Vendredi 15 janvier 2010
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Le Petit Robert donne la définition suivante du mot : Mot d'origine turc odalik (1624) Jeune
femme de chambre esclave qui était au service des femmes du harem.
Sens courant : femme d'un harem
Par extension, le mot a pris le sens de courtisane. L'odalisque peut être la maîtresse, la concubine d'un homme
riche ( ce qui est en contradiction avec le sens d'origine où la jeune femme était vierge ! )
Le projet de cette série d'images consacrée aux odalisques n'est évidemment pas de s'en tenir au sens premier du
mot. Par Odalisque, j'entends toute représentation artistique d'une femme nue, le plus souvent couchée de dos ( mais pas nécessairement) et dans une pose d'abandon. Disons pour simplifier, le
modèle du "grand nu couché", comme celui de la Grande Odalisque de Ingres. On y trouvera donc des tableaux célèbres, des dessins, des photographies, toutes représentations célébrant la
beauté de la femme nue, de ses courbes.
Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours ressenti une grande émotion à la contemplation de ces tableaux.
Devant mes yeux admiratifs, la femme devenait paysage, avec ses douces collines, ses sombres vallées, ses forêts et ses bosquets, ses plaines fécondes. Mon regard heureux y cheminait, y flânait
et s'y reposait en paix...
Alors place aux cinq premières images d'une longue série :
L'odalisque romaine ou Marietta ( 1843). Tableau de Corot ( 1796 -1875 ). Le fait de lui donner un prénom la rend tout de suite plus humaine et plus
désirable
Une photographie de Stéphane Lallemand extraite de l'exposition "Ingres et les modernes". Je consacrerai bientôt un article aux oeuvres de ce photographe contemporain. La photo
présentée ici fait évidemment référence à la Grande odalisque de Ingres avec ses trois vertèbres supplémentaires

Un tableau de Jules Joseph Lefebvre daté de 1847, intitulé "Grande Odalisque".

La "Vénus endormie" de Giorgione (1510 ) n'est pas à proprement parler une odalisque, mais la pose est plus qu'érotique. Surtout si l'on s'attache au doigt masturbateur de la belle
dont le rêve ne doit pas être innocent. Une oeuvre magnifique de sensualité : elle se branle !
Pour conclure, une photographie de la belle époque très sensuelle.
Par michel koppera
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Publié dans : le musée Koppera
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