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Vendredi 31 octobre 5 31 /10 /Oct 08:00

On va terminer en beauté. Je n'ai pu résister au plaisir de vous offrir en guise de bouquet final, la suite du chapitre "Les filles" du roman Américan Psycho. 

Extrait pages 227 à 229. La soirée est loin d'être finie...

"Fatigué de tenir l'équilibre, je me laisse tomber de Christie et me couche sur le dos, mettant la tête de Sabrina devant ma queue énorme et raide, que je lui introduis dans la bouche, me branlant tandis qu'elle me suce le gland. J'attire Christie vers moi, et tout en lui ôtant ses gants, l'embrasse à pleine bouche, la léchant, écrasant ma langue contre la sienne, aussi profondément qu'elle puisse aller dans sa gorge. Elle se doigte le con, si mouillée que l'on dirait que tout le haut de ses cuisses est enduit d'une substance huileuse, luisante.  Je repousse la tête de Christie pour qu'elle aide Sabrina à me sucer, et toutes les deux me sucent tour à tour le gland et la queue, puis Christie descend à mes couilles gonflées, douleureuses, grosses comme deux petites prunes, et se met à les lécher, avant de les avaler entièrement et de les masser, de les sucer alternativement, une à une, les séparant avec sa langue. Puis Christie remonte vers ma queue que Sabrina suce toujours, et elles commencent à s'embrasser à fond, juste au-dessus du gland, l'inondant de salive, sans cesser de me branler. Pendant ce temps, Christie continue de se masturber, trois doigts dans le vagin, le clito trempé de mouille, gémissant. Excité, je l'attrape par la taille et la fais pivoter, mettant son sexe à hauteur de mon visage, sur lequel elle s'assoit avec reconnaissance. Propre, rose, mouillé, dilaté, le clito gonflé de sang, son con est à présent au-dessus de moi, et j'y plonge mon visage, ma langue, me régalant de son goût, tout en lui doigtant l'anus. Sabrina s'occupe toujours de ma queue, branlant la base, le reste entièrement dans sa bouche, puis elle passe sur moi, et je lui arrache sa culotte, de manière à ce que son cul et son sexe soient face à Christie, à qui je fais baisser la tête. " Lèche, suce-lui le clito", ce qu'elle fait.

american psycho 2-2

La position n'est guère confortable pour nous trois, et cela ne dure que deux ou trois minutes, pendant lesquelles Sabrina jouit cependant sur le visage de Christie, tandis que Christie, se frottant vigoureusement le con contre ma bouche, jouit sur le mien et je suis obligé d'aggriper ses cuisses et de les maintenir fermement pour qu'elle ne me brise pas le nez en s'agitant. Je n'ai toujours pas joui et, comme Sabrina ne fait rien de particulier avec ma queue, je la lui retire de la bouche et l'assoit au-dessus. Ma queue glisse en elle, presque trop facilement – son con est trempé, baigné de sa propre mouille et de la salive de Christie, et le frottement est inexistant – et, ôtant l'écharpe du cou de Christie, je me retire et, lui écartant le sexe, je le lui essuie, ainsi que ma queue, avant de recommencer à la baiser, sans cesser de bouffer le con de Christie, que j'amène à un nouvel orgasme en l'espace de quelques minutes. Les deux filles sont face à face – Sabrina assise sur ma queue, Christie sur ma tête –, et Sabrina se penche pour sucer et pincer les seins de Christie, petits et fermes. Puis Christie embrasse Sabrina à pleine langue, tandis que je continue à la bouffer, la bouche, le menton et les joues trempés de sa mouille, qui sèche un moment, avant d'être remplacée par une nouvelle décharge.

