lectures x

Samedi 27 octobre 2012 6 27 /10 /Oct /2012 11:06

D’origine égyptienne, Joyce Mansour est née en Angleterre en 1928. En 1956, elle quitte l’Egypte pour s’installer en France. Elle est décédée en 1986

 

Entre tes doigtsmansour

Ma bouche

Entre tes dents

Mes yeux

Dans mon ventre

Ton rythme féroce

Me pèle le corps

De sensations crues.

 

 

Que mes seins te provoquent

Je veux ta rage.

Je veux voir tes yeux s'épaissir

Tes joues blanchir en se creusant.

Je veux tes frissons.

Que tu éclates entre mes cuisses

Que mes désirs soient exaucés sur le sol fertile

De ton corps sans pudeur.

© Ed. Seghers

 Illustration de Sandokan, toujours excellent

mansour2

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Arts érotiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 24 octobre 2012 3 24 /10 /Oct /2012 08:17

François BÉGAUDEAU, « Au début » Alma Éditeur, 2012 pages 88-89

begaudeau1

Le recueil est composé d’une série de courts récits de maternités racontés le plus souvent par la femme enceinte. Dans la présente histoire, la narratrice est sur le point d’accoucher. Le travail a commencé.

«  Le médecin avait des airs de Pierre Arditi et parlait pour me détendre : ils sont sympas vos élèves ? ils ont quel âge, huit-neuf ans non ? hein c’est bien ça en CM1 ? Comme je répondais que je les aimais tous tous tous il a dû se dire que mon cerveau était brouillé pour accepter n’importe quoi. Il s’est penché sur moi et m’a glissé textuellement : vous sentez ms doigts là ? Bon, ils n’ont rien à faire là, on est d’accord ? Alors virez-les, poussez ! J’étais déjà bien trop épuisée pour lui en coller une.

Au moins le processus était enclenché.

Je suais je puais et je me disais : quel démiurge tordu a fait que la nature soit si mal proportionnée ? Dans le meilleur des mondes les bébés naîtraient à un kilo et grossiraient après. Ou alors les vagins seraient plus larges, et les cols de l’utérus beaucoup plus ouverts, oui mais si les vagins sont plus larges il faut des bites énormes qui s’en plaindrait ? énormes mais pas trop quand même, ce bébé est une bite bien trop énorme qui va m’exploser la chatte, oui ce 12 juillet 98 entre 20 heures et 22 heures j’ai dû penser des choses de ce genre et je les rapporte telles quelles puisque c’est l’idée. »

begaudeau2begaudeau3Les hentaï japonais sont quand même les meilleurs pour les dessins trash

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Arts érotiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 3 octobre 2012 3 03 /10 /Oct /2012 12:15

Dernier extrait de cet ouvrage dont je vous recommande chaudement la lecture

L’École du Serpent, Donatien Moisdon extrait n° 3

Chapitre XVIII, pages 270 et suivantes

Xaviera a maintenant un amant prénommé Octavius qui n’est autre que son supérieur hiérarchique. Voici une de leurs conversations intimes où ils se confient leurs fantasmes.

serpent3-10

serpent3-9- J’aimerais que tu te fasses jouir devant moi.

- En ferais-tu autant devant moi ?

- Bien sûr, mais je ne pensais pas que tu puisses éprouver ce genre de plaisir. L’homme est si laid comparé à la femme.

- Ce n’est pas une question de beauté ou de laideur. C’est une question d’érotisme. J’aimerais observer la montée du plaisir sur ton visage et voir le sperme jaillir de toi.

- Et quand tu te masturbes, tu aimes qu’on te regarde ?

- J’adore.

Octavius respira profondément. « Ta réponse est bouleversante. Si je n’étais pas déjà si amoureux de toi, je le deviendrais en ce moment même. Xaviéra, tu es la femme que les hommes cachent dans leurs rêves les plus tristes. »

- Tristes ?

- Oui, car la plupart du temps, ces rêves restent des rêves. Mais toi, tu les incarnes et tu me rends ainsi douloureusement fou d’amour.

- J’aimerais te voir jouir pendant que tu te frottes avec ma petite culotte.

- J’aimerais te regarder toute nue dans un fauteuil, les jambes sur les accoudoirs.serpent3-4

Cela me rappelait tellement les photos que j’avais montrées à Lucinda et celles que j’avais prises d’elle que je ne pus m’empêcher de demander : « Et aimerais-tu prendre des photos de moi dans cette position ? »

- Mon Dieu ! Tu le permettrais vraiment ?

