lectures x

Mercredi 18 juin 2014 3 18 /06 /Juin /2014 09:25

Nicole AVRIL, La disgrâce, Éditions Albin Michel, 1981

En Charente Maritime, dans leur propriété de la Prée, non loin de La Rochelle, la jeune Isabelle surprend sa mère, dans une grange, avec Vincent, un jeune homme dont elle est secrètement amoureuse

 disgrace4« - Est-ce possible, est-ce possible que cela existe encore ? interrogeait sa mère. Je croyais que jamais plus, non jamais plus… C’est possible, oui, je me croyais morte, je …

Des exclamations, des demi-mots, des syllabes sans suite, des plaintes et enfin un bruit mou qu’Isabelle reconnut avec certitude, le bruit de vêtements tombant à terre. Maintenant ils devaient être nus, ils étaient nus, nus comme dans les films, et la chaleur n’y était pour rien, ni la proximité de la mer. Non, ils ne courraient pas se baigner, elle n’était pas assez sotte pour le croire et elle aimait trop Vincent pour ne pas deviner que ce qu’elle-même désirait, c’était sa mère qui allait l’obtenir. Sa mère toute nue, si belle, plus belle que les dames des magazines, toute dorée et fine et lisse, toute longue et tendre, toute brune et digne et obscène, soufflant comme un cheval qui se cabre, collant sa bouche à celle de Vincent (…)

Comme tu es bonne, disait Vincent et Isabelle écoutait…  Pourquoi disait-il : tu es bonne ? N’était-il pas d’usage de parler de la belle Mme Martineau-Gouly ? De la belle, non de la bonne Mme Martineau-Gouly. Jusqu’à ton cœur, j’irais bien  jusqu’à ton cœur, ajoutait-il. Ces mots, tandis qu’ils faisaient mal à Isabelle, lui donnaient aussi le sentiment d’assister, captive dans son trou d’ombre et presque ensorcelée, à un mystère inouï où la jouissance et la douleur se mêlaient au point qu’elle n’aurait su dire si elle souhaitait qu’on mît tout aussitôt un terme à son supplice ou qu’au contraire il se prolongeât. (…)disgrace5

- Bouffe-moi, dit soudain Mme Martineau-Gouly, la belle Mme Martineau-Gouly.

Un cri. C’était presque un cri. Rauque et pourtant éclatant. Était-ce vraiment sa mère qui avait prononcé ces mots ? Isabelle avait à peine reconnu sa voix. Comme dans les films d’épouvante, on eût dit qu’un esprit malin s’était glissé dans le corps de sa mère et parlait par sa bouche. Comme l’amour pouvait-il métamorphoser une femme douce en un monstre ? À l’horreur qu’éprouvait Isabelle s’ajouta alors une sorte d’exaltation qui lui fit soudain espérer le pire, c’est-à-dire que sa mère ne ressemblât plus à sa mère, et que par d’autres cris encore plus terrifiants et par des actes encore plus insensés, elle trahît de manière certaine la transformation qui s’était opéré en elle.

 

disgrace1Le désir d’Isabelle fut satisfait au-delà de toute espérance, car la belle Mme Martineau-Gouly, de cette vois qui n’appartenait plus à la reine de la Prée, mais plutôt à une créature sortie des cauchemars de sa fille, prononça bien des mots qu’elle n’avait point coutume d’utiliser en société et même en famille. Le plus étrange encore était que Vincent habituellement plus libre qu’elle dans son langage, plus exubérant et fantasque dans es gestes ne la suivît que de très loin sur ce terrain-là. (…) Isabelle risqua un œil hors de sa cachette. Elle ne vit que deux corps nus, farouchement emmêlés, que deux êtres si parfaitement occupés d’eux-mêmes qu’elle aurait pu, à cet instant-là, si elle en avait eu le courage, sortir de son trou et traverser calmement la pièce sans que le couple desserrât son étreinte, sans même qu’il s’aperçut de sa présence. Pour eux, elle n’existait pas… »disgrace2

disgrace3

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Fantasmes et écriture
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Mercredi 28 mai 2014 3 28 /05 /Mai /2014 13:29