american psycho 2-1

Je repousse Sabrina et l'allonge sur le dos, la tête au pied du lit. Puis j'allonge Christie sur elle, en soixante-neuf, le cul en l'air. Après avoir enfilé un préservatif, je lui doigte l'anus afin de le détendre, de le dilater et, avec un minimum de vaseline, à ma grande surprise, je la pénètre sans difficultés, tandis que Sabrina lui bouffe le con, faisant aller ses doigts, suçant le clito gonflé, saisissant quelquefois les couilles et les serrant doucement, agaçant mon trou du cul d'un doigt mouillé, puis Christie se penche sur le con de Sabrina et, lui écartant brutalement les jambes, aussi largement que possible, commence à y plonger la langue, mais pas très longtemps, car un nouvel orgasme la saisit et, se retournant pour me regarder, le visage luisant de mouille, elle crie :" Baise-moi, je jouis, merde, bouffe-moi, je jouis", et je me mets à la baiser furieusement, tandis que que Sabrina continue de lui bouffer la chatte, le visage barbouillé de sa mouille. Je me retire du cul de Christie et force Sabrina à me sucer la queue, avant de pénétrer de nouveau le con dilaté de Christie et, au bout de deux minutes, je commence à jouir, au moment même où Sabrina, abandonnant mes couilles, écarte mes fesses et, à l'instant où je vais décharger dans le con de Christie, me fourre sa langue dans mon trou du cul qui se contracte et palpite, prolongeant mon orgasme, puis Sabrina retire sa langue, gémissant qu'elle va jouir aussi, car après avoir joui, Christie continue de sucer Sabrina et je les regarde, penché au-dessus de Christie, haletant, tandis que Sabrina fait sans cesse aller et venir ses hanches, se frottant contre le visage de Christie, puis je me laisse aller en arrière, vidé mais la queue toujours raide, luisante, encore douloureuse de la violence de l'orgasme, et ferme les yeux, les genoux faibles, tremblants.

Je ne me réveille que lorsque l'une d'elles heurte mon poignet accidentellement. J'ouvre les yeux, et leur dis de ne pas toucher à ma Rolex, que je n'ai pas quittée durant tout ce temps. Elles sont allongées paisiblement, une de chaque côté, caressant parfois ma poitrine, passant de temps à autre une main sur les muscles de mon ventre. Au bout d'une demi-heure, me voilà de nouveau excité. Je me lève et me dirige vers l'armoire où, à côté du pistolet à clous, sont posés un cintre affuté, un couteau de boucher rouillé, une boîte d'allumettes du Gotham Bar and Grill et un cigare à demi-fumé, me retournant, nu, mon sexe en érection tendu devant moi, je leur présente les accessoires et explique d'une voix basse, rauque :" Nous n'avons pas encore fini..." Une heure plus tard, je les reconduirai à la porte avec impatience, toutes deux rhabillées et sanglotant, en sang, mais bien payées. Christie aura probablement un bel œil au beurre noir et de sérieuses éraflures sur les fesses à cause du cintre. Des Kleenex froissés, maculés de sang, joncheront le sol à côté du lit, ainsi qu'une boîte vide d'épices italiennes, que j'ai prise chez Dean & Deluca. "

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Fantasmes et écriture
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Vendredi 24 octobre 5 24 /10 /Oct 08:00

"American psycho"est un roman paru aux USA en 1991, puis en 1992  en France chez Salvy Éditeur. Il est disponible dans la collection Points n° R601 (513 pages). Roman traduit de l'américain  par Alain Defossé

La  lecture d'"Américan psycho" a été pour moi un choc comme on en connaît peu. Je le classe parmi les oeuvres les plus importantes de la littérature du 20ème siècle (comme "Au-desous du volcan" de Malcolm Lowry, "Cent ans de solitude" de Gabriel Garcia Marquez ou "Belle du seigneur"d'Albert Cohen). Une fois la lecture achevée, je me suis renseigné sur ce roman et j'ai appris qu'il avait fait l'objet d'une adaptation cinématographique plutôt décevante.  Il est vrai que transposer une œuvre aussi clivante au cinéma est un vrai défi que seul un réalisateur comme Quentin Tarentino aurait pu relever !

Mais assez de louanges et revenons-en au texte ! Golden boy de Wall Street, le narrateur se nomme Patrick Bateman, il a 26 ans, il est riche, beau, ne porte que des fringues de luxe, ne dîne que dans des restaurants chics et surtout très chers, se fait quotidiennement plusieurs lignes de coke, méprise les pauvres et surtout les SDF... Le jour, il consomme, la nuit venue, il tue... Je ne vous en dirai pas plus. Un livre qui ne vous laissera pas indifférent.

Extraits du chapitre intitulé "Les filles" qui débute page 218 et s'achève page 229. Patrick passe la soirée chez lui en compagnie de deux jeunes femmes, Christie jeune prostituée "ramassée" dans la rue d'un quartier malfamé et Sabrina recrutée sur une plateforme d'escort girls.

1) Page 222 : En attendant l'arrivée de Sabrina, Christie prend un bain. Patrick la regarde...

" Tenant dans ma main un sein menu, presque enfantin, je déclare : " Je veux te laver le sexe."

Elle me dévisage, et son regard est celui d'une gamine de dix-sept ans, puis baisse les yeux sur son corps qui baigne dans l'eau. Avec un haussement d'épaules imperceptible, elle pose son verre sur le rebord de la baignoire et glisse une main vers les poils clairsemés, blonds également, sous son ventre plat, d'une blancheur de porcelaine, écartant légèrement les jambes.

