lectures x

Lundi 4 février 2013 1 04 /02 /Fév /2013 13:27

Virginie Despentes « Les chiennes savantes » 1999

Collection J’ai lu n° 4580 

despentes-chiennessavantes0

Pages 15-16 : Louise, alias Lucy, travaille dans un peep-show. La voici au « travail » :

despentes-chiennessavantes1« J’en étais à me caresser le ventre, j’avais gardé mon slip et je rentrais une main dedans, je la sortais, je me retournais… Mais je n’avais toujours pas changé de place, et je redoutais le moment où il allait falloir me baisser pour faire descendre ma culotte, lever une jambe puis l’autre… petite crise d’angoisse. (…) Inspiration subite, je me suis laissée tomber sur le pouf qui était au milieu de la scène, les jambes balayant l’air en de vagues mouvements, j’ai attrapé mon cul à deux mains pour le faire un peu bouger de gauche à droite. J’ai vu un deuxième rideau s’ouvrir, j’aurais parié que c’était Gino l’Embrouille qui venait vérifier que je ne déconnais pas. Je me suis mise à quatre pattes, la tête enfouie dans mes avant-bras, je dodelinais de l’arrière-train, j’avais trouvé une chouette position pas fatigante. Je me suis allongée sur le dos, surtout ne pas vomir, et pas non plus dormir, mais faire glisser mon slip jusqu’aux chevilles, le laisser tomber, relever les genoux à la poitrine pour bien dévoiler mon machin rose.

Je suis revenue à quatre pattes jusqu’au centre de la piste, en espérant que ça faisait petite chienne et non soûlarde, puis à genoux, puis debout. J’ai à peine titubé, il n’y avait finalement pas de quoi paniquer. C’était la drogue douce, qui collait le doute là où il n’avait pas lieu de sévir.despentes-chiennessavantes4

Je me suis approchée du miroir qui s’était ouvert en premier. Me suis tenue au mur, pour lui balancer un peu de seins en gros plan. Le téléphone mural a sonné. De leur cabine les clients pouvaient appeler la fille en piste pour discuter de choses et d’autres. Sans lâcher le mur, j’ai décroché, dégluti une sorte de « mouuui ? » tout alourdi d’alcool et ça m’a fait ricaner. Je me suis mise à genoux devant sa cabine, je me triturais les tétons en essayant de répondre correctement.

- Toi, ma grande, je te pinerais volontiers, continue de te caresser les seins, ça me met la queue bien dure.

J’ai senti que ça remontait, surtout ne pas vomir. J’ai dit :

- Et maintenant, imagine que tu te branles entre, imagine que je te branle avec mes seins, ça te plaît ça ? »   

despentes-chiennessavantes2   despentes-chiennessavantes3

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Arts érotiques
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Lundi 14 janvier 2013 1 14 /01 /Jan /2013 09:55

Lucia ETXEBARRIA, « Un miracle en équilibre », 2004, Editions 10/18 n°4010, domaine étranger

lucia-miracle

Voici ce qu'en dit la 4ème de couverture : Loin des clichés, Lucia Etxebarria livre, à travers cette longue lettre d'une jeune mère à sa fille, une réflexion jubilatoire sur la féminité actuelle. Tour à tour drôle, piquante et poétique, elle lui parle des désirs multiples et parfois contraires qui tiraillent le coeur de la femme moderne : être indépendante, attirante, active, aimante exemplaire, l'une après l'autre ou toutes à la fois (...) Ce roman bourré d'humour et démotion a reçu le prestigieux prix Planeta, équivalent espagnol du prix Goncourt.

Ce que j'en pense : comme souvent avec cette auteure, il faut pas mal de pages pour "entrer" vraiment dans le texte. Mais une fois que c'est fait, on va jusqu'au bout, avec jubilation comme le dit justement le résumé précédent.