SEXY SUSHI, Sex appeal

Album « Marre, marre, marre » (2008)

 La chanson sur Youtube

J'ai découvert le groupe Sexy Sushi avec la chanson "J'aime mon pays" qui a été pour moi une révélation : la chanson engagée n'était pas morte, et même bien vivante. Si vous ne les connaissez pas encore, je vous encourage à le faire, comme à travers la chanson que je vous propose aujourd'hui, subtil mélange d'érotisme et de provocation...

sex-appeal1

 

Le sex appeal de la policière sex-appeal5
Me fait mouiller devant derrière
Le sex appeal de la policière 


Je lui demande ma direction
La policière est super canon
Elle m'amène jusqu'à sa maison
Et là j'enlève mon pantalon


Policière aux cheveux bouclés
Dans son uniforme super moulé
Rend mes tétons tout pointés
Je prends mon pied, je prends mon pied


Elle m'attache avec ses menottes
La policière se déculotte
La policière a du chagrin
Et moi j'enlève mes escarpins


Sex appeal, sex appeal


Le sex appeal de la policière sex-appeal3
Me fait mouiller devant derrière
Le sex appeal de la policière 


Je réconforte la policière
Elle a une bouche hyper sexy
Comme c'est bon d's'envoyer en l'air
La policière n'a plus de soucis


[x2]
Mes escarpins, mon pantalon
Sa p'tite culotte, ses mocassins
Un grain d'beauté, une tache de vin
Des p'tites dentelles, une salle de bain
Excitation, introduction
Une étincelle à profusion
Porte-jarretelles et gros nichons
Soutien-gorge, collant nylon


Soutien-gorge, collant nylonsex-appeal2


Le sex appeal de la policière 
Me fait mouiller devant derrière
Le sex appeal de la policière

sex-appeal4 



Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Arts érotiques
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Lundi 26 mai 2014 1 26 /05 /Mai /2014 14:39

Hugues Rebell, (1867-1905) « Journal d’une enfant vicieuse »

Pages 234 et suivantes de l’édition J.C Lattès, « Les classiques interdits », parue en 1980.

Rose, la narratrice qui a 16 ans , retrouve Valentine son amie d’enfance qui est maintenant  mariée et maman de deux enfants.

 rebell2

Valentine me tenait embrassée, et sa bouche qui sentait une bonne odeur de fruit, m’envoyait une haleine grisante, tandis que les boucles de ses cheveux jouaient sur mes épaules, m’effleuraient l’oreille d’une chatouille mignonne.

rebell1Mon cœur battait, mes seins se soulevaient dans mon corsage, ma langue devenait sèche ; je sentais en moi comme un démon prisonnier qui alourdissait et enflammait ma chair. Le bois chaud du banc me causait une délicieuse sensation, j’avançais sous ma robe mes chairs secrètes et je jouissais indéfiniment de ce contact. Valentine, sans me lâcher, se souleva à demi, regarda par l’entrée de la charmille si elle ne voyait personne.

- L’herbe est douce, là, derrière le banc, le dossier nous protégera s’il venait quelqu’un.(…)

Et d’un brusque mouvement elle me poussa sous le banc, je glissai, elle me renversa et retourna mon corps, indolent, voluptueux, qui s’abandonnait à sa caresse. Vivement, d’une main agitée par la fièvre, elle leva ma jupe de mousseline.

- En as-tu de belles fesses, les miennes sont aussi belles. Tiens, regarde-les.

Et elle se retroussa. Ses jambes étaient longues elle avait la cuisse large et forte, s’amincissant au genou, les fesses s’arrondissaient larges et d’un dessin hardi, de vraies fesses de Flamande, mais d’une Flamande qui ne trompe pas avec ses hanches et qui est aussi belle à cul découvert qu’elle promettait de l’être enjuponnée. Elle s’amusait à pousser au-dehors la bouchette de son derrière, et se courbant un peu, les cuisses écartées, elle me montra sa fente, large, épanouie, aux lèvres roses, renflées, dans un nid de poils blonds.