– Non, dis-je calmement. Par derrière. Mets-toi à genoux.

Elle hausse les épaules de nouveau.

– Je veux regarder. Tu as un très joli corps, dis-je, la pressant de se mettre en position.

Elle se retourne et se met à quatre pattes, le cul hors de l'eau, tandis que je fais le tour de la baignoire pour miueux voir son sexe, qu'elle tripote d'une main savonneuse. Je glisse ma main par-dessus son poignet, jusqu'à son anus que j'enduis doucement d'une goutte d'huile de bain. Il se contracte. Elle pousse un soupir. J'ôte mon doigt pour le glisser dans son con, en-dessous, et nos doigts entrent, ressortent ensemble, entrent de nouveau. Elle est mouillée à l'intérieur, et j'en profite pour remonter jusqu'à son trou du cul, dans lequel j'enfonce mon doigt sans difficulté, jusqu'à la jointure. Elle se contracte, deux fois, et se tend, recule sur mon doigt, sans cesser de se toucher."

2° Page 226 . Sabrina est arrivée, le trio est en place.

"Nous voilà tous les trois sur le lit japonais. Christie est à quatre pattes, la tête tournée vers le chevet, le cul en l'air, et je la chevauche, comme si j'étais sur le dos d'un chien ou quelque chose comme ça, mais à l'envers, mes genoux appuyés sur le matelas, ma queue à moitié raide, face à Sabrina qui regarde le cul offert de Christie d'un air déterminé, avec un sourire douloureux, tout en se branlant pour mouiller  ses lèvres , en passant dessus son index luisant, comme si elle se mettait du lip-gloss. Avec mes deux mains, je maintiens ouverts le cul et le con de Christie, pressant Sabrina de s'approcher et de les renifler. Sabrina a maintenant le visage à la hauteur du sexe de Christie, que je doigte vaguement, et je la rapproche encore, pour qu'elle vienne sentir mes doigts, que je lui fourre dans la bouche et qu'elle suce goulûment. De l'autre main, je continue de massser le petit con serré de Christie, lourd, mouillé, trempé sous l'anus dilaté.

– Sens-le, dis-je à Sabrina, et elle s'approche encore, à cinq centimètres du trou du cul de Christie. Ma queue est bien raide à présent, et je ne cesse de me branler pour la maintenir ainsi.

– Lèche-lui d'abord le con, dis-je à Sabrina et, avec sa main, elle l'écarte et se met à lapper comme un chien, tout en massant le clitoris, avant de remonter jusqu'au trou du cul, qu'elle lèche de la même façon. Christie commence à gémir sans pouvoir se contrôler, et à tendre son cul plus fort, contre le visage de Sabrina, contre sa langue, que Sabrina introduit lentement dans l'anus de Christie, puis retire. Je les observe, pétrifié, puis commence à frotter vivement le clito de Christie qui se cambre contre le visage de Sabrina en criant "Je jouis" et, se pinçant le bout des seins, s'abandonnant à un orgasme interminable. Peut-être fait-elle semblant mais, comme j'apprécie le spectacle, je ne le gifle pas, ni rien."

J'arrête là. Les sous-entendus de la dernière phrase de cet extrait sont glaçants. Comme vous vous en doutez,  la soirée est loin d'être finie. Il reste encore 3 pages de récit que je vous laisse le "plaisir" de découvrir dans le prochain article. Bonne lecture...

american psycho

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Samedi 11 octobre 6 11 /10 /Oct 08:00

Dans le deuxième volet de Millénium, sous-titré "La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette", on retrouve avec bonheur les protagonistes du premier volume, dont Lisbeth Salander, Mickael Blomkvist... Le roman aussi volumineux que le premier est paru en France chez ACTES SUD en 2006 puis dans la collection de poche BABEL NOIR n° 52 (792 pages) La traduction du suédois a été assurée par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain

Extrait pages 179-180 : Lisbeth est au lit avec son amie Mimmi. (Dans ce roman, les scènes de sexe sont très rares et surtout furtives.)