Avertissement ! L'extrait que je vous ai choisi pourrait choquer car remettant en cause le postulat du caractère "sacré" de la parole de l'enfant. 

lucia-miracle4Pages 24/25

lucia-miracle5« Je me rappelle une histoire racontée dans un film, Session 9, et qui était inspirée, semble-t-il d’un fait divers authentique ( Session 9 est un film d’épouvante américain réalisé par Brad Anderson et sorti en 2001). Une jeune fille, soignée dans un hôpital psychiatrique, particulièrement agressive et réfractaire au sexe, suit des séances de régression thérapeutique sous hypnose. Sous l’empire de son thérapeute, la malheureuse finit par se rappeler que son beau-père l’a violée à plusieurs reprises quand elle était encore prépubère, et tous ces épisodes –au demeurant convaincants - remontent à la surface avec toutes sortes de détails scabreux, les caresses plus ou moins innocentes pour commencer, puis les attouchements qui de tendres étaient devenus suspects, pour finir par les pénétrations en bonne et due forme. La mère de la fille, mise au courant par le psychiatre et déjà divorcée du beau-père, brûle d’une sainte (et légitime ?) colère : ça ne lui suffisait pas de boire comme un trou, de la battre pour un oui ou pour un non, de la tromper avec tout ce qui porte jupon, il avait donc fallu qu’en plus il profane qu’il y avait de plus sacré au monde, la vertu de sa fille à elle ! La mère dépose donc une plainte pour viol, tout en sachant qu’il sera difficile de prouver ce qui s’est passé. Ou ce qui ne s’est pas passé, car les avocats de l’ex-beau-père produisent un compte rendu d’examen clinique prouvant que la fille était vierge au moment où elle a raconté lucia-miracle1l’histoire, mettant ainsi à bas tout l’enchaînement des faits, depuis les premiers baisers jusqu’au viol consommé. Mais aujourd’hui, j’en suis à me demander si l’histoire n’est pas rendue réelle du seul fait que la fille l’a vécue comme telle. Peut-être, en effet, a-t-elle exorcisé de cette façon le désir refoulé qu’elle éprouvait pour son beau-père, en l’accusant de pulsions qui existaient dans on imagination à elle, mais qu’elle n’arrivait pas à admettre ? En s’imaginant avoir été violée, elle recréait quelque chose qu’elle aurait souhaité – séduire son beau-père – tout en s’affranchissant du sentiment de culpabilité, grâce au fait qu’elle attribuait à l’objet de ses fantasmes la responsabilité de ceux-ci. »

lucia-miracle2lucia-miracle3

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Mardi 8 janvier 2013 2 08 /01 /Jan /2013 12:42

Troubles de femmes (Nouvelles érotiques)

Recueil paru aux éditions Spengler en 1994

Edition de poche : Pocket n° 4356

Extrait n° 5 : Monique AYOUN

Soraya, de l’exil à l’extase

soraya2«  Paris la décevait. Soraya n’y vivait que depuis quelques mois, dans une de ces tours anonymes et lugubres de la porte d’Italie. Avant, elle ne ‘était jamais figuré l’immensité et la froideur des grandes villes.

Ses seuls complices dans cette traversée du désert étaient deux hommes dont elle ne savait rien. Le premier la regardait chaque soir se déshabiller à travers la vitre au verre inégal. Du douzième étage de son appartement. Soraya aimait se laisser voir par ce locataire de l’immeuble d’en face. Un homme brun, le torse nu, qui lui offrait sa verge tendue sans la quitter des yeux.

Alors, elle caressait sa fourrure sombre devant lui, de l’autre côté de la rue, mimait les mouvements de l’amour. Elle se cambrait, le ventre et les seins accordés au rythme solitaire de cet inconnu. Parfois même, elle dansait, tête renversée, les hanches nouées dans un foulard étincelant. Elle ne jouissait pas. Cela l’excitait, c’est tout. Ce n’était qu’un jeu. »

soraya1L’autre homme, c’est un inconnu qui l’appelle au téléphone. Elle ne connaît de lui qu’un prénom : Paul.

soraya3«  Déshabille-toi, Soraya. »

Il suffisait de ces mots, de ces simples mots, pour qu’aussitôt elle entre en transe. Sa poitrine et son ventre se couvraient d’un voile de sueur. Ses jours s’enflammaient. Elle se mettait nue, le sexe offert, envahi d’ondes exquises. Et elle attendait, la parure de ses cheveux noirs déployée sur ses seins. Elle attendait qu’il l’entraîne avec lui dans son flot de paroles. Elle attendait de sentir le monde déferler et s’anéantir. « Ouvre tes jambes… » « Écarte tes lèvres… » Son clito arborait un bout rose très fier, une fine liqueur le faisait briller. « Viens, maintenant, disait-il. Explose, défonce-toi. » Soraya était à vif. Elle se tordait dans tous les sens. Elle imaginait le sexe et le corps de Paul. Elle buvait sa voix comme une sorte de philtre diabolique. Elle se voyait avancer vers lui par petits bonds saccadés, à la serpentesque manière des danseuses du ventre. Elle se contorsionnait sur lui comme une chenille de velours déroulée. Elle le lapait, le butinait, le dévorait, le lâchait, le reprenait, l’enroulait de ses jambes, l’inondait de cheveux, de baisers, de caresses, de seins gonflés et quémandeurs du fluide intempestif de son ardeur, et tout cela coulait sur lui en pluie diluvienne, mais il ne voulait pas la prendre, non pas la prendre, il faisait seulement don de son souffle, de ses mots, de son écoute infinie, de sa langue. Oh ! sa langue, sa langue brûlante et glacée, quelle merveille, quelle invention lumineuse, quelle géniale trouvaille, elle se glisse, elle se love, elle se tortille, elle se balade et fait l’anguille, longue et délicieuse, transformant Soraya en brasier torride, en fournaise de tous les diables… »

soraya4

 

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Mercredi 26 décembre 2012 3 26 /12 /Déc /2012 17:53

Troubles de femmes (Nouvelles érotiques)

Recueil paru aux éditions Spengler en 1994

Edition de poche : Pocket n° 4356

Extrait n° 4 : Astrid SCHILLING , « Le garage »

Aline est la maîtresse de Georges, le garagiste. Suzanne, l’épouse cinquantenaire de Georges, vient rendre une visite surprise à Aline.

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garage «  - Si vous restez encore quelques instants, je vous promets de ne plus revoir votre mari… Là, c’est bien. Allez vous rasseoir. Vous méritez mon conseil. Vous pourrez vous en servir jusqu’à la fin de vos jours, même si votre Georges ne vous aime plus.

Appuyée contre le rebord de la fenêtre, les premières illuminations nocturnes de la cathédrale auréolant son corps splendide, Aline souleva son ample jupe en laine au-dessus de ses genoux.

La femme regarda le mouvement d’Aline comme hypnotisée.

Les mains de la jeune femme remontèrent au-dessus de ses bas, vers un endroit sombre et mouillé qu’elle dégagea en écartant le vêtement. Sa chatte, aux poils noirs et drus, était grande et brillante. Elle semblait enfouir les doigts d’Aline comme une forêt.

Consciente du spectacle qu’elle offrait pour se venger, elle commença à gémir.

- C’est horriblement bon, ces caresses. Vous devriez vous toucher aussi, à moins que vous n’ayez honte !

D’une impudeur inouïe, elle écarta ses chairs, laissant apparaître, au-delà de ses lèvres pulpeuses, un clitoris d’une grosseur impressionnante.

- C’est le jour du blanc ! Tout le foutre de votre Georges ! Qu’est-ce qu’il m’en a mis !

Elle fourra deux doigts dans son sexe et les retira couverts de sperme. Elle se mit à les lécher consciencieusement. 

- Il n’y en plus une goutte pour vous ! Que c’est bon de se branler. Je me demande comment je peux encore ! Il m’a fait jouir trois fois.garage2

Tout en disant cela, Aline se mit à pétrir son clitoris comme une mie de pain, à titiller frénétiquement son bouton pour le gonfler d’un désir explosif. Ses doigts coururent comme des voleurs de plaisir sur son sexe béant, glissèrent sur ses lèvres dodues pour s’engouffrer d’un coup dans la fente. Ne pouvant se contenir plus longtemps, elle hoqueta sa jouissance tandis que retentissait le claquement de la porte d’entrée. »

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Mercredi 19 décembre 2012 3 19 /12 /Déc /2012 08:01

Troubles de femmes (Nouvelles érotiques)

Recueil paru aux éditions Spengler en 1994

Edition de poche : Pocket n° 4356

Extrait n° 3 : « La cabane du jardin du Luxembourg » par Régine Deforges

Paris : le narrateur est fasciné par une SDF qu’il a pris l’habitude d’observer. Ils finissent par lier conversation

«  Pendant un moment, ils fumèrent en silence.troubles-deforges3

- Dis, j’me suis pas trompée, c’est bien ma chatte qu’tu reluques tous les jours ?

- Oui.

- Elle t’plaît ?

- Plus que ça.

 - Ça t’dirait de la voir tranquillement ?

- Oui, fit-il dans un souffle, en serrant les poings.

- Alors, viens.

Ils traversèrent tout le jardin. Derrière un massif de troènes en fleurs, il y avait des cabinets et une cabane dans laquelle les jardiniers rangeaient leurs outils. La porte était fermée par un épais cadenas. De la poche de sa jupe, la femme sortit une clef qui entra parfaitement dans la serrure.

- Le jardinier, en échange de quelques gâteries, me laisse dormir là de temps en temps. Allez, entre.

La lumière passait à travers les planches disjointes. Sur le sol de terre battue, des sacs de jute faisaient une litière sur laquelle la femme s’allongea. Aussitôt, elle releva sa jupe et écarta ses cuisses. Son sexe apparut blanc, dodu. Le réduit en fut comme éclairé. Il se laissa tomber à genoux. Avec des gestes tendres et lents, elle ouvrit les lèvres de son sexe ; c’était humide et rouge.

- Tu veux lécher ? demanda-t-elle doucement.

- Oui, dit-il d’une voix rauque.

troubles-deforges1Sa langue glissa dans la fente onctueuse et remonta vers le clitoris dressé comme une petite bite. La femme gémit et ses cuisses tressaillirent et d’entrouvrirent davantage. Il ouvrit sa braguette et sortit son sexe congestionné et se branla doucement tandis que sa langue s’enfonçait dans la chatte largement offerte. La femme jouit en lui envoyant de petits jets de foutre qu’il avala avec volupté. Il n’allait pas pouvoir tenir longtemps. Le visage barbouillé, il se redressa et pointa sa queue dans le trou béant et jouit à longs traits. La femme jouit à nouveau en poussant de petits cris.

Sans se presser, il se rajusta. La femme semblait dormir, les membres épars, son sexe de petite fille luisait de sperme. Dans la pénombre, elle était belle comme une jeune épousée.

Sans bruit, il referma la porte de la cabane. »

troubles-deforges2

 

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Mardi 11 décembre 2012 2 11 /12 /Déc /2012 12:24

Troubles de femmes (Nouvelles érotiques)

Recueil paru aux éditions Spengler en 1994

Edition de poche : Pocket n° 4356

Extrait n° 2 « Carnaval privé » par Agnès MICHAUX

Veronica se trouve à Venise au moment du carnaval. La voilà introduite dans une soirée privée…

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« Une porte s’ouvre et une femme vêtue à l’ancienne mode de Venise les accueille. Son très large décolleté laisse voir ses seins lourds et poudrés. Elle s’approche de Veronica et, soulevant sa cape, effleure de ses seins les seins de Veronica qui ne peut retenir un soupir. D’un doigt expert, la femme s’introduit dans la chatte de petite fille de sa charmante visiteuse et semble satisfaite. Dans le fond de la pièce, deux femmes étrangement harnachées échangent de longs baisers de fauves en chaleur. Puis la maîtresse de maison, se dirigeant vers elles : « Elle est à vous. »troubles-carnaval-prive2

Les deux sauvageonnes entraînent Veronica au milieu d’une multitude de coussins de soie verte. Ces coussins dégagent une odeur si puissante et si envoûtante… Ils ont dû connaître tous les foutres de Venise. Elles dégrafent la cape et commencent leur rite infernal. Pas un orifice de Veronica n’échappe à leurs doigts fébriles, à leurs langues curieuses. Elles soupèsent les seins, mordillent les cuisses, lèchent le ventre, frottent fiévreusement leurs sexes mouillés contre celui de la belle enfant soumise. Les soupirs se font de plus en plus fréquents et bientôt les trois corps emmêlés forment un essaim haletant. Veronica sent une vague irrépressible monter de son ventre et sans plus craindre la gêne ou la honte, se laisse aller à tous ses fantasmes. Comme une petite fée lubrique, elle remue son cul dans tous les sens en se branlant contre les seins de l’une des femmes pendant que l’autre lui lèche son bel œillet dépucelé une heure avant sur le campo. Veronica voudrait boire sans fin à ces chattes enflées d’excitation, sentir dans la bouche l’épée précise et perverse des langues de ces deux femmes en rut. »

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Vendredi 30 novembre 2012 5 30 /11 /Nov /2012 12:37

Troubles de femmes ( Nouvelles érotiques)

Recueil paru aux éditions Spengler en 1994 ( Franck Spengler est aujourd’hui directeur des Editions Blanche)

Edition de poche : Pocket n° 4356

1994, c’était encore la grande époque de la littérature et de la BD érotico-porno. Le présent recueil en est un excellent exemple avec des textes très osés de femmes sans tabous. Je vous ai choisi 6 extraits de ce recueil

troubles-de-femmes-couv

Extrait n° 1 : "La sonnette" par Calixthe BEYALA

Résumé : la narratrice, une jeune black sans scrupule ouvrière dans un atelier de confection, a décidé de séduire son directeur, M. Demis. La voici qui pénètre dans son bureau...

beyala1

« Sans une parole, j’ouvre mon manteau. Je lui apparais alors dans une tenue tellement érotique que le stylo lui échappe des mains, que ses lèvres s’ouvrent comme celles d’une carpe malienne, que ses yeux s’écarquillent comme ceux d’un enfant face à un arbre de Noël alourdi de cadeaux.

beyala4« Oh ! Oh ! Oh ! »

Il vient de se dresser du fauteuil. Son grand ventre pend lamentablement. Il a cinquante et un ans. Il grisonne. Et ses yeux de presbyte me regardent comme un fou. La nudité totale de ma poitrine le captive. Le soutien-gorge est presque inutile. Les bonnets sont si petits que mes seins volumineux sont entièrement libres, simplement rehaussés de renfort comme si deux mains d’homme les soutenaient. Les pointes sont droites. J’apprécie ce moment triomphal de ma féminité. Tout ce que je porte est noir. La fermeture Eclair obstruant l’ouverture du slip indique qu’on peut avoir accès à mes parties les plus secrètes avec un peu d’ingéniosité, sans arracher les jarretelles.

Soudain décidé, il ouvre sa braguette. Un pilon jaillit à l’horizontale. Mon visage ne trahit pas ma stupéfaction. Excitée, je le suis bien. La moiteur entre mes cuisses le prouve. J’ai envie de me toucher. Je me contrôle. Salope, je le suis, et l’expérience m’a démontré que le meilleur moyen de soumettre un homme passe forcément par le contrôle de son propre désir. Il s’approche de moi. Il me prend dans ses bras. Il m’embrasse. IL fouille ma bouche d’une langue experte tout en caressant mon intimité sous le slip. Impatient, il s’aide de son avant-bras pour balayer le dessus de la table. Il pousse registre et instruments qui tombent. Je m’assieds moi-même, fesses bien coincées sur le rebord de la table, jambes bien écartées. Des doigts fébriles ouvrent mon ventre. Et tout à coup, il s’abaisse, il s’agrippe aux hanches et s’oublie aux tréfonds des chairs accueillantes. Il m’empale. Il coulisse lentement. Pas bête l’amant. Ça se voit qu’il a une grande habitude de la femme. Les coups de reins s’accélèrent. Je me mords les lèvres pour ne pas gémir. Je dégage la bête au moment où je sens qu’il va mourir de sa petite mort. Il me regarde, hagard. De mes deux mains appuyées sur les épaules, je l’oblige à se baisser. Il hésite quand le lui tends mes bottines.

« La règle du jeu change », dis-je.

beyala6beyala3

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Mercredi 21 novembre 2012 3 21 /11 /Nov /2012 14:52

Je suppose que chacun d'entre vous a au moins une fois entendu cette chanson. Mais avec des images, c'est pas mal non plus...

daniela5

Paroles de Daniela:

 Elmer Food Beat (1995)daniela6

 

Moi, ce que j'aime chez Daniela
C'est que l'on peut y mettre les doigts
Elle est toujours d'accord
Pour me prêter son corps
Moi ce que j'aime chez Daniela
C'est que l'on peut s'y mettre à trois
Elle est toujours d'accord
Pour battre des records

Daniela
Oh Daniela
Oh Daniela
Oh Daniela
Oh Daniela...

Ce que Daniela aime en moi
C'est qu'elle aura toujours le choix
Je ferai tout pour lui plaire
Par devant et par derrière

Daniela...

Et dans la bouche de Danieladaniela3
Et dans la bouche de Daniela
Et dans la bouche de Daniela
Il y a toujours de la place
Pour les copains qui passent

Daniela
Oh Daniela
Oh Daniela
Oh Daniela
Oh Daniela...

daniela4

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Mercredi 14 novembre 2012 3 14 /11 /Nov /2012 12:22

Guy de Maupassant (1850-1893)

 

J’avais alors treize ans. Ce jour-là sous la grangemaupassant-poeme

Je m’étais endormi par hasard dans un coin.

Mais je fus réveillé par un bruit fort étrange

Et j’aperçus, couché sur un gros tas de foin

Jean, le valet, tenant dans ses bras notre bonne.

Ils étaient enlacés je ne sais trop comment

Et leurs derrières nus s’agitaient vivement.

Je compris qu’ils faisaient une chose très bonne.

 

Avis de recherche : quelqu'un connaît-il l'auteur du dessin ? Merci

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Samedi 3 novembre 2012 6 03 /11 /Nov /2012 16:18

Jacques SERGUINE, Cruelle Zélande (1990)

Editions Pocket n° 3751, 156 pages

j-serguine-zelande-couv

Le point de départ : vers 1840, Stella est une jeune femme britannique puritaine et  mariée à un homme qu’elle n’aime pas vraiment. Ce dernier est militaire et affecté en Nouvelle-Zélande. Elle l’accompagne. Lors du trajet pour rejoindre son casernement, ils sont attaqués par une tribu Maori. Le mari parvient à s’enfuir, mais Stella reste prisonnière des indigènes. À partir de là, Stella va devenir un objet sexuel à disposition de la tribu… Le récit enchaîne les scènes de débauche et suit la lente dérive de Stella qui de passive va devenir très active, d’objet devient sujet, de femme captive de ses tabous devient femme libérée et heureuse… Tout y passe : fessées, caresses en tous genres, homosexualité, sodomies, fist vaginal et anal, gang-bang… Le récit à la première personne ne nous laisse aucun répit. Difficile dans ce cas de vous choisir un extrait , il faudrait citer le livre dans son intégralité. Néanmoins, je vous ai sélectionné un passage assez original. Stella se trouve avec un groupe de jeunes adolescents (11-12 ans) des deux sexes qui vont se livrer sur elle et avec elle à des jeux bien peu innocents…

Pages 101-102. Deux garçons viennent d’être fessés par les filles et se relèvent « prêts à l’emploi »…

serguine-zelande«  Les deux moutards bandaient absolument comme des hommes. Les fillettes en rirent sans méchanceté, leur prenant même la verge dans la main et esquissant quelques mouvements de va-et-vient. Je dois dire que je n’avais jamais vu cela. À onze ou douze ans tout au plus, ces homoncules ont déjà une verge entièrement développée, plus gracile que celle d’un adulte, mais paraissant plus longue comparée à la taille du corps, un gland saillant, peut-être circoncis, qui se détache avec la netteté d’un gros bouton de rose, et des testicules durs et serrés comme de petites prunes.

Oubliant, ou affectant d’oublier la fessée qu’ils venaient de recevoir, les deux moutards se rabattirent impavidement sur moi. Aidés par leurs camarades, ils me replièrent les genoux sur la poitrine et on me maintint dans cette position, vagin exposé et à peu près ouvert. Alors, sans autre préambule ou préavis, le petit ami de Ga-Wau plaqua son ventre contre mes fesses et enfila en moi son long sexe simiesque jusqu’à la racine. Le gland, faisant comme je l’ai dit anormalement saillie sur la verge, était tout à fait délicieux, et par ailleurs, celle-ci allait et venait en moi à une vitesse hallucinante, réellement comme si j’eusse été baisée par un chien ou par un singe. Je ne pus réprimer un premier orgasme, qui à son tour arracha au garçonnet la frénétique petite giclée de son plaisir. serguine-zelande2

Les gamines l’applaudirent. Penchées sur moi, elles me pressaient les seins entre leurs menottes pour voir s’ils s’amollissaient. Quant à Ga-Wau, dont l’érection persistait avec une constance et une rigidité incroyables, il écarta sans trop de ménagement son acolyte, prit sa place, et tout aussitôt me plongea sa propre verge dans l’anus. Lui aussi glissait et vibrait en moi, d’arrière en avant d’avant en arrière, comme s’il se masturbait entre mes fesses, à une cadence vertigineuse, et je recommençai presque aussitôt à jouir, non seulement là où se trouvait sa verge, mais dans le vagin, dans tout le ventre, dans tout l’être, avec une furieuse acuité, et un furieux débordement de foutre de femme. J’avais l’impression qu’on venait de m’enfiler, entre les cuisses et entre les fesses, une vivante anguille électrique, elle se démenait fébrilement, et chacune de ses convulsions me forçait à décharger de plaisir. La verge de l’enfant, toute enfilée dans mon rectum, était seulement exquise. » 

serguine-zelande3serguine-zelande4

 

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Arts érotiques
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