- Tends-toi comme je fais, dit-elle.rebell5-c herouard

J’étais confuse et tremblante, mais je lui obéis, m’appuyant sur le banc, je me troussai bien et lui offris mon derrière dans toute sa splendeur. Je sentis une bouche mouillée, souple, qui écartait les chairs, les humectait et dardait dans mon cul une langue rigide. Je me détournai. Valentine était à genoux derrière moi, les lèvres aplaties contre mes fesses. Elle m’élargissait l’ouverture, en mordait la rondelle, en râclait les plis, en suçait les parois où l’avalanche de mes entrailles avait laissé des traces, où mon émotion, mon plaisir, amenaient des profondeurs, des souffles et des fragrances impurs. Je ne me contenais plus, je soulevai ma jupe par devant, j’égarai mon doigt..

- Non, non ! fit-elle, pas toi, moi !

Elle m’avait prise à bras-le-corps par derrière et elle me serrait contre elle, elle se laissa tomber de tout son long sur le gazon et m’attira. Mes fesses vinrent heurter son visage. Comme je me redressais, j’aperçus son doigt qui me montrait le bas de son ventre entre ses jambes ouvertes. En même temps, d’une main vigoureuse, elle m’inclinait la tête vers sa toison. Je me courbai timidement d’abord, mais lorsque je sentis son nez dans mon derrière et que sa bouche fouilla ma fente et que sa langue pointilla d’un titillant languottage mon bouton palpitant, j’embrassai ses fesses, je me plongeai dans l’abîme rose de  son corps, mes lèvres mordirent et caressèrent les bords gras et rosés, et à mon tour, j’enveloppai sa languette de mes baisers, je la suçotais, je l’aurais mordu dans ma fureur amoureuse tandis que je l’entendais contre mon cul, s’écrier, aux instants où je m’arrêtais de la baiser et de la sucer.

rebell3- Comme tes fesses sont belles, comme elles valent toutes les fesses étriquées des hommes, comme je te sens, ma chérie. Oh ! va, baise-moi bien. Quelle douceur ! Quel infini plaisir !

Et tandis que sa lèvre me coulait ainsi de la glace et du feu, un de ses doigts s’insérait à l’entrée de ma petite fente, et son autre main jouait autour de la rondelle de mon derrière.

rebell4

 

 

 

 

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Samedi 17 mai 2014 6 17 /05 /Mai /2014 11:13

restif0

Cet ouvrage avait déjà fait l'objet d'un court article sur mon blog le 29 janvier 2008

Restif de la Bretonne : l'Anti-Justine.

Restif de la Bretonne, l’Anti-Justine

Récit pornographique et essentiellement incestueux paru en 1798 qui se voulait, comme son titre l’indique, une réponse à la Justine de Sade

J’ai trouvé en début d’ouvrage ce beau récit candauliste

restif«  J’étais voisin vis-à-vis d’un vieil horloger, qui avait une femme jeune et charmante (…) La beauté de cette femme n’avait pas d’égale, pour le moelleux  et le provoquant. Son mari l’adorait ; mais il n’était plus jeune ! Cependant comme il était riche, il lui prodiguait tout ce qu’elle paraissait désirer. Mais il n’atteignait pas le but, et Fidelette était chaque jour plus triste. Enfin, un soir, ce bon mari lui dit : « Mon ange ! Je t’adore, tu le sais ? Cependant tu es triste, et je crains pour tes jours précieux. Tout ce que je fais ne te flatte en rien ? Parle ! C’est un ami tendre qui t’en conjure. Dis-moi ce que tu désires. Tout, tout ce qui sera en mon pouvoir, va t’être accordé. »

- « Oh ! Tout ? dit la jeune femme » -

« Oui, tout fût-ce… Est-ce à ton cœur ? Est-ce à ton divin conin qu’il  manque quelque chose ? » 

- « Tu remplis mon cœur, cher mari ! Mais j’ai des sens trop chauds, et quoique blonde cendrée, mon bijou a des démangeaisons… terribles ! »

- « T’est-il indifférent qui le satisfasse, ou aurais-tu un goût ? »

- « Sans aimer, j’ai un goût… un caprice… Mais je n’aime que toi. »

- « Qui excite ta main que je vois en ce moment chercher  ton gentil petit chose ? »

- «  Tiens, ce voisin qui me regarde… et dont… je me suis déjà plainte. »

- « Passe au bain, mon ange adoré, je reviens dans l’instant. »

Il courut me trouver.

