musée du Fétichisme" j'ai déniché cette photo extraite du film "Irma La douce" de Billy Wilder ( 1963). J'ai immédiatement fait le rapprochement avec une oeuvre de Jean-Marie Poumeyrol parue dans son premier albun de dessins édité par Eric Losfeld. Le dessin a pour titre "La boutique sombre" et  est daté d'avril 1971. Intéressant non ?

Par michel koppera - Publié dans : le musée Koppera - Communauté : Fantasmes et écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Avril 2026
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>

Archives

Créer un blog sexy sur Erog la plateforme des blogs sexe - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés