lectures x

Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 09:45

Poème de Pierre Motin ( 1566-1612)

 Très bel hommage rendu aux femmes mûres. Les estampes japonsaises avec leurs sexes surdimensionnés sont aussi un hymne à la générosité du sexe féminin

 

Ces petits cons dont l’on fait fêtep-motin1

Où le vit ne met que la tête

N’assouvissent point mon désir ;

J’aime les cons de belle marge

Les grands cons qui sont gros et larges,

Où je m’enfonce à  mon plaisir.

 

Foutre des cons de ces pucelles

Serrés comme des escarcelles

Où le vit n’est en liberté !

J’ai dans le con de ma voisine

Ma chambre, antichambre et cuisine,

Logis d’hiver, logis d’été.

 

p-motin2

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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 17:49

QU’Y A-T-IL ?

à Jacques Pré-vence

 

Premièrement :

Il y a beaucoup de mérite à épouser une femme plus jeune que soi

Il y a beaucoup de mérite à épouser une femme

Il y a beaucoup de mérite à épouser

Il y a beaucoup de mérite

Sans compter les emmerdements.

 mariage-vian2

Deuxièmement :

Il y a beaucoup de mérite à épouser une femme plus vieille que soi

Il y a beaucoup de mérite à épouser une femme

Il y a beaucoup de mérite

À épouser

Il y a beaucoup de mérite

Sans compter qu’il y a des emmerdements.

mariage-vian1

Troisièmement :

Il y a beaucoup d’emmerdements

Sans compter le mérite d’épouser une femme.

mariage-vian3

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Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 09:42

SOUS LE BANIANb-vian-banian5

Juin 1946

(les fautes d'orthographe sont d'origine)

Ouvrir au jour sa fenêtre

Et pisser sur les passants

Ça c’est amusant.

 

S’en aller à la campagne

Se chatouiller, à plat dos

Loin du gars Bidault.

 

Entreprendre un safari

Et chasser le gonocoque

Du haut Orénoque.

 

Nager dans l’eau savonneuse

Et souffler avec son culle

Pour y faire des bulles.

 

Annuler une tantouze

En lui coulant un bouchon

Avec du béton.

 

Relever des robes bleues

Et glisser une main mâle

Au milieu des poiles.

 

Pétrir les seins d’une filleb-vian-banian4

Sous un chandail opéra

De laine angora.

 

Monter sur la guillotine

Pour y poser un étron

Gras, fumant et rond.

 

Dans un chemin de traverse

Manger des fraises des bois

Juste toi et moi.

 

Et pour servir la patrie

Te baiser toute la vie

C’est ça la vie.

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Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 10:55

Boris VIAN : CHATTERIE

Aux Scorpions

Ce poème est encore extrait du recueil "Cantilènes en gelée"

b-vian-banian1-a la cathedrale d eau du zambreze

Quand j’avais douze ans, on descendait

Tous en bande vers la Pointe-à-Pitre

On cueillait des sapotes et des mombins

Sur le bord de la route jaune

Et les oiseaux jouaient à chat perchéb-vian-banian2

En criant des vieux airs créoles

La vie était en forme de dragée

Il n’y avait rien que de très doux

Et, tout de même, plein de substance…

 

Ma nourrice me prenait dans ses bras

À douze ans j’étais aussi grand qu’elle

Mais j’aimais encore tenir dans ma bouche

La pointe ronde et noire de ses beaux seins lourds

Nous nous étendions derrière les cannes

Le vent bruissait parmi leurs feuilles longues

Aiguës et poudrées de soie rêche

Ma nourrice était toujours nue

Et moi, toujours déshabillé

Aussi, nous nous entendions bien

Elle avait une odeur sauvage

Et des dents blanches plein la figure

La terre sentait l’orbenipellule

Et les fleurs de Kongo brûlant

Nous recouvraient de leur pollen orangé.

Pendant trois saisons, j’ai eu douze ans

Parce que j’aimais tant ma nourrice

Je ne pouvais pas la quitter

Ma peau prenait des reflets bruns

Brûlée au soleil de la sienne

Je la touchais avec toutes mes mains ensemble

Les mains de mes yeux, celles de mon corps

Et nos membres fumaient dans l’air veine de noir.