"Avec Mimmi, Lisbeth ne ressentait qu'une attente bourrée de désir. Elle se laissa docilement faire lorsque Mimmi la roula sur le dos et écarta ses jambes. Dans la pénombre, elle regarda Mimmi se dévêtir à son tour, et elle fut fascinée par la courbe de ses seins. Puis Mimmi lui couvrit les yeux du tee-shirt qu'elle venait de retirer. Lisbeth entendit un froissement de vêtements quand Mimmi finit de se déshabiller. Quelques secondes plus tard, elle sentit la langue de Mimmi sur son ventre, juste au-dessus du nombril, et ses doigts à l'intérieur des cuisses. Elle fut d'un coup plus excitée qu'elle ne l'avait été depuis longtemps. Elle serra les yeux sous le bandeau et laissa le soin à Mimmi de déterminer le rythme."

millenium3



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Vendredi 12 septembre 5 12 /09 /Sep 08:00

Hervé Le Tellier : "L'anomalie", roman paru en 2020 aux Editions Gallimard. Edité en collection de poche Folio n° 7096 (397 pages). Cet ouvrage a été récompensé par le Prix Goncourt en 2020.

Afin de ne pas "divulgâcher" l'histoire, je ne vous révèlerai rien du scénario. Si vous ne l'avez pas encore lu, je vous dirai simplement que ce récit vous emportera très, très loin...  

Extrait pages 313-314.

" Lucie l'a rencontré (Raphaël) il y a un an sur un tournage. Un Cameraman. Malgré sa silhouette courtaude, son nez de boxeur, Raphaël a du charme. Elle a compris qu'elle lui plaisait. De temps à autre, elle l'appelle : s'il est libre, elle vient, entre, l'embrasse à peine. Elle se déshabille, s'allonge sur le lit, et elle veut qu'il la prenne, par-derrière, toujours, en lui tirant les cheveux, en lui tenant les hanches ; elle jouit, puis elle le chasse hors d'elle, le branle avec vigueur, l'abandonne dès son plaisir, prend une courte douche, repart aussitôt. Elle ne cherche rien de plus. Ce n'est pas son jardin secret, c'est un terrain vague. Avant Raphaël, il y en a eu d'autres. C'est tellement plus simple de ne pas aimer."

anomalie

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Vendredi 5 septembre 5 05 /09 /Sep 08:00

Gustave COURBET, "Correspondance avec Mathilde" paru aux Editions Gallimard/ Ville de Besançon en 2025 (collection ARTS ET ARTISTES) 358 pages

Le contexte : cette correspondance composée entre le 21 novembre 1872 et le 2 mai 1873 (162 jours) regroupe 115 lettres (90 de Mathilde, 25 de Courbet) sur les 152 de la correspondance originelle (il manque une quarantaine de lettres de Courbet jamais retrouvées). Il s'agit de la correspondance intime et érotique entre Gustave Courbet et Mathilde Montaigne Carly de Svazzema, "aventurière". Les deux protagonistes ne se rencontreront jamais, mais Mathilde profita de l'occasion pour extorquer à l'artiste quelques oeuvres qu'elle lui proposait de négocier avec des galéristes parisiens. Il faut dire qu'à cette époque de sa vie, Courbet était, suite à son engagement actif pour la Commune de Paris, dans une mauvaise passe financière et judiciaire car il était menacé de poursuites pour avoir participé à la destruction de la Colonne Vendôme. Il s'était alors installé à Besançon, tout près de la Suisse, où il comptait trouver refuge en cas de besoin.

Je vous ai sélectionné deux extraits de lettres  (sans correction des éventuelles fautes) :

Extrait n° 1, page 140 : Lettre de Mathilde datée du vendredi 27 décembre 1872

" Mon cœur avec toutes ses aspirations, ses désirs et sa flamme, mes seins tout gonflés  et tous palpitants d'amour, mon ventre rebondi. Tant de plaisirs, de désirs, de voluptueuses flammes. Cette motte toute en transpiration, si belle, si ardente, si merveilleusement dorée, mon grand con tellement mouillé que tu ne voudrais plus y pénétrer jusqu'à ce que je l'aie laissé raidir de nouveau. Tu boiras ses aspirations, ses désirs ! Et avec lui tu désireras aussi. D'une main je te branlerai la pine doucement, gentiment, comme un frôlement de satin. Je me branlerai les boutons pour faire couvrir mes joues de la rougeur de l'amour et au moment désiré tu retournes ta femme chérie, tu pelotes ses fesses rebondies, tu suces sa petite languette, tu l'encules et nous jouissons ensemble à en mourir et à dire : merci.

Nos mains se crispent mutuellement, nos pieds se raidissent, nos yeux meurent amoureusement et nous crions : assez. Mais nous sommes prêts encore à recommencer des chinoiseries. Je me mettrai en levrette, en chiennette, en colimaçon, en tout ce que tu voudras. Tu m'expliqueras les positions. (...) Je te baiserai bien. Tu me fouteras bien. Je te sucerai partout, je te lécherai tes beaux yeux, je boirai tes beaux cils, je dévorerai ton beau corps avec toutes mes ouvertures et tu en feras où il n'y en aura pas, pour que ce soit toi seul qui aies passé par là. Je serai la petite putain de mon Gustave, à lui tout seul naturellement. (...)

Toute à toi éternellement. Ta petite femme amoureuse, voluptueuse et putain pour toi."

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Extrait n° 2  pages 234 : Lettre de Gustave datée du 16 ou 17 mars 1873.

"Chère putain de mon cœur, de mes rêves, de mes désirs ! Ma tête, mes nuits, mes jours sont pleins de ton image, de tes charmes si exubérants, si puissants par leurs formes, leur poids, leurs couleurs, leurs sensualités.

Fouteuse sans pareille, déchargeuse énivrante si délicate au toucher, si accessible à la jouissance. Je sens que ton foutre s'augmente de jour en jour, qu'il acquiert de la blancheur et qu'il s'épaissit. Qu'il me tarde de l'entendre clapoter dans sa belle gogotte aux poils dorés ; quel bruit charmant, quelle musique d'amour !! Toi qui décharges si bien maintenant, comme tu vas recommencer facilement, quel bain charmant et doux ma pine va prendre dans ce grand con adoré, dans ces languettes fines et bandantes, dans ces grandes lèvres rebondies. Pourvu que nous puissions y faire entrer mes couilles aussi, que je te remplisse le ventre, que tu me sentes selon tes désirs et ta volupté.

Ah ! Cette belle grande gogotte, comme nous allons en avoir soin, comme nous la tiendrons fraîche et rose, toujours ferme, avec des petits bains astringents pour la maintenir dans sa belle forme. Dis-moi encore si ses poils croissent jusqu'au bord de ses lèvres, ou si elles sont dégagées de ta motte, dis-moi si ta motte a beaucoup d'ampleur, si ses poils te montent bien haut sur le ventre.

Qu'il me tarde de la voir, de l'étudier, de la sucer, de lui mordre son bouton rose et bandant, de jouer avec ses petites langues dans ma bouche, de les agiter, de sentir ton foutre couler dans ma barbe; de te voir séparer tes belles fesses avec tes petites mains et ouvrir ton beau petit trou du cul jusqu'à ce qu'il soit rose et rond comme un con d'enfant.

Qu'il me tarde de te voir me suçant la pine en la parcourant de tout son long parfois, et d'autres fois lui suçant seulement son gland, le faisant entrer et ressortir puis enfin l'enfoncer profondément avec ardeur aussi profond que possible afin de recevoir son foutre."

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Vendredi 25 juillet 5 25 /07 /Juil 08:00

"La grande à bouche molle" est un polar de Philippe Jaenada paru en 2001 aux Editions Julliard, puis plus tard dans la collection POINTS  n° P5243 (393 pages)

extrait pages 267-269 : Philippe, détective privé, file un individu qu'il appelle "La Bête". Sa filature le mène jusqu'à Veules-les-Roses, près de Dieppe, où il le suit dans "le Channel",  une boîte de nuit  dont voici le tableau :

" Les filles étaient presque toutes habillées de la même façon : en minijupe ou pantalon moulant (noir, pour dissimuler les éventuelles imperfections des fesses), avec un haut blanc, moulant aussi bien sûr, qui s'arrêtait au-dessus du nombril. Elles portaient toutes un soutien-gorge. Celles qui avaient réussi à s'installer en hauteur bombaient le torse et cambraient les reins, pour utiliser leurs atouts au maximum, écartaient les jambes pour laisser distraitement remonter leur jupe sur leurs cuisses, et regardaient droit devant elles, au-dessus des amateurs éblouis, afin de montrer qu'elles étaient inaccessibles et ne dansaient que pour le plaisir de sentir leur corps onduler langoureusement sous la caresse de la musique, car c'est vraiment ça qu'elles aiment, mais qu'elles finiraient bien par descendre un jour. Sur la piste, les parades nuptiales se faisaient plus concrètes. Ils se tournaient autour, ils piaffaient, ils se flairaient et se frottaient. J'ai pensé que les filles les plus sincères dans leur volonté de s'accoupler dégageaient certainement une puissante odeur de désir, car les garçons convergeaient vers certaines d'un pas prudent mais fébrile, le corps secoué de spasmes à peine perceptibles, la bouche entrouverte et l'œil affolé. Feignant de ne pas remarquer le client, la libidineuse faisait alors appel à toute sa science fraîchement acquise, ne lésinant sur aucun détail enjôleur, étalant de son mieux toute la gamme de ses appas et adoptant consciencieusement les poses suggestives que lui avaient enseignées sa mère (je les imaginais toutes les deux dans le salon familial, la mère conseillant à sa fille un soutien-gorge plus flatteur, retouchant sa robe pour mieux souligner les formes avantageuses qu'elle lui a données, ce serait quand même dommage, lui montrant comment sourire timidement, comment bouger les hanches ou faire ressortir sa poitrine – "Mais rentre un peu ton ventre, pauvre gourde, comment veux-tu nous en ramener un si tu as l'air d'une vache !"), elle se proposait avec le plus grand sérieux, ridicule, visiblement inquiète à l'idée de ne pas faire comme il faut et de voir le curieux s'éloigner. 

Quand deux jeunes gens repartaient ensemble, s'engageaient dans l'escalier vers la sortie alors que les autres s'activaient encore, ils avaient dans les yeux un mélange de fierté, de soulagement et de satisfaction en songeant à la bonne affaire qu'ils venaient de conclure. Elle a de gros seins, quand même. Ça pourrait être pire, en tout cas."

boite de nuit

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Vendredi 11 juillet 5 11 /07 /Juil 08:00

"Le salon Satin" est une courte nouvelle (8 pages) de Carolyn BANKS parue en 1991 (traduite de l'américain par Jean-Daniel Brèque) Elle fait partie du recueil "22 histoires de sexe et d'horreur" paru dans la Collection Pocket Terreur n° 9113 paru en 1993.

Le thème : Incitée par une amie, Joyce, une jeune femme qui souhaite perdre du poids pousse la porte du Salon Satin un institut de beauté très insolite. Elle va y faire des rencontres pour le moins étranges, entre autres celle d'un homme noir et élancé. 

Extrait pages 218-219 : Troisième semaine de "soins". Joyce se retrouve enfermée dans une chambre aux murs très sombres

" La porte se referma derrière elle, et elle entendit le bruit caractéristique d'une clef tournant dans une serrure. Son souffle s'accéléra. Elle transpirait abondamment, en dépit de la basse température qui régnait dans la pièce. Elle porta une main à son front et l'en retira moite de sueur.

La chambre était plus noire que tout ce qu'elle avait vu. On entendit sonner un gong, puis il y eut un sifflement accompagné d'une flamme rouge. La silhouette de l'homme noir se dressait devant elle.

– Déshabillez-vous, dit-il.

– J'ai froid, lui dit-elle. Mais ses mains se posèrent sur les boutons de son chemisier. Elle commença à les défaire. Il jeta sur le brasier quelque chose qui ressemblait à de la poudre d'or et la flamme gagna aussitôt en chaleur. Il regarda Joyce ôter ses vêtements.

Joyce lui sourit. "J'ai maigri, comme vous l'aviez demandé."

Il tourna autour d'elle, l'inspectant comme si elle était une statue antique. "En effet", acquiesça-t-il. Il prit sa main dans la sienne et la plaça sur son pénis. Elle le sentit gonfler, lui soulever la main d'une bonne trentaine de centimètres. Joyce eut un rire enchanté. Son pouce caressa la chair délicate du gland.

– Parlez-moi de votre mari, dit l'homme noir.

– Il n'y a rien à dire.

Ceci l'amusa fort. "Je m'en doutais", dit-il. Il s'agenouilla à ses pieds. Elle sentit son souffle lui effleurer les cuisses, sa langue lui caresser le ventre. Jamais Emmet (son mari) ne lui avait fait ça, jamais.

Il s'écarta. " Vous n'êtes pas encore tout à fait assez mince", dit-il en se redressant et en attrapant ses vêtements.

– Non, je vous en prie, dit Joyce, je vous en prie.

– Je suis navré, dit-il en enfilant son pantalon. Tel est le règlement du Salon Satin. À moins que... Il hésita.

– Je vous l'ai déjà dit. Joyce s'efforça de ne pas paraître troop désespérée. Je ferais...

- Oh, oui. Il tourna vers elle ses dents étincelantes. N'importe quoi."

salon satin


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Vendredi 27 juin 5 27 /06 /Juin 08:00

"Les Révélations de Becky Paulson" est une nouvelle (21 pages) de Stephen KING datée de 1986  qu'on retrouve dans un recueil intitulé "22 histoires de sexe et d'horreur" paru en 1995 dans la collection Pocket Terreur n° 9113. La traduction de cette nouvelle de Stephen KING est de Dominique DILL

 Extrait : Paula découvre que son époux Joe, la trompe avec une certaine Nancy Voss, nouvelle employée au bureau de poste. D'abord des doutes, puis la certitude.