Je fis oui de la tête. Il ferma les yeux, incapable d’accepter tant de bonheur d’un seul coup. Je continuai : « Tu sais, Octavius, je crois que je jouirais si tu me prenais en photo comme cela. Je jouirais sans même avoir besoin de me toucher. »

Il rouvrit les yeux : «  J’espère qu’un jour nous aurons l’occasion d’essayer. »

- Quoi d’autre ?

- Tu écarterais les lèvres de ton sexe pour que je puisse tout voir clairement.

Je ne pus m’empêcher de répéter ses paroles tant je les trouvais érotiques : « Oui, Octavius, j’écarterai les lèvres de mon sexe au maximum pour que tu puisses tout voir. »

serpent3-5- Dis-le encore une fois.

- J’écarterai les lèvres de mon sexe au maximum pour que tu puisses tout voir.

- Xaviéra, je t’aime plus qu’il n’est possible d’aimer. Je t’aime tellement que cela fait mal. Je n’arrive plus à respirer.

La tête me tournait, mais je n’arrivais pas à faire cesser l’enivrante torture à laquelle ces questions nous soumettaient tous les deux. Je persistai : « Dis-moi autre chose. »

Il hésita, ce qui me rendit encore plus anxieuse de savoir. Je l’encourageai : «  Allons, vas-y. Tu ne me choqueras pas. »

- J’aimerais te regarder pisser.

Je planais par lévitation ben au-dessus du rire, de la surprise ou de l’étonnement. Je répondis simplement :  «Oui, j’aimerais pisser devant toi. »

- Et sur moi ?

- Oui, Octavius, oui, oui, oui, oui, OUI ! Oui pour tout !

Nous nous regardâmes dans les yeux, hypnotisés par le vertige que chacun pouvait contempler dans l’âme de l’autre. Son corps, m’avait-il dit, lui faisait mal partout. Le mien aussi. Je chuchotai : « Tu veux sentir mes doigts encore une fois ? « 

Il hocha la tête et observa ma main disparaissant dans mon slip. Cette fois, je ne pus m’arrêter et continuai à me caresser. Je regardai Octavius droit dans les yeux : « Regarde, Octavius, récitai-je comme une incantation religieuse, regarde : je me touche, je me caresse, je me masturbe devant toi. »

serpent3-7

serpent3-6

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Fantasmes et écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 1 octobre 2012 1 01 /10 /Oct /2012 07:16

L’Ecole du Serpent ( Donatien Moisdon) extrait n° 2

serpent2

Xaviéra s’est mariée sur un coup de tête mais n’est pas heureuse dans son couple. Au travail, un cabinet d’avocats d’affaires, elle travaille sous les ordres de Lucinda, une jeune femme mariée comme elle, dont elle tombe secrètement amoureuse. Bientôt, les deux femmes s’avouent leur attirance mutuelle.

Chapitre X, pages 170 et suivantes

serpent2-3Je laissai mes doigts glisser lentement sur la chaude lubrification de ses petites lèvres, puis commençai à faire ce dont je mourais d’envie depuis la soirée du restaurant à grillades : je l’embrassai. Je l’embrassai sans retenue, sans aucune notion du temps, recommençant dès que nos bouches se séparaient. Je gémissais comme un chien qui, séparé de son maître depuis longtemps, a du mal quand il le retrouve à accepter son bonheur. J’essayais, en quelques minutes, de compenser tous ces pans de désert qu’il m’avait fallu traverser sans jamais sentir contre mes lèvres la douceur d’autres lèvres ou, contre ma langue, la fluide sensualité d’une autre langue.

Ce qui suivit ressemble à un nuage d’or aux contours indécis. Bientôt nous étions nues et bientôt sur son lit ; nues et libres comme, en ce qui me concerne, je ne l’avais été auparavant. Libres d’aimer, libres d’être nous-mêmes, de rire, de se serrer, de glisser l’une contre l’autre, de se fondre l’une dans l’autre, d’exprimer nos souhaits et nos préférences, sans aucune pudeur, sans aucune contrainte : libres, totalement libres…

Je me souviens de l’émerveillement que je ressentais devant la beauté de son clitoris et de ses petites lèvres. Prolongeant la blanche délicatesse de la peau, elles épanouissaient leurs teintes rose pâle et, se gonflant, s’ourlaient d’une rougeur plus prononcée. Je les contemplais avec une profonde émotion, les caressant doucement, les séparant comme les pétales d’une tulipe sur le point d’éclore, léchant la rosée qui en perlait et recommençant la cérémonie depuis le début. Alentour, la douceur de la peau, dont les poils étaient totalement absents, en faisait un tel chef-d’œuvre que j’étais en danger d’y voir un temple, une divinité. Un jour, alors que j’introduisais mon index dans la chaude et souple humidité de son vagin, je me surpris à murmurer en sacrilège : « Introibo ad altare Dei, ad Deum qui laetificat juventutem meam.* »

Nous nous léchions sans retenue ; encore un plaisir dont j’avais été si longtemps privée, et pendant de si longues années ! (…)

dans la liturgie moderne, cette formule latine a été traduite par «  Je m’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu, la joie de ma jeunesse »

serpent2-6

Plus tard, Xaviera convainc Lucinda de se laisser photographier

Page 184 : Après avoir pris quelques photos, je demandai à Lucinda de repousser l’entrejambe du slip sur le côté, ce qui me donna le premier cliché de sa superbe orchidée rose, puis un deuxième en gros plan. Les pétales en étaient magnifiquement gonflés ; elle les écarta sans que je le lui demande.

serpent2-4Nous montâmes ensuite dans la chambre et Lucinda se déshabilla complètement. Je remarquai qu’il n’y avait pas de voilage à la fenêtre.

- Je déteste les voilages, répondit-elle.

- Mais… et les voisins ?

- Je tire les rideaux la nuit.

La lumière de fin d’après-midi entrait à flots. Pour quiconque nous aurait observées du premier étage de la maison d’en face, la chambre était illuminée comme une scène de théâtre. Ainsi donc, tu es une véritable exhibitionniste, et pas seulement devant un appareil photo. Alors que je prenais des clichés d’elle, offerte sur le lit, il y avait sur son visage un tel mélange de paix et de bonheur que je ne l’avais jamais vue si belle et que j’en devenais, pour ainsi dire jalouse. 

serpent2-2serpent2-5

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Fantasmes et écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 29 septembre 2012 6 29 /09 /Sep /2012 12:15

Donatien MOISDON, l’école du Serpent

Editions écrituriales, mars 2012

serpent

En 1999, Donatien Moisdon ( né en 1939) a déjà publié chez Anne Carrère « La caresse du Serpent », qui avait concouru pour le Prix Fémina.

 

Extrait n° 1

Nous sommes en 1948. Xaviéra a neuf ans et partage ses jeux avec une petite voisine âgée de dix ans et prénommée Nathalie. Parfois, elles jouent à « Reine et Suivante » : à tour de rôle chacune incarne la reine et peut alors exiger tout de sa suivante. La scène se passe dans un bois tout proche du village.

Chapitre III, pages 55-56. C’est à Xaviéra d’être reine. Elle demande alors à Nathalie : « J’aimerais que tu enlèves ton slip ». Nathalie refuse. Alors Xaviéra tente le tout pour le tout :

serpent-5- Si tu avais été la reine et si tu me l’avais demandé, je l’aurais fait.

- Fais-le, alors.

Le cœur battant à tout rompre, je me soulevai légèrement, abaissai mon slip sur mes chevilles, me rassis et ouvris les genoux. Il n’y eut aucune réaction de la part de Nathalie. Elle me regardait intensément, mais son visage demeurait parfaitement impassible puis, lentement, mais sans hésitation, elle ôta son slip, le posa sur le banc à côté d’elle et écarta les jambes à demi. Je n’en croyais pas mes yeux : devant moi s’étalait une vison enchanteresse. Étais-je aussi belle ? Ni Nathalie ni moi n’avions encore de toison. Une mince ligne rose et verticale se poussait entre deux légères lunules de peau blanche. Me fascinaient aussi le haut des cuisses et l’aine avec leur douceur si pâle et si attirante !

Un peu plus à l’aise maintenant, elle ouvrit complètement les jambes. La ligne rose se divisa légèrement comme les pétales d’un bourgeon de tulipe. J’étais fascinée. Nathalie se pencha et se regarda elle-même autant que faire se peut, comme s’il s’était agi d’une nouveauté. Peut-être ne voulait-elle que vérifier ce qui déclenchait l’expression d’émerveillement qui se peignait sur mon visage ou peut-être réagissait-elle simplement comme cela nous arrive à tous quand nous faisons visiter la maison à des amis et que nous la voyons alors avec des yeux neufs. Elle releva la tête et prononça calmement, fermement, avec un grand sourire : « C’est super ! »

serpent4

La dernière rencontre entre les deux jeunes filles a lieu un jour où les parents de Xaviéra se sont absentés pour aller en ville (elle apprendra que c’était pour mettre leur maison en vente). Elles mettent cette absence à profit pour se livrer à leusr ébats dans la chambre des parents.