 

Je ne sais comment deux allumettes

Peuvent s’emmêler, mais je sais

Que nous étions bien droits l’un contre l’autre

Comme deux allumettes ; et au bout d’un instant

Un chat n’y aurait pas retrouvé ses petits…

 

D’ailleurs

Il savait bien que ses petits n’étaient pas là.

b-vian-banian3nu Jean Moulin2

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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 10:56

Violette LEDUC, La Bâtarde

Violette Leduc est née en 1907 et décédée en 1972

Editions Folio Gallimard, 1964

Page 49. Violette a une dizaine d’années

«  Je traînais, je me sauvais avec les garçons, je m’instruisais dans les cahiers de chansons qu’échangeaient Céline et Estelle. Ne l’ouvre pas, surtout ne l’ouvre pas, me dit Céline en me confiant à la nuit tombante un cahier différent des autres. Je devais l’apporter à une de leurs amies, dissimulé sous mon tablier. Ma mission me coupait le souffle. J’entrai dans le verger saccagé à côté de notre maison. (…) J’entrai dans les mauvaises herbes les plus hautes, j’ouvris le cahier. Une femme racontait sa nuit de noces, elle comparait à une anguille le sexe d’un homme dans le sexe d’une femme. Je ne comprenais pas : je refermai l’étrange cahier, je tombai à plat ventre dessus. Je n’imaginais rien ou plutôt j’imaginais trop. Je voyais des anguilles chez les poissonniers : j’imaginais la virilité sinueuse sous le pantalon, depuis le nombril jusqu’à la cheville. »

batarde0

Page 50

« Aimé Patureau, (le fils des voisins) adolescent de dix-sept ans au joli visage rond, aux bandes molletières sablonneuses, se blessa au pied. Le voir seul dans la maison de ses parents pendant que ceux-ci travaillaient dehors, voir sa jambe allongée sur une chaise dans le silence d’une salle à manger m’interloquait. Nous conversions, moi debout près de sa jambe malade. Sa main légère monta sous ma jupe. Aimé Patureau me ratissait avec la grâce d’un page, l’horloge villageoise sur la cheminée sonnait les demi-heures, les quarts d’heure. Je le regardais, il me regardait. Je ne lisais rien sur son visage, il ne lisait rien sur le mien puisque je n’éprouvais rien. Le péché, c’était le feu aux joues. »

batarde1-2agesMartin Van Maele - La Grande Danse macabre de

Page 123. Quelques années plus tard, premières nuits saphiques au pensionnat avec Isabelle

«  Je me glissai dans le lit. J’avais eu froid, j’aurais chaud.

Je me raidis, de craignis de froisser sa toison. Elle me forçait, elle m’allongeait sur elle : Isabelle voulait l’union de nos épidermes. Je récitais mon corps sur le sien, je baignais mon ventre dans les arums de son ventre, j’entrais dans un nuage. Elle frôla mes hanches, elle lança des flèches étranges. Je me soulevai, je retombai.

Nous écoutions ce qui se faisait en nous, ce qui émanait de nous. Des couples nous cernaient, Le sommier gémit.(…) La main suivait les veines, descendait. La main s’arrêta. Mon pouls battait contre le mont de Vénus d’Isabelle. »

batarde2

Page 239. Violette partage maintenant la vie d’Hermine, une jeune institutrice

« La vie en hôtel meublé excite. Le mobilier se compte sur les cinq doigts de la main, il nous délivre de la peine des déménageurs. Ce qui se loue allège. C’est la transition entre le dénuement et la possession. Une chambre d’hôtel meublé est l’aboutissement d’une salle d’attente. Cloisons entre les chambres, résonances maudites, résonances aphrodisiaques, communauté d’alvéoles, contagion de la bagarre, du rut, du drame. Nous recommençons l’amour avec nos voisins les amants. Nos semblables en gueulant se précisent, ils nous donnent l’ivresse, la rage. Promiscuité, pénétrations, mirage d’une communauté, voilà l’hôtel meublé. »

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p 313. Hermine et Violette ont besoin d’argent. Violette persuade Hermine d’accepter de suivre avec elle un vieil homme riche dans un hôtel. Ils boivent d’abord du champagne.

« L’alcool ce jour-là me transformait en faune. Je promettais à Hermine des sensations extravagantes Brisée, elle m’écoutait, elle me regardait dans le miroir.

- Je veux bien mais il faut qu’il s’en aille, a gémi Hermine.

Il est sorti.

 C’est à ce moment-là que j’ai suggéré à Hermine de se déshabiller. Elle pleura sur sa misère et sur sa docilité pendant que je l’aidais à se dévêtir de ses principes.

Il arriva sur la pointe des pieds. Impossible d’imaginer un homme plus vêtu, plus correct, plus enfermé dans le sur mesure. Je me déshabillai sans me quitter des yeux dans le miroir.

Et c’est au miroir qu’il a dit avec froideur :

- Vous ressemblez à un saint Sébastien.

Un compliment est un tremplin.

Couchée sur le ventre, Hermine m’attendait. J’ai jeté le drap, j’ai oublié l’inconnu, j’ai oublié Hermine pour mieux l’adorer après l’avoir sacrifiée.

- Aimez-la. Je ne vous demande pas autre chose, ai-je entendu avant que je plonge.

Ferme les yeux, ne les regarde pas, ils ne te verront pas, disais-je à Hermine lorsque ses yeux rencontraient dans les miroirs le visage affairé de l’homme au plafond.

La main décharnée me donnait une coupe de champagne lorsque je ruisselais. »

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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 08:28

« La lecture est une porte ouverte sur un monde enchanté » (François Mauriac)

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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 07:12

Lucia Etxebarria

De l’amour et autres mensonges, 2001

10/18, domaine étranger

extebarria-couv

Extrait pages 158-159

Ruth, jeune cinéaste madrilène branchée, tombe éperdument amoureuse d’un obscur poète provincial qui se fait appeler Juan Angel de Seoane….

extebarria1«  Le temps devint total comme un océan. Un océan qui n’étanchait pas la soif. Un océan abyssal où Ruth plongeait tremblant comme une goutte, comme une vague faite de toutes les vagues, d’eau fouettée par son propre poids, versée sur la rose jointure de ses jambes, là où son sexe palpitait, un turbulent fleuve en crue, un flot qui inondait l’obscurité, dessinait sur les draps une carte de fluides et de cheveux étalés.

Comment décrire une chose pareille ? La douce langueur des sens qui enivrait la conscience de Ruth, qui la balançait avec une douceur infinie, les lumières bleutées qui éclairaient les jouissances de cette lutte pantelante, paupières closes qui tremblaient sous l’étreinte, et tout paraissait bonheur jusqu’à la mort, paix jusqu’au néant. Entre un homme et une femme, entre une seconde et celle d’après s’ouvraient d’immenses espaces que la pensée ne pouvait embrasser, des mondes entiers qui les emplissaient. Ruth se trouvait dans un temps arrêté, elle marchait dans l’infini tel le soleil, elle roulait comme l’océan sur son lit de sable, et son corps n’était plus un corps mais une voile intrépide qui filait, gonflée par la tempête. Impossible d’appréhender la chaleur de l’instant ou les feux qui embrasaient la peau de Ruth. Tout tournoyait et vacillait dans une ultime frénésie, une ivresse de vie, une danse fébrile de démons soûls et ruisselant de sueur, une musique étrange et hypnotique qui bourdonnait en elle, son corps vrillé comme celui d’un serpent frappé par la foudre. Ruth qui hurlait, gémissait, se convulsait, hors d’elle, qui mordait les draps et griffait le bois du lit, maîtresse de la dissonance, de l’âpre contrepoint, maîtresse de son sexe, diapason de chair qui marquait la mesure, qui s’ouvrait et se refermait à un rythme purement animal, tunnel qui emprisonnait en se contractant. Puis Ruth mourut doucement, heureuse, et le calme revint. Des pulsations annoncèrent le coup de fouet imminent du sperme. Toute cette série de sensations invisibles débouchait sur un spectacle banal et visible : rien n’avait été inventé ; depuis des siècles, des hommes et des femmes avaient joué à composer au lit d’énormes et grotesques insectes à huit pattes. »

extebarria2

Commentaire : J’ai choisi ce passage pour le contraste entre l’intensité sensuelle de l’accouplement et le cruel désenchantement de la situation finale, de l’infinie tristesse de la chair après le délire des sens. Les amateurs des films d’Almodovar retrouveront dans ce volumineux roman de 500 pages quelques traces de l’univers du cinéaste

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Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 09:53

CHANSON GALANTE

 ( toujours tirée du recueil "cantilènes en gelée")

 

Je voudrais te renverserbvian-chansongalante1

Où tu sais

Un pot de Khonfiture

De groseilles de saison

Ma Lison

Bien rouges et bien mûres.

 

À coups de langue mutins

Le matin

Je prélèverai ma dose

Et tu prendras en retour

Mon amour

Ta ration de gyraldose.

 

bvian-chansongalante2

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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 09:41

Sophie CADALEN, « Jazz » in « Femmes amoureuses » (nouvelles érotiques) Editions Blanche 2005 (Pocket 12558)

Elle a 45 ans, elle a invité Denis, 22 ans, à partager un dernier verre…

jazz1-copie-1

«  Elle se glisse à ses pieds, se met à genoux devant lui, pose le verre dont il n’a su se défaire. Elle ouvre on pantalon et le lui enlève avec toute l’autorité de sa fièvre. Toujours assis sur le canapé, il se laisse déshabiller par cette mère impatiente qui presse le mouvement. Elle lui ôte le slip. S’arrête et contemple la verge presque trop grande jazz2-copie-1pour ce corps si frêle. Lui-même ne la connaissait pas si arrogante. Elle la caresse, en évalue la pression, décide de lui épargner une fellation qui, elle en est sûre, abrègerait leurs ébats d’une irrépressible éjaculation.  Elle se rassoit sur le canapé, sur lui, sur sa bite. À califourchon, elle s’enfile, preste et fluide, sur l’engin dressé. Le jeune homme est avalé par la femme, aspiré en des profondeurs inconnues, effrayantes, mais tellement bonnes, tellement mouillées, tellement souples et tellement tièdes. Elle s’enfonce doucement, s’écrase sur lui, mêle sa toison à la pilosité clairsemée de Denis, cherche à l’emmener plus loin en elle, jusqu’à buter sa matrice, jusqu’à la défoncer. Il fourrage à nouveau ses seins pendant qu’elle se lève et se rassoit, qu’elle va et vient le long de sa verge, qu’elle se lime et s’énerve au rythme de ses reins. Sa cadence est rageuse, elle veut jouir, jouir, jouir, elle veut décoller, elle veut s’envoler sur la piste de cette queue, elle veut s’immoler sur cette torche, cadeau d’un ciel auquel elle ne croit pas.

Le jeune homme ne résiste pas aux accélérations du bassin qui l’engloutit et le vomit, qui l’assaille vigoureusement. Il décharge soudain, la transperce de sa semence, il s’épanche et se répand en elle, tout au fond d’elle, jusqu’au bout d’elle. »

jazz3Commentaire : recueil de nouvelles très inégal, comme c’est souvent le cas dans ce genre de compilation. Certaines histoires sont vraiment excitantes, d’autres s’apparentent plutôt à des exercices de style ( un peu forcés et artificiels) et n’ont d’érotique que le nom de leurs auteures

jazz3-copie-1

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Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 13:36

LES ISLES

À Lucien Coutaud,

Le 9 février 1948

( poème toujours extrait du recueil "Cantilènes en gelée")

 vian-lesisles

Il y a des isles dans la mer Noire

Elles sont en pierre froide et pâle

On y est toujours tout seul

Et on entre dans des châteaux

Pleins de chambres dans des murs

Et on trouve des femmes molles

Des grosses femmes blanches douces

Etalées sur des lits ouverts

Il monte un fumet de leurs poils

En minces volutes frisées

Bleu dans l’air incolore des chambres

Il ne faut pas s’arrêter

Car elles sont là, elles attendent

Elles peuvent faire n’importe quoi

Elles prennent toutes les formes

Elles coulent comme de l’eau.

Il ne faut pas aller dans les isles de la mer Noire

Il vaut mieux acheter du jambon.

vian-lesisles3

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