" Oh, évidemment, elle avait bien dû se douter, sans vouloir se l'avouer, qu'il se passait quelque chose ! Jamais plus il ne l'importunait la nuit. Mais, en vérité, ç'avait été un soulagement ; le sexe, c'était exactement ce que sa mère lui avait dit : sale, brutal, parfois douloureux et toujours humiliant. N'avait-elle pas également détecté une odeur de parfum sur son col, de temps à autre ? Si oui, elle avait fait semblant de ne pas s'en apercevoir, et elle aurait fait semblant indéfiniment si l'image de Jésus posée sur la télé Zénith ne s'était pas mise à parler, le 7 juillet. Elle se rendit compte qu'elle avait même choisi d'ignorer un troisième facteur : les avances avaient cessé et le parfum s'était fait sentir presque au moment où le vieux Charlie Eastbrooke avait pris sa retraite, et où une certaine Nancy Voss, venue de Falmouth, l'avait remplacé au bureau de poste. Becky pensait que la Voss (qu'elle n'appelait plus que la Garce) n'avait pas loin de cinq ans de plus qu'elle et Joe, c'est-à-dire sans doute presque cinquante ans, mais cette traînée était bien conservée et ne faisait pas son âge. Becky était prête à admettre qu'elle avait pris un peu de poids, puisqu'elle était passée de cinquante-sept à quatre-vingt-douze kilos, essentiellement depuis que leur seul rejeton, Byron, avait quitté le nid.

Elle aurait pu feindre de tout ignorer, elle aurait tout ignoré, elle aurait peut-être même tout toléré avec soulagement : si la Garce aimait la bestialité des relations sexuelles, avec leurs grognements, leurs coups de boutoir et le jet final de ce truc qui sentait vaguement la morue et ressemblait à un liquide à vaisselle bon marché, alors ça ne faisait que prouver que la Garce elle-même n'était guère plus qu'un animal. Ça libérait aussi Becky d'une obligation fastidieuse, même si elle était de plus en plus rare. mais quand l'image de Jésus s'était mise à parler et à lui raconter exactement ce qui se passait, il devint impossible de l'ignorer plus longtemps. Elle sut alors qu'il faudrait faire quelque chose. (...)

Elle se penchait pour allumer la télévision quand Jésus dit : "Becky, Joe s'enfile la Garce presque tous les jours à l'heure du déjeuner, et parfois aussi le soir après le travail. Une fois, il était tellement excité qu'il l'a fait pendant qu'il devait l'aider à trier le courrier. Et tu sais quoi ? Elle a même pas dit : "Attends au moins que j'aie fini de trier les lettres urgentes !" Et ce n'est pas tout."

stephen king


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Vendredi 30 mai 5 30 /05 /Mai 08:00

"Mystic River" de Dennis Lehane  est paru aux USA en 2001 puis en France en 2004 chez Payot dans la collection  de poche RIVAGES/NOIR n° 515 (584 pages). La traduction en français est de Isabelle Maillet.

En 2003, le roman a été magistralement adapté au cinéma par Clint Eastwood. Si vous ne l'avez jamais vu, je vous recommande ce film même si le roman est comme souvent plus riche et plus puissant que sa version cinématographique.

Extrait pages 158-161 : En 2000, dans un quartier pauvre de East Buckingham. Une nuit, Celeste, la compagne de Dave (un des trois principaux personnages du roman), a vu son mari rentrer au domicile blessé à la poitrine et en sang à la suite d'une agression sur le parking d'un bar. Elle l'a soigné, lavé... Le lendemain matin, au réveil, elle se souvient de ce qui s'est passé  pendant la nuit...

" Celeste s'allongea sur le dos, consciente à cet instant seulement d'être nue et d'avoir dormi jusqu'à dix heures passées, ce qui ne lui arrivait pratiquement plus depuis que Michael (leur fils) avait appris à marcher, et elle sentit une petite vague de remords déferler dans sa poitrine, puis mourir au creux de son estomac, alors qu'elle se souvenait de s'être agenouillée sur le carrelage de la cuisine à quatre heures du matin pour embrasser la chair autour de la blessure de Dave, d'avoir décelé sur lui l'odeur de la peur et de l'adrénaline, et laissé ce besoin impérieux de le goûter et de se serrer contre lui le plus étroitement possible balayer toutes ses craintes au sujet du sida ou de l'hépatite. Elle s'était débarrassée de son peignoir sans cesser de faire courir sa langue sur le corps de Dave, et était restée en T-shirt court et slip noir, indifférente à l'air froid de la nuit qui s'insinuait sous la porte d'entrée et lui glaçait les chevilles et les jambes. La frayeur avait donné à la peau de Dave une saveur mi-amère, mi-sucrée, et Celeste l'avait léchée de la plaie jusqu'à la gorge, tout en glissant une main entre les cuisses de son mari, dont le sexe s'était durci, dont le souffle s'était fait plus saccadé. Elle aurait voulu qu'elle dure le plus longtemps possible, cette sensation de puissance qu'elle éprouvait soudain dans tout son être, et elle s'était redressée pour s'asseoir sur lui. Elle l'avait embrassé à pleine bouche, les doigts glissés dans ses cheveux, en imaginant qu'elle aspirait toute la souffrance causée en lui par ce déchaînement de violence sur le parking. Les paumes enserrant la tête de Dave, elle s'était plaquée contre lui jusqu'à ce qu'il lui arrache son T-shirt, prenne un sein dans sa bouche et gémisse tandis qu'elle se frottait sur lui. C'était cela qui importait, il fallait que Dave comprenne, ce mélange de leurs corps, cette fusion des odeurs, du désir et de l'amour – oui, de l'amour, car elle l'aimait plus fort que jamais maintenant qu'elle avait failli le perdre.

Il lui pinçait les mamelons entre ses dents, lui faisait mal, serrait trop fort, et pourtant, elle s'était cambrée pour mieux s'offrir à lui, accueillant la douleur avec bonheur. Elle ne lui en aurait pas voulu s'il l'avait mordue jusqu'au sang, parce qu'il avait besoin d'elle, besoin de l'aspirer lui aussi et de lui pétrir les reins pour déverser sa peur sur elle et en elle. De son côté, elle absorberait son mal, puis le recracherait tel un venin, et ils se sentiraient alors tous deux plus forts que jamais. Elle n'en doutait pas. (...)

mystic river

Elle avait su dans la salle de bains quand il était rentré qu'il lui avait menti mais elle avait choisi de ne pas en tenir compte. Elle l'avait su aussi au moment où, couchée sur le carrelage, elle s'était soulevée pour se porter à sa rencontre. Elle avait regardé ses yeux, légèrement vitreux, au moment où il la pénétrait et lui calait les chevilles sur ses hanches, et accueilli ses premiers coups de reins avec la certitude grandissante que son histoire ne tenait pas debout."

  

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Fantasmes et écriture
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Vendredi 2 mai 5 02 /05 /Mai 21:00

"Le Fouet" de Martine Roffinella est paru en 2000 chez Phébus puis en édition limitée dans la collection Points en 2009. Je vous recommande vivement la lecture de ce bref récit de 125 pages, dont tout est résumé dans le premier chapitre que voici :

" J'ai longtemps accepté sur mon corps ce que je rêvais d'infliger aux autres. Des coups. Des punitions méritées. Des châtiments exemplaires pour mes fautes commises.

J'exposais mon dos aux griffures, aux sillons gravés par la boucle d'une ceinture. Aux écorchures laissées par des ongles précis et rapides. Faufilage incessant d'une machine à coudre, qui rectifiait ma peau par endroits pour l'agrafer ailleurs. J'étais couverte de "pièces", de tissus de chair superposés. Plus les zébrures me transformaient en chandail raccommodé, plus je désirais être ravaudée, vulgairement rapetassée. Pour tenir encore. Et affronter d'autres crachats. L'insulte qui accompagnait le geste me portait quelquefois au plaisir ; au cri unique que je lâchais, haletante, pétrie de douleurs et de pardons enfin accordés.

L'instant qui suivait l'orgasme virait évidemment au cauchemar.

La mouillure que je sentais glisser à mon entrejambe l'interdisait la rédemption. Ma mouillure odorante, gluante ; cette fange liquoreuse issue de mon sexe indiscipliné. Une assemblée de morts surgissait dans mon lit bientôt transformé en espace d'accusation. Tel oncle décédé revenait me fustiger ; tel grand-père me rappelait que j'avais connu ma première relation interdite le jour de son enterrement.

Au bout du compte, Dieu finissait toujours par me condamner à l'Enfer. Ici. Parmi les femmes. Victine expiatoire des femmes.

Leur putain, en somme. Et jusqu'à la nuit des temps.

Je me vengerai, c'est sûr. D'ailleurs, j'ai acheté un fouet."

Hegemann

illustration de Hegemann

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Fantasmes et écriture
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