serpent-3

Pages 66-67

Nathalie se déshabilla la première. Un autre avantage de la chambre de mes parents, avantage qui ne nous était pas venu à l’esprit au début, était la présence de deux grands miroirs sur les portes de leur armoire. Voir l’élégante silhouette de Nathalie apparaître à la porte de la salle d’eau me coupa le souffle. Son corps était si souple, si délicat que j’en avais les larmes aux yeux. Apercevoir, en même temps, sa réflexion dans les miroirs en était presque douloureux. Nous savons, même très jeunes, même si nous sommes incapables de le formuler clairement, que les moments privilégiés de l’existence sont précisément cela : des moments. Rien ne dure et c’est de là que vient toute la tristesse.

Elle s’assit sur le bord de l’édredon et se laissa aller en arrière, si bien qu’elle était étendue en travers du lit. Obéissant à une réaction quasi mystique en face de tant de beauté, je tombai à genoux devant elle, mon visage entre ses jambes mi-ouvertes, à quelques centimètres de sa vulve. Poussée par une force incontrôlable, j’y posai mes lèvres puis, l’habitude des baisers aidant, y insérai le bout de ma langue. Mes mains comme en prière se joignirent presque sur sa poitrine que je caressais en tremblant… 

S’ensuit un très beau tableau amoureux que je vous encourage à découvrir en lisant cet ouvrage.

serpent-2

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Fantasmes et écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 24 septembre 2012 1 24 /09 /Sep /2012 05:29

Une petite série d'images où Blanche-Neige n'est pas si innocente qu'on veut nous le faire croire !

bn-1bn-2bn-3bn-4bn-5bn-6bn-7bn-8bn-9bn-10

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Arts érotiques
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 12 septembre 2012 3 12 /09 /Sep /2012 07:14

Pour la reprise du blog, je vous ai déniché quelques images où l'on voit que notre Lucien la Chance national est aussi un maître de la baise !

lucky-luke-07lucky-luke-01lucky-luke-03lucky-luke-04lucky-luke-05lucky-luke-06

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Arts érotiques
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 3 septembre 2012 1 03 /09 /Sep /2012 17:11

Je dispose de très peu d'informations sur l'auteur, Jeanne CHARDON ( peut-être née en 1931). La seule référence que j'ai dénichée se trouve dans un discours prononcé à Dijon en 2004 par François Rebsamen en hommage à un certain Jean racine,(membre fondateur de SNPDES). Voici les paroles du maire de Dijon : "Comme collaboratrice, (dans les années 70) vous avez à vos côtés la poétesse Jeanne CHARDON, épouse du poète Jacques RIVIERE"

clit1

Clitoris


Tes lèvres larges, douces, ta langue
Ta main comme un enfant qui naît
Mais doucement sans faire mal.
Plaisir, troupeau de chèvres et de boucs
Ils grignotent partout de jeunes pousses
Le long de nos veines, profondes artères
A fleur d'épiderme
Capillaires
Leurs fuites, galopades, narines veloutées
Baveuses
Débusquent les serpents dans l'herbe du derme
A travers tout le corps
Je les appelle
Les rassemble
Et les mène à la source
Où ton sperme jaillit.

 

in Piquants, duvet et graines folles (Ed. Breton, 1976)
cité in L'Erotisme dans la Poésie Féminine (Pierre Béarn, Ed. Pauvert, 1993, p. 328)

clit

Petite annonce

 

Cherche homme tendre
à caresser
Cherche homme caressant.
Cherche homme
pour l'amour.
Pas pour le mariage.
Pas pour la vie commune quotidienne.
Pas pour le bricolage.
Pas pour le fric
Pas pour le soutien moral-social.
Seulement pour
l'amour.

clit2

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Arts érotiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 29 août 2012 3 29 /08 /Août /2012 10:11

Le trio des Pieds Nickelés fut créé par FORTON en 1908. Les aventures de Ribouldingue (le barbu), Filochard (le borgne) et Croquignol (l'homme au long nez) connurent un succès immédiat. Après la mort de leur créateur en 1934, les personnages furent repris par Aristide Perré ( 1934-1938), A.G Badert (1938-1940) puis par René Pellos après la guerre. Sous le crayon de Pellos, ils perdirent peu à peu leur causticité de joyeux drilles sans scrupule et sans morale. Enfin, à partir de 1981, ce fut Louis Pesch qui prit le relais.