- «Jeune voisin, on dit que vous aimez madame Folin l’horlogère … »restif4

- « Ma foi, on dit vrai, je l’adore.

- « Venez ! il en arrivera ce qu’il pourra, allons ! »

Il me prit la main et nous allâmes chez lui.

- « Déshabillez-vous, passez dans ce bain que ma femme quitte. Voilà de mon linge. Régalez la nouvelle mariée ou ménagez-vous pour différentes nuits, à votre choix et au sien. J’adore ma Fidelette, mais pour cette épouse chérie, je suis content dès que je la vois satisfaite, heureuse. Quand vous l’aurez foutue, que son petit conin aura bien déchargé, je l’enconnerai à mon tour, pour lui porter mon petit présent. »

Et il me fit entrer dans le lit où sa femme était depuis le bain. Il s’en allait.

- « Mon cher mari ! s’écria cette timide colombe, tu me laisses seule avec un inconnu ! Ho, reste ! Et si tu m’aimes, sois témoin des plaisirs que je ne devrai qu’à toi ! »

restif1Et elle nous baisa tous deux sur la bouche. Le lit était vaste : le bon Folin s’y mit avec nous. Je grimpai sur le ventre de la jeune épouse, aux flambeaux allumés, au vu du mari et j’enconnai roide. Elle répercutait avec fureur.

- « Courage, ma femme ! criait l’excellent mari, en me chatouillant les bourses. Décharge, ma fille ! Hausse le cul ! Darde ta langue… Ton fouteur va t’inonder !... Toi, jeune vit, plonge… plonge ! Lime… Lime-la. »

 

Nous déchargeâmes comme deux anges. Je la foutis six fois dans la nuit, et les deux époux furent très contents de moi. 

restif2

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Fantasmes et écriture
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Jeudi 20 mars 2014 4 20 /03 /Mars /2014 14:25

Eric MOUZAT, Carnet sexuel d’une femme de chambre

Editions de La Musardine, 2013, collection Lectures amoureuses

mouzat

Pages 48-49. La narratrice reçoit les confidences d’une des ses employeuses qui lui raconte comment, avec son mari, elle avait dragué une fille de 18-19 ans pour participer à une soirée un peu spéciale dans un club échangiste.

mouzat1« On est allé avec la fille dans une chambre. Comme on n’a pas fermé la porte à clé, plusieurs mecs sont venus. On a expliqué qu’ils pouvaient regarder, mais pas participer. Jean-Jacques (le mari de l’employeuse) est hétéro +++, il ne supporterait pas qu’un homme le touche même sans faire exprès. Alors, tu imagines quand on baise… Il y avait de la place pour trois ou quatre voyeurs autour du matelas. Les hommes se masturbaient en nous regardant faire l’amour. Assez cocasse. Jean-Jacques prenait son pied : deux bouches pour une fellation, c’est très agréable, d’autant que la fille avait une gorge d’une profondeur inouïe. Moi, je ne suis jamais arrivée à avaler plus de la moitié de sa verge. Ça butte toujours au fond et j’ai des nausées. Elle, elle allait quasiment jusqu’au bout, alors je me contentais de sucer les testicules de Jean-Jacques et de le doigter comme il aime. Ça, la fille elle ne pouvait pas le savoir. Plusieurs mecs se sont relayés autour de nous. Vers la fin, après que la fille ait eu fait jouir Jean-Jacques dans sa bouche et pendant qu’elle me suçait le clitoris en enfonçant ses doigts dans ma chatte, un noir est arrivé. Quand j’ai vu son engin, j’ai cru à une farce. Je ne te mens pas. Une demi-baguette de pain ! Et pas une petite baguette famélique de supermarché ! Une bonne baguette de boulanger.mouzat4

La fille essayait de faire rentrer sa main dans mon vagin. Je n’avais plus les idées très claires. J’ai fait signe au noir d’approcher. Jean-Jacques a changé de côté. Il est allé se mettre derrière la fille et lui a léché la chatte. Je n’ai pas pu résister à prendre cette queue dans mes mains. Tu n’imagines pas ce que j’ai ressenti. Je me suis demandé ce qui me ferait le plus d’effet : la main de la jeune fille ou cette verge gigantesque. J’ai sucé son gland quelques minutes. La fille avait réussi à rentrer sa main complète et elle la faisait tourner doucement. J’ai joui. Puis j’ai retiré sa main de ma chatte et je me suis mis à quatre pattes, les fesses à hauteur de la verge du noir. Il m’a prise par les épaules et s’est enfoncé d’un coup, sans préparation, jusqu’au fond. Ça doit être sacrément élastique là-dedans ! J’ai senti ses testicules battre contre mon pubis. Il était au fond. Bien au fond. J’avais l’impression qu’il était presque au milieu de mon ventre. Tu ne peux pas savoir ce que ça fait. J’ai réessayé après avec des grosses courgettes, et je n’ai jamais retrouvé cette sensation d’être remplie, envahie, écartelée, mais aussi d’absorber, d’englober, de posséder cette chair. »

mouzat3

Ce que j'en pense : rien de bien nouveau sous le soleil noir de la littérature érotique. Une série de récits croisés sur le thème de la jeune fille délurée au service de patrons et patronnes plus ou moins déjantés ou pervers. C'est plaisant, mais on a l'impression d'avoir déjà lu tout ça... 

mouzat2

 

 

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Samedi 22 février 2014 6 22 /02 /Fév /2014 11:22

Nicole-Lise Bernheim, Mireille Cardot

Mersonne ne m’aime (romance policière)

Editions des autres, 1978

mersonne

Nous sommes en pleine effervescence féministe. Irène et Daniel sont en couple.

Page 89 : Irène vient de rejoindre une communauté de femmes

« Il ( Daniel) songeait que ces femmes entre elles, c’était rigolo et sans danger pour sa virilité. Il y gagnerait sur le plan culinaire, car les bonnes femmes n’échangent que des recettes.

Mais révélation, révolution.

Le plaisir n’était pas ce qu’Irène croyait.

Elle fit connaissance de son petit camarade clito tout à fait par hasard, un beau soir de pleine lune de mai, fais ce qu’il te plaît. Elles avaient bu du thé à la menthe fraîche et fumé le meilleur guatémaltèque.

Sylvie, à l’odeur de santal et verveine mêlés, s’était approchée d’elle, l’avait enlacée, et ma foi elle s’était laissée faire et même elle avait fait.

Tout alla vite. Vénus fit cascader la vertu d’Irène. »

mersonne1

Page 94 : Daniel désormais abandonné par Irène va se consoler dans les quartiers chauds.

« Lassé, il décida au mois d’août, contrairement à ses principes les moins chers, d’aller dériver du côté de la rue Sainte-Denise. Il faisait belle et les femmes semblaient douces. Comme au Salon de l’agriculture, des rangs serrés d’Allemands soupesaient du regard les Madones du Slip.

Daniel Flipo-Risq monta avec la première venue, se refusant au choix. Ce fut une pulpeuse Sénégalaise qui sentait le benjoin. Daniel tout à l’étonnement de tromper sa femme ne fut pas brillant. Elle eut beau caresser, lécher, pincer, agiter, mordiller, rien ne dressait.

Elle interpella la pine fliporisquienne : « Cocotte, tu veux pas jouer avec maman ? T’aimes plus la bête à dodo ? Te laisse pas impressionner (…) J’ai toujours du goût pour les obélisques, les menhirs et tout ce qui monte au ciel. Alors, tu dardes, chérie ? » Elle le regamahucha un tantinet : Fiasco. »

mersonne4

 

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Lundi 10 février 2014 1 10 /02 /Fév /2014 09:37

Michael Avallone, Orgies funéraires

NRF Gallimard, Carré noir, 1969

Titre original : The coffin things

avallone

Un embaumeur se venge de la riche communauté de sa ville qui l’exclut et le méprise

Chapitre VII : B.Richard Martinius, richissime vieux célibataire a décidé de s’offrir une soirée particulière

avallone3«  B. Richard Martinius avait donné un coup de fil pour passer commande : trois filles dont les chevelures diffèrent l’une de l’autre, de tel et tel poids, tel et tel tempérament. Il avait également précisé qu’il les voulait saines, et pas d’une intelligence exagérée. Mme Goodman (la patronne des 3 call-girls) avait exécuté ses ordres. Le vieux Martinius versait la très coquette somme de mille dollars par fille. Pour une nuit ! (…)

Aussitôt les présentations faites, B. Richard Martinius avait fait mettre ses trois invitées en costume d’Eve, tandis que lui-même se lançait à leur poursuite comme un Faune, les pourchassant à travers la grande pièce en les bombardant de poignées de grains de raisin particulièrement juteux et poisseux. Ces demoiselles Wilson, Kelly et Apperson en  avaient vu bien d’autres dans leur existence déjà si remplie, et chacune, pour sa part, s’était pliée à bien d’autres caprices pour satisfaire un client ! (…)

Martinius cessa brusquement de lancer des raisins, saisit par le poignet miss Apperson qui se trouvait être la plus proche de lui, en même temps que du lit de l’époque de la Reine Anne, et la bascula en un tourne-main sur la couche moelleuse. Accueillant ce répit avec soulagement, les compagnes de miss Apperson, Mlles Wilson et Kelly, s’arrêtèrent pour contempler le couple. Elles allèrent même jusqu’à se verser du champagne du magnum qui se dressait, tel la tourelle d’un vaisseau de guerre, dans un énorme seau à glace posé dans un coin de la pièce.avallone2

Pourtant, elles ne pensèrent bientôt plus au champagne, ni à rire et se moquer de B. Richard Martinius. À vrai dire, leur pouls s’accélérait, et elles sentaient leurs seins, et le creux de leur estomac, en proie à certains fourmillements et frissons dont elles n’avaient guère l’habitude.

Miss Apperson gémissait et criait, dans un délire extatique, dont elles furent aussitôt jalouses.

Mais B. Richard Martinius était capable – et il le prouva – de les combler toutes. Une performance incroyable ! L’orgie dura longtemps, soutenue par des flots de champagne, un entrain du diable, une intimité sans retenue, et aucune limite de temps !  Les demoiselles en vinrent chacune à élaborer, en secret, maints projets, machinations et habiletés dans le but de se réserver – en toute exclusivité et pour elle seule – la jouissance de ce vieux bouc millionnaire. En vue d’un avenir assuré ! C’était le client rêvé, disponible en tout temps. Et paré pour la bagatelle, avec ça ! Pour ne rien dire de ses millions, qui méritaient pourtant largement d’être pris en considération !"

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avallone5

avallone1 

 

 

 

 

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Jeudi 23 janvier 2014 4 23 /01 /Jan /2014 12:34

Philippe LECAPLAIN, Ces dames de l’annonce

Éditions Tabou, collection Vertiges, 2013

lecaplain

Le principe : Le narrateur a passé une petite annonce pour rencontrer des femmes libertines… Le livre est le récit de 18 de ces rencontres originales. Si le scénario peut paraître à certains très artificiel et improbable, je peux témoigner que lorsque j’ai écrit mon roman « La seconde vie de Maximilien Bémol », j’ai moi aussi passé une petite annonce dans une revue littéraire afin de recueillir les témoignages intimes de femmes mûres à forte pilosité pubienne et que j’ai ainsi entretenu une longue et fructueuse correspondance avec trois femmes qui m’ont beaucoup aidé dans mon travail d’écriture

                             

14ème rencontre : Ludivine, la bavarde ( pages 138-139)

lecaplain5- J’ai la cramouille qui crame. Mon clito est devenu un mégot brûlant qui veut son coup de tisonnier. Arrête le cunni et bouge-toi. Tu m’as mis le feu au cul et il va falloir que tu sois un pompier à la hauteur. Vite, le brasier réclame ta lance à incendie.

Elle déverse cette vulgarité avec une gouaille poissonnière qui me vrille les tympans.

- Je t’en prie, remplis-moi bien au fond. J’offre la rôtisserie ; sois mon charcutier ! Enfourne ta viande. Du bon gros gigot bien sanguin, voilà ce que j’aime. Et en guise de garniture, envoie donc la purée.

Poétiquement grossier. On aurait cru du San Antonio

- Putain, quel calibre ! lança-t-elle en dégainant la chose. La bite idéale est celle que j’empaume sans que le pouce puisse toucher mes autres doigts. Je suis sûre que c’est du 20 sur 7. Tu vas pouvoir me remplir.

lecaplain2

Elle avait beau  être flatteuse, elle me laissait interdit.

- Ce qu’il me faut, c’est une bonne rasade de pine. Depuis toujours, j’ai la chatte qui réclame. De toutes les façons, entre un homme et une femme, cela se termine toujours à coups de queue. À le savoir, autant ne pas perdre de temps et s’économiser les préambules. Alors, vas-y, fous-la moi. Je veux en prendre.

Encore sous le choc mais avant tout serviable, je l’enconnais.

- Han, han, oui, comme ça. Han, han, encore. Han, han, plus fort.

Ma parole, elle se croyait dans un de ces bons vieux pornos qui m’ont déniaisé avant le saut dans le grand bain. À l’époque, c’était en crypté à la téloche le premier samedi du mois ou en vidéocassette achetée derrière la gare.

 

- Ouiiiiiii, t’arrête pas. 

lecaplain3

lecaplain4 

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Lundi 16 décembre 2013 1 16 /12 /Déc /2013 09:20

Linda BASTIDE : « L’insolence du lundi », Roman

Editions Guy Authier, 1973

Le récit d’un amour interdit entre une femme de 40 ans et un jeune homme de 17.

insolence

Pages 89-90 : Julien, le jeune amoureux, se rend chez Alain, un ami où il va retrouver son ex, une certaine Martine

«  Sitôt la porte ouverte, il eut envie de tourner les talons. De fuir à toutes jambes. Il avait rencontré le regard d’Alain-aux-yeux-bleus. Il était entré résolument. Une nausée au bord des lèvres.

insolence3Alain-aux-yeux-bleus caressait nonchalamment une  fille étendue dans une posture absurde sur le divan. Le haut de son corps disparaissait dans les coussins. On ne voyait d’elle que ses jambes écartées et son sexe ouvert.

Martine, en se frottant contre le manteau de Julien, titubait et le regardait avec des yeux morts.

- Mon vieux, disait Alain, tu arrives bien. Elles ont picolé mais on commençait à s’emmerder.

La fille gloussait, serrait et desserrait ses jambes au rythme des mains d’Alain comme dansant sur une inaudible et lente musique. Alain-aux-yeux-bleus ricanait :

- Elle est cinglée. Elle s’envoie en l’air toute seule.

- Tu sais bien que j’aime pas ces trucs-là. Pourquoi tu m’as fait venir ?

Martine lui enlevait son manteau à grands gestes désordonnés.

Julien lui avait pris le poignet et le serrait très fort.

Alain le regardait d’un air narquois.

