Lundi 17 décembre 2018
1
17
/12
/Déc
/2018 08:00
Photo n° 25
Le tout numérique
Malgré son apparente banalité, cette image en dit beaucoup plus qu'on ne le croit sur notre époque,
caractérisée par un paradoxe. On recherche à la fois un retour à l'essentiel, à une vie proche de la "nature" (nature représentée ici par la jeune femme nue, à la chevelure libre, les tables
basses en bois brut, l'austérité des murs et une vie au ras du sol sur un tapis de laine) et un quotidien hyper connecté (il suffit pour cela de voir le nombre d'appareils branchés, reliés entre
eux et au reste du monde). Dans cet univers, rien n'est superflu, chaque objet est fonctionnel. On recherche d'abord l'efficacité, la performance, tout comme le couple en train de baiser sur
l'écran du téléviseur...
Par michel koppera
-
Publié dans : storynet
-
3
Mercredi 21 novembre 2018
3
21
/11
/Nov
/2018 08:00
Photo n° 24
Transgressions
Un canapé d'angle en tissu, déjà bien défraîchi, un abat-jour sur pied, le jour d'une fenêtre
derrière le canapé, des murs unis... Rien que de très banal...
Mais, assise sur le canapé, les genoux relevés et les cuisses écartées, il y a cette femme nue en
train d'allumer une cigarette. L'image serait elle aussi banale si cette femme, qui n'est visiblement plus toute jeune, n'était pas enceinte jusqu'aux yeux. À en juger par le contenu du cendrier
posé à côté d'elle sur le canapé, elle n'en est pas à sa première clope. Il y a aussi cette canette de bière debout entre ses cuisses écartées, tout près de son sexe, comme un phallus de
verre... La photo est très "sanitairement incorrecte", même si l'allure du téléphone portable posé lui aussi sur le canapé (souvenez-vous, ces petits portables avec une antenne !!!!) permet
de dater la photo dans les années 90 époque pas si lointaine où on ne mettait pas encore l'accent sur les dangers du tabac et de l'alcool sur le développement du fœtus.
Il n'en reste pas moins que j'aime cette photo. J'aime son côté provocateur et désinvolte. J'aime la
façon dont cette future maman affirme sa liberté, assume son âge et ses défauts. Elle est pleinement humaine.
Par michel koppera
-
Publié dans : storynet
-
4
Mercredi 31 octobre 2018
3
31
/10
/Oct
/2018 08:00
Photo n° 23
La zen attitude
La mansarde ouverte sur le ciel est baignée d'un jour tamisé. L'aménagement intérieur de la pièce de vie a fait
l'objet d'un soin tout particulier. Tout y est en harmonie, quasiment conceptuel : les meubles, les objets, les tons des murs et du sol, ... Un seul mot : ZEN. Même si la plus grande partie du
décor semble tout droit sortie de chez Ikéa, Exploralia ou Maisons du Monde, l'ensemble invite au voyage, à l'ailleurs : coussins aux motifs exotiques ( dromadaires, éléphant), statuette de
Ganesh sur la table basse, bougie parfumée...
La femme intégralement nue, cheveux et pubis châtains, trouve naturellement sa place dans ce décor : bio, saine,
sans artifices. On l'imagine volontiers végane convaincue, non fumeuse (sauf "un petit joint de temps en temps", comme le disait la chanson) et CSP+. Le smartphone posé sur la table
basse assure un lien avec le monde extérieur avec la rue, avec la vie... C'est l'heure du thé, en fin d'après-midi. Elle s'est dévêtue pour couper toute relation avec l'univers du travail. Un
livre à la main, elle se laisse aller, elle est libre, et sans doute heureuse...
La photo est belle et pourtant, on se sent gêné de la regarder, comme si on ne devait pas être là, tout près, à
respirer le même air qu'elle...
Par michel koppera
-
Publié dans : storynet
-
2
Vendredi 14 septembre 2018
5
14
/09
/Sep
/2018 08:00
Lecture n° 22
Après une longue trève estivale, nous allons reprendre le "cours normal de nos activités", à commencer par la
rubrique : "lecture sociologique de la photo érotique amateur"
Cap' ou pas cap' ?
À l'occasion de la prochaine rentrée universitaire, voici une photo d'actualité. Cela fait
maintenant plus d'un an que j'ai découvert cette image en naviguant sur le net et j'ai été aussitôt confronté aux diverses lectures que je pourrais en faire. Je vais donc vous proposer ma lecture
qui n'est qu'une lecture parmi d'autres. je ne prétends détenir aucune vérité et je serai ravi de découvrir vos propres points de vue sur cette scène.
J'imagine donc une chambre dans la maison familiale, chambre de jeune fille, avec un
lit assez vaste, mais cadrée de telle façon que le décor en demeure totalement anonyme et impersonnel.
Les protagonistes ? Au moins trois personnes : une jeune femme à quatre pattes sur
le lit, une autre plus jeune assise au bord du lit, un mug à la main et celle qui prend la photo (je suppose qu'il s'agit d'une autre jeune fille !) Je pars du principe, compte tenu de leur
différence d'âge, que les deux jeunes filles qu'on voit sur la photo sont sœurs.
Le scénario ? En l'absence des parents, l'aînée a fouiné dans la chambre de sa mère
et a mis la main sur deux godes (dont un vibrant à piles), une paire de bas résille noirs et des escarpins à talons hauts... C'est à partir de là qu'est lancé le défi : "T'es cap' ou pas
cap' ". La grande sœur ne se dégonfle pas : ni une ni deux, elle se déshabille et revêt la panoplie de starlette du porno, tourne généreusement son cul vers l'objectif et s'encule avec le
gode vibrant tout en suçant lubiquement l'autre jouet avant de se l'enfiler bien lubrifié dans la chatte. Assise au bord du lit, sa cadette est à la fois troublée et gênée par l'audace de sa
frangine, c'est comme ça que j'interprète son sourire crispé. Elle ne sait trop quelle attitude adopter... Celle qui photographie (vraisemblablement une copine de l'aînée) va immortaliser la
scène et la mettre en ligne sur les réseaux sociaux.... Je vous laisse imaginer la suite !
Par michel koppera
-
Publié dans : storynet
-
4
Mardi 12 juin 2018
2
12
/06
/Juin
/2018 10:30
Suite au commentaire de Vermine de Clermont-Tonnerre nous informant avoir trouvé sur internet la même photo de
notre blonde bourgeoise mais avec un visage différent, il m'a semblé important de vous soumettre les deux photos afin que vous vous fassiez de visu votre opinion (vous noterez
qu'il n'y a pas que que le visage qui a changé mais aussi le décor, comme ce cadre au mur qui a disparu lors d'un recadrage de l'image, ce qui m'inclinerait à penser que la photo trouvée par
Vermine est sans doute l'originale )
Par michel koppera
-
Publié dans : storynet
-
0
Lundi 11 juin 2018
1
11
/06
/Juin
/2018 08:00
Photos n° 21
Habillée, déshabillée... et désinhibée ?
Nous voici chez M. et Mme Tout-le-monde. Tout y est moyen : le mobilier, les objets, comme les
doubles rideaux à motifs floraux, le linoléum du bureau ou le tapis de laine écrue du salon. Chaque chose est à sa place : les papiers sur le bureau, le bouquet de fleurs au centre de la table
ronde, les chaises bien rangées tout autour... Il n'y a que deux détails qui viennent perturber cet ordonnancement : la paire de chaussures posée sur le sol à côté de la chaise du bureau (il a
fallu faire un choix pour la photo) et surtout, dans l'angle inférieur droit, on devine la photo de couverture d'une pochette de DVD pornographique...
L'épouse blonde - c'est un à priori je le concède - pose d'abord assise devant le bureau. Elle est
tout de noir vêtue, mais d'un noir léger, souvent transparent. Elle porte des bijoux dorés au cou, au poignet et même à la cheville gauche. La photo serait convenue si elle ne soulevait pas
malicieusement sa robe pour nous montrer ses jambes et surtout ses cuisses gainées de bas aux motifs sinueux. Elle sourit...
Sur la seconde photo, celle prise au salon, sans doute à l'aide d'un retardateur, elle arbore presque
le même visage mais son regard ne sourit plus. Il est grave, sérieux. Elle s'est entièrement dévêtue (sa robe noire est posée sur l'accoudoir du fauteuil voisin, et dépouillée de tous ses bijoux,
même de ses bagues. Elle est assise à califourchon sur le ventre de son mari, les mains solidement posées sur ses genoux, avec sa queue raide plantée au plus profond de son vagin et ses couilles
qui lui excitent le clitoris. Son visage exprime l'intensité de son plaisir, si proche de la douleur. Elle ne va pas tarder à jouir...
Par michel koppera
-
Publié dans : storynet
-
2
Vendredi 20 avril 2018
5
20
/04
/Avr
/2018 08:00
Photo n° 20
"C'est le jour où..."
Souvenir de la vie étudiante. Ils étaient déjà en couple (elle porte une alliance) mais n'avaient pas
beaucoup de moyens. Alors, ils louaient une simple chambre qui faisait aussi office de salon, de cuisine et de cabinet de toilette dont on voit le dessous du lavabo. Ils n'avaient ni la place, ni
le budget pour s'offrir des meubles. Le fauteuil était en mousse, les tables basses des trucs de récup' et puis c'était tout ! Le reste était composé d'objets disparates et plutôt rares.
Ils étaient fumeurs, les deux cendriers en témoignent. Ils vivaient au ras du sol et on peut imaginer que leur lit n'était qu'un matelas étendu dans un coin...
Pourtant, ce jour n'était pas un jour comme les autres : ils s'étaient autorisé un fond de cognac
dans un verre à dégustation. Elle s'était faite belle, elle avait enfilé des bas sexy, un porte-jarretelles, chaussé des escarpins... Sous sa petite robe à manches courtes, elle ne portait pas de
culotte et exhibait habilement sa vulve charnue à la pilosité généreuse. Son regard malicieux fixait l'objectif de son compagnon qui la prenait en photo et son visage exprimait la force de son
désir...
Cette photo semble tout droit sortie de l'album intime d'un couple que j'imagine feuilletant les
pages avec nostalgie tout en évoquant les souvenirs de leur vie d'étudiants : " Tu te souviens de cette soirée ? C'est le jour où...."
Par michel koppera
-
Publié dans : storynet
-
1
Vendredi 6 avril 2018
5
06
/04
/Avr
/2018 08:00
Photo n° 19
Nuit d'ivresse
Chambre d'hôtel quatre étoiles : spacieuse, lit kingsize, grand miroir mural, moquette rouge... Ni
superflu, ni mauvais goût ! Tout est classe. Chambre climatisée, nid d'amour.
Je pense à un soir de printemps. Ils se sont préparés pour une soirée en amoureux. Pour l'occasion,
elle s'est faite belle : robe moulante au décolleté avantageux, escarpins et bas résille... On imagine en dessous le porte-jarretelles et le string en dentelle hyper moulant. Ils vont sortir pour
aller dîner au restaurant où ils ont réservé une table. Pour la photo, elle a croisé sensuellement les jambes, elle est vraiment superbe !
Dans quelques heures, après le restaurant et un passage au casino où ils auront misé quelques
centaines d'euros, ils regagneront leur chambre d'hôtel où, devant l'écran du grand miroir, ils baiseront avec la fougue et l'insouciance des jeunes mariés...
Par michel koppera
-
Publié dans : storynet
-
1
Vendredi 23 mars 2018
5
23
/03
/Mars
/2018 08:00
Photos n° 18
Le rapport à l'image
Deux photos, deux conceptions en apparence différentes du rapport à l'image.
Mais commençons par l'environnement qui, sur les deux photos est semblable : une chambre à coucher,
un lit, des objets du quotidien (photos de famille, mugs, bibelots et parapharmacie...), même si la table de nuit de la seconde photo est plus encombrée que celle de la première, ce qui dénote
déjà une différence de générations sur laquelle je reviendrai. Poursuivons avec les ressemblances : un lit, une femme sur le lit (on part du principe que c'est la compagne légitime), nue ou
quasiment nue dans une position presque identique : allongée sur le dos, les cuisses généreusement écartées, en train de "se donner de la joie" comme le chantait Trénet !
Les ressemblances s'arrêtent là. Si les intentions sont les mêmes, les méthodes divergent. Sur la
première photo, c'est la "vieille école" de l'érotisme, comme en témoignent le porte-jarretelles et les bas noirs. En photo X, on a encore recours au tirage papier, le gode lui-même a une
technologie et un design dépassés. Tout cela n'enlève rien à la force sensuelle de l'image !
Sur la seconde photo, on est passé à l'ère du numérique : l'image est sur écran qu'on regarde de
près, de trop près !!! Plus besoin de bas pour exciter le partenaire. On est branché, la télécommande de la télé reste à portée de main. La femme se caresse la fente et se branle le clitoris...
Peu nous importe de savoir ce qu'elle regarde (photo ou vidéo), l'essentiel est qu'elle soit captivée par l'univers du web.
Par michel koppera
-
Publié dans : storynet
-
1
Vendredi 9 mars 2018
5
09
/03
/Mars
/2018 08:00
Photos n° 17
Pour ces photos, je ne vous ferai que peu de commentaires sur l'environnement des trois situations :
mobilier standard, contemporain, "ikéiste". On est chez Monsieur-et-Madame-tout-le-monde : photos de famille à leur place dans les cadres, confort classe moyenne (notez que les deux dernières
photos ont été prises dans la même pièce, avec le même couple, mais sous des angles différents : cf les cadres aux murs)
Ce qui est plus intéressant, ce sont les sujets. Les alliances aux annulaires des couples attestent
de la légitimité de leur union. Tout d'abord il paraît évident qu'il s'agit de selfies, sans doute pris à l'aide d'un retardateur ou d'une commande à distance. Les poses sont les mêmes : la femme
de face, les cuisses ouvertes, assise sur le ventre de son conjoint dont elle s'est enfilé le sexe dans le vagin. Leur visage exprime le plaisir, la fierté et le bonheur de baiser. Aucune
expression de pudeur ou de honte. Elles se montrent, exhibent leur corps nu (avec ses charmes et ses défauts), elles sont libres...
Pour leur conjoint, c'est moins évident, socialement plus difficile à assumer. On a l'impression
qu'ils profitent du cadrage pour se dissimuler derrière leur épouse, comme s'ils craignaient d'être reconnus, ne laissant voir que leurs mains, leurs jambes nues et leur sexe planté dans le
ventre de leur partenaire. Sauf sur la troisième photo où on aperçoit le regard de l'homme.
On retrouve cette configuration dans la majorité des photos de couples : la femme exposée dans son
intégrité, nue, offerte aux regards ; l'homme caché, visage flouté ou masqué... Il y aurait sans doute beaucoup à dire sur cette constante, révélatrice de l'inégalité homme-femme au sein même du
couple.
Par michel koppera
-
Publié dans : storynet
-
0
Derniers Commentaires