Paradoxalement, il existe peu de parodies érotiques de leurs aventures, alors que la matière ne manquait pas. (Du temps de Forton, Ribouldingue fut par exemple marié à une africaine nommée Manounou)

La planche en noir et blanc que je vous propose est tirée d'une parodie intitulée "Les Pieds Nickelés font des bougreries" et date sans doute de l'époque de la première guerre mondiale). Quant à la seconde vignette, beaucoup plus classiquement hard, je l'ai trouvée récemment sur le net et je ne possède aucun renseignement sur ses origines ( je suis évidemment preneur de toute image ou information pour enrichir cet article)

Note : les renseignements précédents sont tirés de l'excellent et très documenté article paru dans le numéro 16 de Fascination et signé Félix LECHAT

pieds-nickeles2pieds-nickeles

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Arts érotiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 21 août 2012 2 21 /08 /Août /2012 11:35

Boris VIAN, « Les fourmis »

Recueil de 11 nouvelles parues pour la première fois en 1949 aux Editions du Scorpion. Dernière édition par J.J Pauvert ( Livre de Poche n° 14782)

fourmis

Extrait de la nouvelle « L’écrevisse »

Jacques Théjardin, instrumentiste dans un orchestre, est malade. Il tousse. Sa logeuse monte lui apporter une tisane.

fourmis-1«  Elle n’avait plus qu’un étage à gravir. C’était une belle grosse femme de trente-cinq ans dont le mari, prisonnier en Allemagne pendant des mois et des mois, s’était établi poseur de barbelés sitôt revenu chez lui, car c’était bien son tour d’enfermer les autres. Il bouclait des vaches en province à longueur de journée et donnait rarement signe de vie. Elle ouvrit la porte sans frapper et fit un grand sourire à Jacques. Elle tenait un pot de faïence bleue et un bol qu’elle posa sur la table de nuit. Sa robe de chambre bâilla sur des ombres moussues lorsqu’elle se pencha pour arranger les oreillers, et Jacques perçut le fumet violent de son mystère barbu. Il cligna des yeux, car l’odeur le frappait de face, et désigna du doigt la place incriminée.

- Excusez-moi, dit-il, mais…

Il s’interrompit, en proie à une quinte violente. La logeuse, sans comprendre, se frictionnait le bas-ventre.

- C’est… votre… chose… conclut-il.

Pour qu’il rie, elle saisit à deux mains l’objet hilare et lui fit imiter le bruit du canard fouillant dans la vase ; mais, ne voulant pas faire tousser Jacques, elle referma bien vite sa robe. Un faible sourire détendit le visage du garçon.

- En temps normal, expliqua-t-il pour s’excuser, j’aime assez ça, mais j’ai déjà la tête si pleine de bruits, de sons et d’odeurs…

- Je vous verse du tilleul ? proposa-t-elle, maternelle.fourmis-2

Comme elle lâchait les pans pour lui donner à boire, ils s’écartèrent de nouveau ; Jacques taquinait la bestiole du bout de sa cuillère, et, soudain, cette dernière fut happée d’un coup. Il rit si fort que sa poitrine se déchira. Courbé en deux, suffoquant, il ne sentait même pas les tapes douces et rapides que la logeuse lui administrait sur le dos pour qu’il s’arrête de tousser.

- Je ne suis qu’une bête, dit-elle, se grondant de l’avoir fait rire. Je devrais bien penser que vous n’avez pas le cœur à jouer.

Elle lui rendit sa cuillère et lui tint le bol pendant qu’il buvait, à petites gorgées, le tilleul au goût de fauve qu’il tournait en même temps pour mélanger le sucre »

(Plus tard dans la journée, le chef d’orchestre vient rendre visite à Jacques pour s’enquérir de sa santé)

- Bonjour, dit-il. Alors, tu vas mieux ?

- Je me lève à l’instant, dit Jacques. Je suis mou.

- Ça sent drôle dans l’escalier, dit le chef.

- C’est la logeuse, dit Jacques. Elle ne ferme jamais sa robe.

- Ça sent bon, dit le chef. Ça sent le garenne.

fourmis-3

Commentaire : je vous recommande la lecture de ces délicieuses nouvelles où Boris Vian nous donne une véritable démosntration de ses talents de narrateur et surtout de son sens de l'humour, parfois noir, où il utilise à la perfection les métaphores, le chiasme et l'oxymore

fourmis-4Pour clore l'article, voici un beau tableau de Goerges DELFAU, rien que pour le tilleul !

 

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Arts érotiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Avril 2025
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30        
<< < > >>

Archives

Créer un blog sexy sur Erog la plateforme des blogs sexe - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés