Samedi 5 décembre 2015
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Le tableau est intitulé tout simplement "Breakfast"
Breakfast pour la gamine qui sirote sa tasse de thé avec une apparente complète indifférence, breakfast aussi pour la femme
qui lui lèche le cul ! (sont-elles parentes ? Sa mère ? Une tante ? ou n'est-elle qu'en pension chez ce couple de bourgeois très conventionnels ?). Le comique de la scène réside évidemment dans
le geste réprobateur de l'homme en costume qui semble choqué par le comportement de la gamine allongée sur la table (on peut supposer qu'elle est en train de boire dans sa tasse !) plus que par
les pratiques incestueuses ou pédophiles de son épouse !
Par michel koppera
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Publié dans : le musée Koppera
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Jeudi 19 novembre 2015
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Tableau sans titre. Un lit à couverture rouge, des draps et un oreiller blancs. Rien d'autre ! À quatre pattes sur le lit,
bien cambrée, une gamine blonde, vêtue d'un simple débardeur blanc. Elle n'a encore ni poitrine, ni poils pubiens, mais son visage est déjà celui d'une jeune femme. Elle paraît bien consciente de
ce qui se passe derrière elle.
Derrière elle justement, un groupe de cinq hommes, langue pendante, leur visage tourné vers ses fesses légèrement écartées,
comme aimantés par sa croupe offerte à leur concupiscence. Encore une fois, comme souvent chez Stu Mead, difficile d'interpréter l'expression du visage de la gamine... Est-elle consentante ou
obéissante, vicieuse ou innocente, coupable ou victime ?
Par michel koppera
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Vendredi 6 novembre 2015
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À ma connaissance, Stu Mead n'a pas donné de titre à ce tableau.
Le lieu : un jardin public, avec ses constituants représentatifs : un banc de bois, une statue (un couple
nu) montée sur piedestal, des arbres en arrière-plan
Les protagonistes :
- Une gamine en jupette rouge très courte, débardeur à rayures (notez que la bretelle d'épaule droite est déjà descendue),
ballerines roses aux pieds.. Elle est blonde, garde les yeux baissés. Sous le débardeur on devine une esquisse de seins juvéniles. Difficile d'interpréter ce qu'exprime sa bouche entrouverte qui
découvre ses dents très blanches.
- Un homme assis à ses côtés. Son bras droit enlace la gamine et de sa main posée sur le bras il l'attire contre lui. Son
regard plonge dans le décolleté de la fillette...
L'action : évidemment, tout serait très banal (et finalement plutôt sordide) s'il n'y avait cette langue de
loup "texaverien" (je me permets le néologisme) qui désamorce le tragique et le transforme en scène de Grand Guignol : le geste de la gamine qui tient d'une main ferme la langue-serpentine comme
pour l'essorer (la branler ?) de toute la salive spermatique qui dégouline entre ses doigts, coule entre ses cuisses nues et tombe goutte à goutte sur l'herbe...
J'y vois aussi plus sérieusement une métaphore de l'Eden Cela ne vous rappelle rien : un jardin, un couple nu, un serpent
tentateur ?
Par michel koppera
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Vendredi 23 octobre 2015
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School
Stu Mead trangresse ici le tabou de la pédophilie à l'école. Mais il inverse les rôles : le séducteur n'est pas le maître
mais son élève. Juchée sur le bureau, accroupie devant lui, la jupe écossaise relevée, les cuisses ouvertes, elle pisse sans retenue et son urine se répand sur les copies. Le maître paraît
complètement stupéfait (et stupéfié) par le spectacle, il en louche et reste paralysé, comme impuissant. La gamine au ruban violet dans les cheveux le domine totalement, elle le toise du regard,
il est à sa merci. Si bien qu'on en arrive à se demander lequel des deux est le plus à l'école ! Derrière, sur le tableau noir, écrites à la craie, des formules chimiques ( O2H +NO) qu'on peut
lire aussi comme des interjections "OH ! NO !" ou comme des exclamations "Oh Oh"...