- Maintenant, avait ajouté Julien, si tu veux venir avec moi dans un coin tranquille, je dirai pas non. Et il se retenait de gifler Martine à la volée. Il l’aurait tuée.insolence2

Poussé par Martine dans un fauteuil proche, il l’avait regardée danser au milieu du tapis devant la cheminée. Le whisky lui donnait une migraine qui battait derrière ses yeux comme un pouls. Il fallait rester là et boire l’alcool et la honte. Ne pas perdre la face. Il perdait l’honneur mais il était le seul à le savoir. Passant près d’Alain, Martine laissa tomber sa robe. L’autre fille gémissait interminablement, enfouie dans ses cheveux et ses coussins, réduite à sa plus simple expression, son sexe. Les mains plaquées sur les fesses nues de Martine, Alain avait poussé un hennissement de joie en la projetant vers Julien. Elle était arrivée en vol plané, les bras comme deux ailes, ses deux seins lourds sur le visage de Julien. Il l’avait mordue cruellement et ses deux grandes mains avaient attrapé les cuisses dures au creux de l’aine. Elle ne disait pas un mot et restait là, clouée, écartelée, les prunelles fixes. Alain riait. Alors, une excitation comme une haine remontant le long de son corps, Julien avait assis la fille sur lui et la pénétra brutalement. Il ne bougeait pas. Elle enroulait son ventre autour du sexe immobile, et, la tête renversée en arrière, joignait son gémissement à celui de l’autre fille. Deux chants de pure joie animale qu’ils étaient seuls à entendre, car elles étaient loin d’eux, dans le monde sans dimensions du plaisir de leur chair. »

insolence1

 

 

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Mercredi 6 novembre 2013 3 06 /11 /Nov /2013 09:01

Marie DARRIEUSSECQ : Truismes

Roman paru en 1996 aux éditions POL

 truisme

À travers le récit à la première personne de sa lente mais inexorable métamorphose, la narratrice nous livre une terrible fable sociale et politique sur l’exclusion et notre conduite face à la différence (pour ne pas dire l’étranger). Le ton est jubilatoire, souvent d’un humour féroce, mais parfois notre rire vire au jaune !

Le texte est parcouru  du début à la fin d’un érotisme sans fard, comme dans cette scène du tout début du roman où la narratrice à la recherche d’un emploi décroche un contrat dans une parfumerie.

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truisme2« Je cherchais donc du travail. Je passais des entretiens. Et ça ne donnait rien. Jusqu’à ce que j’envoie une candidature spontanée, les mots me reviennent, à une grande chaîne de parfumerie. Le directeur de la chaîne m’avait prise sur ses genoux et me tripotait le sein droit, et le trouvait visiblement d’une élasticité merveilleuse. À cette époque-là de ma vie les hommes s’étaient tous mis à me trouver d’une élasticité merveilleuse. J’avais pris un peu de poids, peut-être deux kilos, car je m’étais mise à avoir constamment faim ; et ces deux kilos s’étaient harmonieusement répartis sur toute ma personne, je le voyais dans le miroir. Sans aucun sport, sans activité particulière, ma chair était plus ferme, plus lisse, plus rebondie qu’avant. Je vois bien aujourd’hui que cette prise de poids et cette formidable qualité de ma chair ont sans doute été les tout premiers symptômes. Le directeur de la chaîne tenait mon sein droit dans une main, le contrat dans l’autre main. Je sentais mon sein qui palpitait, c’était l’émotion de voir ce contrat si près d’être signé, mais c’était aussi cet aspect, comment dire, pneumatique de ma chair. Le directeur de la chaîne me disait que dans la parfumerie, l’essentiel est d’être toujours belle et soignée, et que j’apprécierais sans doute la coupe très étroite des blouses de travail, que cela m’irait très bien. Ses doigts étaient descendus un peu plus bas et déboutonnaient ce qu’il y avait à déboutonner, et pour cela le directeur de la chaîne avait été bien obligé de poser le contrat sur le bureau. Je lisais et relisais le contrat par-dessus son épaule, un mi-temps payé presque la moitié du SMIC, cela allait me permettre de participer au loyer, de m’acheter une robe ou deux ; et dans le contrat il était précisé qu’au moment du déstockage annuel, j’aurais droit à des produits de beauté, les plus grandes marques deviendraient à ma portée, les parfums les plus chers ! Le directeur de la parfumerie m’avait fait mettre à genoux devant lui et pendant que je m’acquittais de ma besogne je songeais à ces produits de beauté, à comme j’allais sentir bon, à comme j’aurais le teint reposé. »

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Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Fantasmes et écriture
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