lectures x

Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 09:38

André BRETON, L’union libre ( 1931 )

Magnifique poème surréaliste dédié à la beauté du corps de la femme aimée.

 breton-rodin aquarelle 2

Ma femme à la chevelure de feu de bois

Aux pensées d’éclairs de chaleur

À la taille de sablier

Ma femme à la taille de loutre entre les dents du tigre breton4-1

Ma femme à la bouche de cocarde et de bouquet d’étoiles de dernière grandeur

Aux dents d’empreintes de souris blanche sur la terre blanche

À la langue d’ambre et de verre frottés

Ma femme à la langue d’hostie poignardée

À la langue de poupée qui ouvre et ferme les yeux

À la langue de pierre incroyable

Ma femme aux cils de bâtons d’écriture d’enfant

Aux sourcils de bord de nid d’hirondelle

Ma femme aux tempes d’ardoise de toit de serre

Et de buée aux vitres

Ma femme aux épaules de champagne

Et de fontaine à tête de dauphins sous la glace

Ma femme aux poignets d’allumettes

Ma femme aux doigts de hasard et d’as de cœur

Aux doigts de foin coupé

Ma femme aux aisselles de martre et de fênes

De nuit de la Saint-Jean

De troène et de nid de scalares

Aux bras d’écume de mer et d’écluse

Et de mélange du blé et du moulinbreton1

Ma femme aux jambes de fusée

Aux mouvements d’horlogerie et de désespoir

Ma femme aux mollets de moelle de sureau

Ma femme aux pieds d’initiales

Aux pieds de trousseaux de clés aux pieds de calfats qui boivent

Ma femme au cou d’orge imperlé

Ma femme à la gorge de Val d’or

De rendez-vous dans le lit même du torrent

Aux seins de nuit

Ma femme aux seins de taupinière marine

Ma femme aux seins de creuset de rubis

Aux seins de spectre de la rose sous la rosée

Ma femme au ventre de dépliement d’éventail des jours

Au ventre de griffe géante

Ma femme au dos d’oiseau qui fuit vertical

Au dos de vif-argent

Au dos de lumière

À la nuque de pierre roulée et de craie mouillée

Et de chute d’un verre dans lequel on vient de boire

Ma femme aux hanches de nacellebreton3

Aux hanches de lustre et de pennes de flèche

Et de tiges de plumes de paon blanc

De balance insensible

Ma femme aux fesses de grès et d’amiante

Ma femme aux fesses de dos de cygne

Ma femme aux fesses de printemps

Au sexe de glaïeul

Ma femme au sexe de placer et d’ornithorynque

Ma femme au sexe d’algue et de bonbons anciens

Ma femme au sexe de miroir

Ma femme aux yeux pleins de larmes

Aux yeux de panoplie violette et d’aiguille aimantée

Ma femme aux yeux de savane

Ma femme aux yeux d’eau pour boire en prison

Ma femme aux yeux de bois toujours sous la hache

Aux yeux de niveau d’eau de niveau d’air de terre et de feu.

  breton2

 

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Arts érotiques
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 19:39

L’extrait qui va suivre, tiré du « Livre des amours galantes » m’a été adressé par Bruno C. lecteur fidèle et avisé de ce blog. Qu’il en soit ici remercié !

« Livre des amours galantes », Ed. Ph. Picquier 2000, poche 2004, avec copies d’estampes en noir et blanc.

Auteur Ryutei Tanehiko (1783-1842)

Ecrivain victime de la censure.

Pour illustrer ce passage, j’ai choisi des estampes de Kitagawa Utamaro (1753-1806), grand peintre japonais contemporain de Ryutei Tanehiko.kitagawa-utamaro12

Pages 74-76


 « A peine lui caressait-il la jambe, elle s'embrasait. Tout particulièrement aujourd'hui, le spectacle qu'il lui avait été donné de voir dans la barque [ des amants, observés à la longue-vue] avait mis à fleur de peau sa sensibilité, et que Jihei la prît à ce moment lui causait un bonheur encore plus intense. « Je viens, je viens, c'est bon ! » aurait-elle voulu crier, mais elle craignait de ne plus être aimée en montrant une aptitude trop grande à jouir.

 kitagawa-utamaro

Elle s'appliquait à ne pas s'oublier, tentait d'étouffer ses râles, résistait à l'envie de mordiller l'homme au visage et se contentait de se laisser faire, les  yeux  clos,  dans  un  abandon  total.  Tout  en contemplant cette beauté pleine de pudeur, Jihei la pénétra peu profondément d'abord, puis il finit par enfoncer sa lance. Elle jouissait avec ferveur.

 kitagawa-utamaro4jpg

 Comme elle avait plus de vingt ans, les poils de sa toison étaient drus, mais elle n'avait pas connu beaucoup d'hommes et l'intérieur était aussi doux que le velours de l'écrin d'une jeune fille de seize ou dix-sept ans. Elle avait appris des servantes de la résidence la manière de combler l'homme. Elle remuait les reins d'un air craintif, mais avec douceur, et plus que le plaisir que donne la femme rompue à la chose, qui sait onduler avec art et prendre des initiatives, c'est l'inexpérience qui est délicieuse... La sève longtemps contenue avait commencé à couler dès le début. Une attention quelque peu éveillée permettait de prendre vite conscience que l'intérieur était étroit et encore plus pulpeux que la langue. Les lèvres gonflées s'ouvraient en frémissant comme pour s'enrouler autour du membre qui s'enfonçait dans un va-et-vient continu. L'homme avait l'impression d'être aspiré à l'intérieur du fourreau qui se resserrait autour de lui. Plus le moment approchait, plus le visage de la femme qui jusque-là était empreint de douceur devenait tendu. A la fin, les paupières se fermèrent, la bouche s'arrondit, le corps entier se contracta. Les parties secrètes s'ouvrirent d'un coup, libérant la sève qui s'écoula longuement.

kitagawa-utamaro-10

Le plaisir la faisait gémir doucement, elle connaissait l'extase. Jihei avait à cœur d'assouvir 0-Haru et il mit en oeuvre une variété de ressources de lui seul connues, si bien qu'après avoir été travaillée pendant une demi-heure, son souffle d'abord discret était devenu sonore ; le visage défait, elle haletait. Elle connut l'orgasme trois ou quatre fois. A présent, l'homme n'en pouvait plus. Mettant une main sur le dos de la femme, il la releva et lui-même assis, il fourra sa main libre dans la moniche toute glissante, dans un va-et-vient incessant. Certain que la femme appelait la caresse de tout son être, il enfonça deux doigts au tréfonds de son intimité, à l'endroit le plus sensible. 0-Haru était au paroxysme de la volupté :

« Mais, méchant ! Ça y est, je jouis ! Quel bonheur ! »

Sa voix ressemblait au premier chant du rossignol. Comme la glace fond dans la vallée, les cuisses de l'homme furent inondées. Il eut pitié d'elle et, tirant à lui le jupon, il l'essuya lui-même.

« Quel délice que cette chair dont la liqueur d'amour a refroidi la brûlure ! Voilà bien une chose que l'argent ne peut pas acheter ! Cette fois, l'envie me dévore, fais-moi jouir lentement ! » La bouche enduite de salive, elle avance une langue humide qu’elle lui donne à sucer. « Mais c'est que tu sais y faire maintenant ! » Elle presse ses fesses sur l'homme. « Allons, plus fort, oui, comme ça ! Tu vois, quand je mets mes mains sous tes fesses, tu  soulèves  tes  hanches  tout  naturellement. Maintenant, il est temps que tu te serves toi-même de tes reins ! Je croyais que tu avais grossi, mais tu es légère comme une plume. Comme tes cuisses sont blanches ! Il est vrai que nous faisons toujours l'amour dans le noir... C'est la première fois que je vois ta peau nue ! »

 kitagawa-utamaro2

 0-Haru reste silencieuse, qu'il la caresse ou la lutine.  À nouveau, son visage s'empourpre légèrement quand elle se pend au cou de l'homme et reste rivée à lui. Ses jambes entourent les reins masculins, et les mignons pouces blancs de ses pieds se contractent dans le plaisir. En même temps, l'intérieur du manchon devient brûlant et le bien-être est indicible. Jihei lui dit :

« Cette fois, on va jouir tous les deux en même temps ! » Il se cambre sous elle et la pénètre avec force, elle caracole impétueusement... Honteuse, elle gémit à n'en plus pouvoir. Ah ! Les deux élixirs charmants et tendres s'écoulent en même temps. Enfin, elle ouvrit les yeux mais garda le visage détourné. Au moment où elle saisissait les mouchoirs de papier préparés pour le soir, la voix de 0-Kimi [la bonne] leur parvint de la pièce voisine : «Kinosuke-San vient d'arriver.»

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Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Arts érotiques
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 07:57

FATY, Mémoires d’une fouetteuse (récit) Editions J.J. Pauvert, 1991

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L’ouvroir
- Tu n’es qu’une putain ! Nous allons t’éduquer en putain, user de toi comme d’une putain ! Mais d’abord, nous allons te dépuceler vraiment, t’enculer au gode et t’élargir pour que tu aies un gros cul bien ouvert… Désires-tu qu’on t’élargisse ?
- Oui, maîtresse ! Féminisez-moi bien : bas résille, bottines à très hauts talons, guêpière étroite qui me contraigne sévèrement, me forme, fasse remonter le ventre et les fesses.
Il devra être évident aussi bien par les liens que par la trace des lanières et l’habillement, que je suis une chose dont on se sert selon son bon plaisir.

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Je devrai, j’insiste, être ouverte et élargie afin de devenir facile à pénétrer et à fouiller. Je devrai être aussi dépucelée sévèrement, c’est encore là une intronisation importante à l’esclavage. Le cul sera bien préparé, massé au poivre de Cayenne ou simplement tracassé au martinet, puis bien graissé afin de prendre un premier gode d’un diamètre déjà plus épais que la moyenne.

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Pour ce faire, je serai strictement attachée, offerte et bâillonnée. Je devrai me sentir bien prise et bien violée ( Il existe, je le signale, des enculeuses à moteur). Puis, progressivement, pendant mon dressage, je serai pénétrée de godes de plus en plus épais. À vous de décider de la réceptivité que je devrai atteindre. On lit, dans les revues spécialisées, que certains peuvent recevoir des godes de 6,7,8 voire 9 centimètres de diamètre.

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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 07:25

Paul ELUARD, L’AMOUREUSE « Mourir pour ne pas mourir », 1924

Elle est debout sous mes paupièreseluard1
Et ses cheveux sont dans les miens
Elle a la forme de mes mains
Elle a la couleur de mes yeux
Elle s’engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s’évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.

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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 11:15

JEAN DE LA FONTAINE. La jument de Compère Pierre (extrait )
Compère Pierre se lamente de sa misère. Messire Jean, curé charlatan, le persuade qu’il peut métamorphoser Magdeleine, la jeune et charmante épouse de Pierre, en jument, assurant ainsi la fortune de Pierre. Pour que la magie opère, il faut que la femme soit nue et que Pierre ne dise mot. Voici donc Jean « opérant » sur Magdeleine.


«  ...Disant ces mots il ôte la chemise,lafontaine-fragonard-jument
Regarde faire, et ses lunettes prend.
Messire Jean par le nombril commence,
Pose dessus une main en disant :
«  Que ceci soit beau poitrail de jument. »
Puis cette main dans le pays s’avance.
L’autre s’en va transformer ces deux monts
Qu’en nos climats les gens nomment tétons ;
Car quant à ceux qui que l’autre hémisphère
Sont étendus, plus vastes en leur tour,
Par révérence, on ne les nomme guère ;
Messire jean leur fait aussi la cour,
Disant toujours pour la cérémonie
« Que ceci soit telle ou telle partie,
Ou belle croupe, ou beaux flancs, » tout enfin.
Tant de façons mettaient Pierre en chagrin ;
Et ne voyant nul progrès à la chose,
Il priait Dieu pour la métamorphose.
C’était en vain ; car de l’enchantement
Toute la force et l’accomplissement
Gisait à mettre une queue à la bête :
Tel ornement est chose fort honnête.
Jean ne voulant un tel point oublier
L’attache donc : lors Pierre de crier… »


Ce faisant, Pierre rompt le charme et la belle Magdeleine ne se transformera pas en jument pour le plus grand bonheur de Pierre, qui finalement préférera sa compagne telle qu’elle est !

Ce conte a inspiré de nombreux illustrateurs. En voici quelques exemples !

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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 08:17

YVES NAVARRE, Le temps voulu, éditions Flammarion, 1979
Page 63
Souvenir impérissable : lequel d’entre nous n’a pas éprouvé la même émotion, la même fièvre après sa première éjaculation ? Rappelez-vous, votre première fois, c'était où, quand, comment ?

navarre4
«  Je suis né quand j’ai « juté » pour la première fois. Sur mon lit, dans ma chambre, un dimanche après-midi. Le lendemain, j’aurais cogné le lycée tout entier. J’avais douze ans. Je pouvais m’envoler, partager, offrir et recevoir. J’étais normalement constitué. La preuve !
Petite larve, tout mon corps répondait. Je n’ai jamais tant frissonné que ces premières fois-là. Je jouissais en claquant des dents. Je ne rétorquais plus rien à mes sœurs quand elles se moquaient. Je prenais un air supérieur. Je guettais les premiers poils au bas de mon ventre, sur le sternum et sur les jambes. Je grandissais. J’étais de plus en plus à leur hauteur, à table. Je ne me suis jamais tenu aussi droit. J’avais les yeux battus. J’attendais.»


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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 07:16

Régine DEFORGES, 101, avenue Henri Martin, éditions Ramsay , 1983
Fin du chapitre 3 : scène d'un grand classicisme

deforges1-2
«  Négligeant de lui répondre, François retira la lourde robe de chambre d’un seul geste. Nu, le sexe dressé, les jambes écartées de chaque côté d’elle, il la dominait de toute sa taille. Léa ne put réprimer un frémissement voluptueux. Il ressemblait au brigand qu’elle rêvait de rencontrer au détour des allées forestières des landes lorsqu’elle était petite.


deforges2Elle porta la main au creux de ses cuisses. François tomba à genoux devant cette petite main crispée, et déplia doucement les doigts et posa ses lèvres à leur place. Sous cette langue qui la fouillait, elle se cambra pour mieux s’offrir. Le plaisir la surprit avec une violence qui la fit crier et s’agripper aux cheveux de son amant. Comme à regret, il releva le tête, contemplant ave un bonheur qui marquait son visage, le bouleversant résultat de ses caresses. Puis s’allongeant sur elle, il la pénétra doucement. »

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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 13:33

Claire CASTILLON, Le Grenier, Editions Anne Carrière ( 2000 )

Le Grenier est le premier roman publié de Claire Castillon ( née en 1975) et, pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. Le récit est passionnant de bout en bout, écrit dans une langue d’une grande vivacité. Bref, une oeuvre à ne pas manquer !

Pour résumer sans trop déflorer le contenu du récit : la narratrice est follement éprise de Simon. Mais Simon est marié et papa. Elle souffre et il ne s’en rend pas vraiment compte, ou ne veut pas le savoir.

grenier2

Extrait :

«  Simon, il faut que tu me baises immédiatement sur ce lit d’hôpital, pendant qu’il y a promenade. J’ai perdu mon grenier et je ne peux sortir d’ici sans m’en être fait greffer un autre. Alors, vas-y.

Quoi pas ici ? Et tu voudrais qu’on fasse ça où ? Il n’y a pas d’autre solution. Ça va se passer ici et maintenant, et en cinq minutes encore, avant qu’elles remontent. Je t’en prie. Après, je sortirai de là, tu m’emmèneras, je ne déprimerai plus du tout, je te le promets.

Et Simon s’exécute. Ça le fait bander les dépressives, ça lui rappelle sa femme. Il me chevauche rapidement, et je souris, comblée. Pendant que tu me baises, je te vide. Je te pompe. Je choure tout ton grenier. Tout ce sperme qui avant le paralysait va maintenant faire respirer mon grenier. Ton foutre ressuscite mes entrailles. Je peux sortir d’ici. À présent, j’ai de quoi tenir. »

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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 07:48

JEAN DE LA FONTAINE. Conte tiré des œuvres complètes parues en 1949 aux Editions Nationales.

Conte tiré d’Athénée ( 1714) Œuvre posthume

  lafontainedeux-venus

Du temps des Grecs, deux sœurs disaient avoirlafontaine-deuxvenus2

Aussi beau cul que fille de leur sorte ;

La question ne fut que de savoir

Quelle des deux dessus l’autre l’emporte.

Pour en juger un expert étant pris,

À la moins jeune, il accorde le prix,

Puis l’épousant, lui fait don de son âme ;

À son exemple un sien frère est épris

De la cadette, et la prend pour sa femme ;

Tant fut d’entre eux, à la fin, procédé,

Que par les sœurs un  temple fut fondé,

 Dessous le nom de Vénus belle-fesse ;

Je ne sais pas à quelle intention ;

Mais c’eût été le temple de la Grèce

Pour qui j’eusse eu plus de dévotion.

 

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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 10:00

LES MOUCHESmouches1

24 avril 1947

à Jean-Paul Sartre et  Oudin

 

Des hommes se promènent dans la rue

Certains ont l’œil éteint comme une chaussette sale

Une morve récurrente leur obstrue les cornets du nez.

D’autres, brillants, le regard vif,

Tournent leur canne en s’en allant.

Tous sont des enculeurs de mouches

Mais il y a deux façons d’enculer les mouches :

Avec ou sans leur consentement.

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