Par michel koppera
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Vendredi 16 octobre 2015
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"Sans titre"
Au centre du cercle de l'assistance, un couple d'enfants, debout sur un petit tapis circulaire aux allures de cible. Aire de
jeu, de lutte ou de danse ? Ils sont face à face mais ne se regardent pas. La fillette a les yeux baissés, sans doute posés sur le sexe circoncis et déjà de taille respectable de son camarade au
visage androgyne. Elle n'est pas encore pubère, cependant la cambrure de ses reins et l'arrondi de ses fesses suggèrent une certaine expérience du plaisir. Il me semble que l'intérêt du tableau
ne réside pas dans ce couple improbable mais dans ce qui se passe autour d'eux. Nous sommes dans un intérieur bourgeois, au cours d'une sorte de représentation privée. Assis en cercle autour des
enfants à demi-nus, spectateurs silencieux du show, des adultes endimanchés. Qui sont-ils ? Des parents ou de simples spectateurs payants ? Et qui est cette dame dont on ne voit que la bouche et
le nez dans le coin inférieur gauche du tableau ? Elle paraît plus jeune que le reste du public. Je ne peux m'empêcher de penser qu'elle a un lien privilégié avec les deux enfants : peut-être que
c'est elle qui les dirige, qu'elle est leur manager, leur agent... Et puis, il y a la suite ! Qu'attend-on de ces enfants, quelle performance devront-ils accomplir pour remplir leur contrat et
satisfaire leur public ?
Par michel koppera
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Mardi 6 octobre 2015
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/2015 08:00
On arrive maintenant dans la série des tableaux qui font polémique, ceux qui transgressent plus ou moins ouvertement les
tabous tels que l'inceste, la pédophilie...
Pour commencer, je vous propose deux oeuvres en apparence relativement "sages" mais qui si on y réfléchit bien sont plus que
dérangeantes.
Le premier tableau s'intitule "Bride" (la mariée). Ce n'est qu'une enfant mais ce n'est pas un jeu, son
voile et sa robe blanche ne sont pas un déguisement. Son visage dit toute sa douleur et sa résignation devant l'inéluctable. Autour d'elle, disposés sur sa coiffeuse, quelques vestiges de son
enfance perdue (une poupée, un vaporisateur à parfum, un petit miroir...) La rose qu'elle tient dans sa main nous paraît comme le symbole de son innocence condamnée : comme elle, elle sera
flétrie avant la fin du jour...
Le second tableau a pour titre "Caress". Un couple pas si banal qu'il n'y paraît. Si la jeune femme
correspond à tous les canons de la féminité (poitrine avenante, belle paire de fesses, sourire engageant...), le physique et le comportement de son compagnon sont beaucoup plus inquiétants : tête
disproportionnée, corps malingre, visage déformé par le désir, dents de prédateur... On craint le pire.
Par michel koppera
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Jeudi 24 septembre 2015
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Sous ce titre, j'ai regroupé quatre tableaux de Stu Mead qui, chacun à leur manière, traitent de la sexualité enfantine, que
ce soit dans les rites d'apprentissage ou les pratiques solitaires.
Par michel koppera
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Samedi 19 septembre 2015
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/2015 08:30
Pour patienter pendant le week-end, je vous offre ce dessin de Federico Fellini, dessin préparatoire au film "Roma"(1972) en
espérant que cela vous donnera envie de voir ou revoir le film !
Par michel koppera
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Jeudi 17 septembre 2015
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Nombre de tableaux de Stu Mead traitent des rapports entre jeunes filles et animaux. À quelques exceptions près, on ne peut
pas vraiment parler de scènes zoophiles. En effet, l'expression faussement innocente des jeunes filles est le plus souvent proche de l'indifférence, comme si elles n'étaient pas conscientes du
tabou qu'elles étaient en train de transgresser
Circus
Ménagerie
Rêverie 3
Kitchen
Lick
Kamin
Two girls
Par michel koppera
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Samedi 12 septembre 2015
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La religion et surtout ses représentants (prêtres, prédicateurs, religieuses...) sont des cibles récurrentes des tableaux de
Stu Mead. Le propos est cru voire obscène, souvent violent.
All of me
Communion
First communion
Savage religion
Par michel koppera
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