lectures x

Vendredi 8 août 2014 5 08 /08 /Août /2014 11:53

Extrait n° 2

Pages 62-63. Francis se trouve maintenant avec le Président, un vieillard obèse et goinfre, grand amateur de culs

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almira2-2« Ma légère surcharge pondérale ne vient pas de ce que je mange trop mais bel et bien parce que je suis de la grosse race.

Quand on est de la grosse race, on a beau faire, on ne peut pas être mince. Ajoutez à cette particularité génétique, qu’entre les repas, j’i toujours eu la faiblesse de bouffer des culs. J’adore les culs, c’est mon péché mignon, le seul que je me connaisse. J’en suis gourmand. Je connais tous les types de culs du monde, mais arrivé au terme de ma vie, je crois pouvoir dire que j’ai préféré par-dessus tout les culs de danseuses. Toutes les danseuses font mon bonheur. Les danseuses classiques, celles de jazz et de danses modernes, les danseuses de cabaret, les danseuses de rumba ou de tango, celles de fandango ou de flamenco, les danseuses de claquettes et celles de bourrée dont les fessiers gros et durs, parfois poilus, bougent comme des croupes de jument de labour. J’ai raffolé des meneuses de revues car leur troufignon, après que vous en avez retiré les plumes qui l’ornent en donnant à ces femmes des grâces d’oiseau rare, est un croupion au goût sauvagin de sueur, de parfum et de marnes, comme disait Rimbaud. J’aime les culs qui sentent le cul. C’est un goût unique. Ah ! le plaisir de mordiller un bel anus turgescent qui vient de se faire mettre ! Il vous remplit la bouche de sa substance élastique avec son goût boisé d’épices ou ses relents de fruits rouges et de foutre ; il s’ouvre sous la langue pour un bouche à bouche suave. Tenez, j’en banderais, si je bandais encore ! »

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Jeudi 7 août 2014 4 07 /08 /Août /2014 12:46

Jacques ALMIRA, La Leçon des ténèbres

Éditions le Cercle Poche n° 72, 2005

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Francis Deville, écrivain en perte de vitesse, a conclu avec le Diable un pacte afin de retrouver gloire et succès. Le voici invité à une soirée très privée au château d’Orgeville.

Extrait n° 1

Pages 52-53. Francis se trouve avec Louise, la Comtesse de la Mare, maîtresse des lieux.

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«  Francis regarde Louise un instant dans les yeux puis, mû par un élan spontané et involontaire, il la renverse contre le dossier et l’embrasse à pleine bouche. Les flots de salive brûlante et les savants jeux de langue de cette femme le font aussitôt bander ?

almira1-3 Louise lui caresse à pleine main la queue à travers le pantalon en s’écriant :

- Par Lucifer ! Quelle massue ! Asmodée (le diable qui a conclu le pacte avec Francis) ne m’a pas menti en me disant qu’il n’y a pas plus gros. Quelle biroute, quel gourdin, quel mandrin, quel panet, quel zob, quel pal, quelle bitte ! Tu me baiseras, tu me foutras en con et en cul, tu me transperceras, tu m’empaleras, car je suis ta putain et ma vulve chiale pour ta queue ! dit-elle en relevant son fourreau de soie sous lequel elle ne porte pas de culotte. Mais lèche-moi d’abord ; ma grosse moule béante baye et bave à l’idée de toucher ma mort de près !almira1-2

Sa motte rasée de frais est un triangle isocèle, à peine plus foncé que la peau pâle du ventre. Francis y porte la main et trouve les lèvres entrouvertes sur un gros con mouillé et enflé. Il se met à genoux et lèche cette vulve en feu qui grésille sous sa langue. Il ferme les yeux et enfonce sa langue dans les chairs brûlantes qui suintent de lave en fusion. Il entrevoit la porte des enfers au fond du volcan en éruption ; les flammes ivres atteignent des hauteurs prodigieuses et fouettent son visage sous le ciel absolu et le soleil en ébullition. Son plaisir est si cuisant qu’il se sent tout à fait, totalement, dans l’instant. Il se redresse, un peu étourdi par cette violente mise en bouche. Il défait la haut de la robe de Louise et met au jour deux seins superbes et haut placés, cloutés de tétins bruns et luisants, entourés d’une aréole plus claire, tatouée de veines comme un marbre. Il les suce ; ils durcissent. Pendant ce temps, Louise se branle d’une main le clitoris qu’elle a long et gros comme un doigt tandis que de l’autre, elle caresse la nuque de Francis.

- Bouffe-moi le con, dit-elle d’une voix rauque, suce mes sucs, avale mon foutre ! »

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Mercredi 30 juillet 2014 3 30 /07 /Juil /2014 14:29

Nathalie Gassel, Musculatures

Éditions Le Cercle Poche n° 55, 2001, 216 pages

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Encore un chef d’œuvre de la littérature érotique. C’est le journal d’une jeune femme bodybuildée, au clitoris hypertrophié  et à la libido jamais assouvie. Dominatrice, attirée les hommes pour leur bite mais surtout par les femmes, la narratrice mène une quête effrénée du bonheur et de la jouissance. J’aurais pu vous choisir plus de dix extraits tant le récit est captivant. Finalement, j’ai opté pour ce long épisode des pages 186 et suivantes

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«  Lasse de me branler, la tête plongée dans les brumes douceâtres du virtuel, je me rends au centre ville dans un bar fréquenté par des filles, à certaines heures, certains jours de la semaine. Le lieu est petit, bondé, enfumé. Les filles sont majoritairement jeunes. Je m’assois à une table occupée. Il n’y en a pas de libre. Une femme me parle. Elle a vingt-deux ans. Grande. La peau brune, les yeux noirs. Elle me fixe volontiers un rendez-vous pour le lendemain. Je m’y rends avec du retard. Elle m’y attend. Une grande pâtisserie. Après qu’elle a ingurgité une crème à la glace, je lui propose de venir chez moi. Je lui montre mes muscles, mes épaules, mes bras, mon ventre, mes dorsaux. Probablement est-elle troublée, très vite, elle vient à moi et m’enlace. Nous nous embrassons. Ses lèvres sont foncées, ses cheveux sont noirs. Je dénude le haut de son corps. La poitrine est énorme. Les aréoles sont larges, d’un brun profond. Des musculatures0bourrelets de graisse sont esthétiquement innocents parce que son corps est jeune, sa peau possède une consistance suave et souple. Je déshabille le bas : mettre à nu l’intégrité du corps. Les formes restent plantureuses. Mes mains parcourent, soupèsent les deux sphères bronzées, à la circonférence gigantesque, à la peau douce, rayonnante et parfumée. Je les embrasse. Je touche le corps sur toute sa longueur, en suivant les sillons, les monts et les vallées que forment les tissus adipeux, complaisants sous mes doigts. J’écarte la fente recouverte de poils noirs. Je promène mes doigts là où la peau est la plus délicate, d’un rose foncé ; ils y glissent, la fente est inondée. Le poids énorme de ce corps vient accoler la bouche mouillée de la vulve contre mon sexe. Peu de temps me suffit pour jouir de cette humidité ouverte. Les dents sont blanches, régulières, un sourire les découvre. Je caresse cette matière étrange de douceur et d’abondance sans dureté, sans agressivité, opulence tendre. Chair parcourue de rondeurs sur un corps pourtant élancé parce que grand. Encore longuement, je le regarde se mouvoir. Je regarde les formes se disposer au gré des positions prises. En particulier, les seins, lorsqu’elle se courbe, les seins lorsqu’elle se redresse, toujours volumineux et tenant bien ensemble, en parfaite union avec le reste. J’observe chaque geste, chaque disposition, chaque changement ;musculatures2-1 le spectacle que me joue la chair, en chacun de ses points, me ravit. La représentation m’enchante, je comprends que des heures pourraient être passées à en apprécier la beauté. J’observe la croupe se mouvoir, se fendre en deux, s’ouvrir en se baissant, se refermer en se redressant. Je voudrais pouvoir contempler l’ouverture quand bon me semble. Qu’elle se promène, si tel est mon désir, à quatre pattes. Voir l’entrebâillement des lèvres, la disponibilité excitante. Si elle était mon esclave, je l’ouvrirais à tout bout de champ. Je la voudrais à tout moment susceptible d’être forcée par mes doigts, ouverte, offerte à perpétuité, comme on condamne à perpétuité. J’observerais, je me servirais. J’écarterais pour contempler, enfourner. J’abuserais de l’ouverture béante. Abuser donne un message fort aux instincts, provoque une réaction fulgurante. Je la voudrais fortement cambrée. La cambrure parle un langage puissant à l’œil, dispose la fente dans un écartement plus vif.

 

Quelque chose dans mon âme se tend d’une tension ancestrale. Mes yeux face à la fente me brûlaient, mon cœur se tordait, mon sexe n’avait plus de repos et hurlait des phrases vindicatives que mon esprit entendait, que mes tripes comprenaient. Il me fallait le trémoussement de la fente de la fille, affirmant une servilité grotesque à me complaire, et que le bout de ses seins se balade sur le sol, formant sur celui-ci des signes indéchiffrables. Il ne me restait plus qu’à répondre de mon emprise, par exemple en maniant légèrement un fouet, mettant ainsi le feu aux poudres de la croupe, asticotant musculatures3des lanières la béance. Et que mon sexe torturé par la stimulation du spectacle laisse patienter sa pulsion d’assouvissement et entre plus avant dans le monde étroit et tortueux de mes exigences. L’ouverture de la raie, jusqu’à l’anus, la chair dévoilant ses appas entiers, ayant renoncé à les camoufler, à les protéger, se trouvait sans voile et sans défense devant l’avidité de mon regard perçant. Du délice faisait partie l’humilité offerte naïvement à tous les abus. Cette fente riait à gorge déployée et bavait. Je restais à la contempler, glacée d’un désir qui me brûlait. Je voulais comprendre. Tout s’embrasait. La fente souriait de plus belle en s’écartant toujours davantage. Je me sentais un Dieu pouvant en disposer selon mon meilleur gré. Le sentiment de pouvoir m’emplissait. Ce sentiment n’était pas étranger à la joie qui m’animait devant la servilité. Quelque chose m’était conférée qui me grandissait dès que j’observais les reins dans leur nudité absolue. Je sentais en moi une animalité brute, l’autre était une proie asservie et consentante, la salive et l’appétit m’en montaient au cœur, de façon sauvage, sadique. Je voulais disposer du repas qui me faisait relever les babines et sortir les crocs. La fureur du carnage me gonflait les poumons et la fille, à mon grand étonnement, consentante, appelait en moi cette énergie fulminante. Je fouettais encore légèrement les fesses, obnubilée par la fente qui vibrait de la vie et de l’animalité d’une proie vivante.musculatures4 Je me sentais projetée dans une vaste nature où un gibier de choix attendait qu’une façon surprenante que je me permisse tous mes plaisirs, en abusant des siens. Plus le fouet allait se frotter contre le bombé de son sexe, plus elle mouillait et me concédait tout, à commencer par la vue d’un écartèlement de plus en plus stimulant et impressionnant. À la voir, je mouillais à flots mais je voulais mieux comprendre et ressentir en moi le grognement obscur et primitif de la bête encore sauvage. J’aimais ses trémoussements et cette invite à mes pieds, une partie du monde, symbolisée par cette fille, se soumettait à moi. Je n’avais plus qu’à me déculotter pour en jouir. Je commençais par saisir des mains la chair, la triturer, jouer des doigts à l’écarter et la refermer. J’en mesurais toute la malléabilité, puis, je mis plus d’ardeur à la pénétrer. Enfin, j’y accolai mon sexe et le frottai, immédiatement, il explosa d’un orgasme. »

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Mercredi 23 juillet 2014 3 23 /07 /Juil /2014 14:21

Dernier extrait de ce magnifique récit érotique

Extrait n° 4 : pages 250-251. Le narrateur qui dans ce dernier chapitre se prénomme Gérald est, à la suite d’un AVC, devenu paraplégique et aphasique. Dans sa maison, au cours d’une soirée sexe, son épouse se donne à son amant devant lui.

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«  Parce que Bernard a été informé que diverses aptitudes de ma personne avaient été abîmées par ma crise, il semble croire que mon entendement en a pris un coup. Aussi le sot met un point d’honneur à gloser la moindre de ses éructations sexuelles. De plus, obséquieux comme un pointeur, il n’agit jamais sans m’en demander la permission. Que je ne lui réponde pas, ni n’acquiesce, ne le gêne pas dans ses manœuvres.

Mmmm4-4- Gérald ! Oh, Gérald ! Je crois bien que je vais baiser votre épouse ! Car vous voyez, cette chatte à point, chaude et ruisselante, est une invitation sinon par avance un accord à de telles privautés !

Ma quatrième femme apprécie ce genre de langage qui cache toute la rudesse du membre mais dit beaucoup de la virulence de ses martèlements. Elle se décroche du fauteuil et présente son arrière-train à son amant. Le tout à trente centimètres de moi, autant dire à une bite d’âne.

- Oh quel cul, Gérald ! Quel beau cul que celui de votre femme ! Sa raie bien dégagée ! Son trou récuré ! Sa chatte, je me répète mais c’est trop beau, sa chatte si mouillée et d’or comme la parure d’une reine ! Ah ça, ce qu’elle veut, c’est bien que je la baise ! Qu’en pensez-vous, Gérald ? Cela vous ferait-il plaisir que je bourre le con de votre femme ? Jouirez-vous du spectacle de votre épouse en train de se faire monter ? Elle le veut, j’en suis certain, voyez, j’y glisse ma main comme dans de l’huile ! Et ça brûle, Gérald, votre femme est une formidable salope ! Allez, je vais la défoncer un peu, si vous le permettez, bien sûr ! (…)

Vite fait, avant que Dieu n’impose son évidence dans un miracle qui me rendrait la parole et les poings, Bernard-l’ermite incruste son cartilage dans l’alvéole nacrée de ma quatrième  épouse. Puis tel l’outil qui creuse le lit avec soin, il fore ma quatrième femme et s’établit entre eux un dialogue de psychopathes.Mmmm4-2

- Gérald, vraiment votre femme aime ça ! Je la sens qui danse du cul comme s’il fallait une douzaine de queues pour la contenter. Tout à l’heure, belle salope, tout à l’heure peut-être ! N’est-ce pas ? Gérald, tout à l’heure, si nous lui en donnons la permission. Pardon, si vous lui en donnez la permission. Mais pour l’instant, bouge ton cul, sale pute, que je te baise bien loin ! Allez, écarte les jambes, que je te bourre à fond, je vais te faire gueuler, moi, salope ! Tu veux ?

- Oui, oui !

- Alors dis-le à ton mari, salope ! Dis-le que tu aimes bien que je te baise !

- Oui, Gérald, j’aime que Bernard me baise !

- Alors prends, et prends, et prends, c’est pour t’ouvrir la chatte ! Tout à l’heure, tu n’en pourras plus ! »

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Lundi 21 juillet 2014 1 21 /07 /Juil /2014 14:01

Extrait n° 3 : pages184-185. Le narrateur est maintenant en compagnie de Marguerite.

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Mmmm3-3« Je me lèche deux doigts et je glisse ma main dans la culotte que j’écarte de côté, j’aime assez quand la femme est à moitié quelque chose, qu’il reste un obstacle somme toute assez illusoire. Sa minette m’accueille très élargie et les lèvres se boursouflent pour se répandre plus haut que sa laine. Nous nous patinons mutuellement des mains en nous fixant le sourire aux lèvres. Mon action sur elle la pousse à s’ouvrir sous mon nez, elle est très silencieuse pour quelqu’une qui a de la joie à s’en faire propulser les tétins. Ses mamelons prennent du relief sous les bonnets. Elle sait peloter, humecte sa main, puis tiraille le manteau du soldat, le serre au col, le hisse, lui prodigue des vaguelettes de pinçons sur la longueur, l’endort pour mieux le réveiller, avec virulence, à la façon des chahuteuses. Quand elle accélère ses manoeuvres, j’accélère les miennes et la voilà, la grande virevolte sur ma main, une belle artiste du croupion, excellant en danses des hanches et contractions des cuisses, le ventre rentré, tendant tout son corps en arrière. Très efficace.Mmmm3-2

Elle ôte sa robe en ne brisant notre contact que deux secondes. Marguerite est menue, les cuisses musclées, un fin fuseau qui s’entretient sûrement et prend garde à ce qu’elle dévore. Mais de ce que je me coltine au ventre, elle s’en gave sans risque de prendre du poids. Elle est à poil, c’est son côté magicienne aussi car je ne l’ai pas vue se soulager du peu qu’elle portait encore. Ses cheveux n’ont même pas tremblé du mouvement tant ils sont endigués par leur frisure. Et comme je le disais, Marguerite est une acrobate. À poil, elle grimpe sur l’accoudoir, je ne bronche pas, à poil, elle escalade le dossier comme un singe puis elle me dévale à plat ventre par-devant, ne rate pas sa cible et s’enfourne ma queue dans la bouche, son corps élastique retenu par ses deux genoux sur le dossier de chaque côté de ma tête. Ce qui me met aux premières loges de ses voluptueuses failles que ma mignardise a irriguées. J’ai le museau sur ses moiteurs et alors qu’elle pompe et m’inonde, je plonge ma bouche toute langue durcie entre ses replis et mon nez s’enfouit avec délicatesse entre ses fesses. »  

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Dimanche 20 juillet 2014 7 20 /07 /Juil /2014 09:50

Extrait n° 2 : pages 118-119. Au cours d’une soirée, Jean-Paul se trouve en compagnie de deux femmes, Monique et Martine.

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Mmmm2-2«  Elles se frottent l’une contre l’autre sur un canapé deux-places, elles dégustent du thé vert car cela les aide à éliminer. Monique pleure, ou bien c’est Martine, Martine console, ou bien c’est Monique. Elles se réconfortent en s’enlaçant comme des amies. Monique s’épanche sur le col de Martine, puis elle bave sur son chemiser entier. Elle dit, attends, je vais essuyer. Monique frotte avec ses doigts sur le chemisier. Martine frémit et glousse. Monique déboutonne le chemisier. Martine plonge la main dans son soutien-gorge et présente son mamelon à Monique. Monique salive sur le tétin. Martine triture le pubis de Monique. Monique écarte les cuisses. Martine enfonce un doigt dans la culotte de Monique. Monique sanglote encore plus fort. Martine a les deux seins dans les mains de Monique. Monique mordille les deux seins de Martine. Monique lèche. Martine tombe à genoux entre les cuisses de Monique. Monique soulève les fesses. Martine tire sur le pantalon de Monique. Martine gamahuche la chatte de Monique. Monique s’enfonce un doigt là où la langue de Martine, très très inexpérimentée, ne parvient pas. Monique jouit sous la langue et les doigts de Martine. Et puis c’est le tour de Martine. Martine et Monique savent alléger leurs peines. » 

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Samedi 19 juillet 2014 6 19 /07 /Juil /2014 09:54

Aurélie Van Hoeymissen, Mmmm

Éditions Le Cercle Poche n° 53, 2001 (285 pages)

Mmmm

En 4 longs mais captivants chapitres, nous suivons l’itinéraire érotique de Mmmm. Exceptionnellement, je consacrerai 4 articles à cet ouvrage en tous points remarquable, tant par la richesse de sa langue que par la variété de ses situations. Volontairement, je ne vous proposerai aucun extrait mettant en scène l’énigmatique Mmmm, que je vous laisse découvrir par vous-même en lisant ce livre.

Extrait n° 1 : page 108  Jean-Paul, tout jeune narrateur encore puceau, est amoureux de Mmmm, mais fantasme sur Mathilde, la mère de Mmmm qui n’est pas insensible à ce désir.

 

Mmmm1-3«  Elle rougit. Mathilde a toujours été amoureuse de moi. Quand elle m’a rencontré, après son mariage avec Fulbert, je suis certain qu’elle s’est refusée à lui pendant des jours. Elle a rêvé de moi. Elle m’a imaginé lui avalant la touffe, écroulé entre ses cuisses en angle affaissé. Elle relève sa jupe, Mathilde porte un collant ajouré comme un porte-jarretelles. Un voile de couleur chair qui marque encore plus sa nudité de ménagère. Elle le fait dans l’entrée dès que je sonne. La porte n’est pas fermée à clef. Je la pousse. Mathilde est assise sur le bord de la troisième marche de l’escalier. La jupe sur la taille. La touffe très très volumineuse, forêt épaisse, boule de mousse gonflée par la pluie. Elle ne dit rien. Elle a honte de son accueil. Sa mise n’est pas élégante. Son chemisier est taché. Un bouton décousu entrebâille le vêtement sur son sein mou. L’aréole est si foncée qu’elle en parait craquelée de crasse. Son ventre est visible sous la ceinture de sa jupe. Le ventre rond où commence à se semer la végétation du pubis et le pubis qui étouffe de chair grasse et meuble. Des frisures de saleté, des moutons de poussière affleurent sous ses fesses. Je fais demi-tour, je dis, Mathilde, tu es trop sale, non Mathilde crie et pleure, Mathilde hurle, regarde, Jean-Paul, regarde. Le dos appuyé contre la porte refermée, je l’observe se masturber et jouir en geignant. »

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Lundi 7 juillet 2014 1 07 /07 /Juil /2014 15:12

Gabriel Garcia MARQUEZ, Cent ans de solitude, 1967

Editions du Seuil, 1968

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Je viens de relire pour la cinquième fois en trente ans ce chef d’œuvre de Gabriel Garcia Marquez. Je vous ai choisi ce court passage en toute fin de roman, où les deux derniers descendants de la lignée de José Arcadio Buendia, une tante et son neveu, s’aiment d’un amour sans retenue et sans tabou.

« Ils ( Amaranta Ursula et Aureliano) s’adonnaient à l’idolâtrie de leurs corps en découvrant que ce qui répugnait dans l’amour recelait des possibilités inexplorées, beaucoup plus riches que celles du désir. Tandis qu’il  massait avec des blancs d’œufs les seins érectiles d’Amaranta Ursula, ou adoucissait à l’huile de palme ses cuisses élastiques et la peau de pêche de son ventre, elle jouait à la poupée avec l’impressionnant zizi d’Aureliano, lui dessinait des yeux de clown avec du rouge à lèvres et des moustaches de turc au fusain à sourcils, et lui mettait des petites cravates d’organsin et des petits chapeaux en papier d’argent. Une nuit, ils s’enduirent des pieds à la tête avec des abricots au sirop, se léchèrent comme des chiens et s’aimèrent comme des fous à même le sol de la véranda où les fit revenir à eux un torrent de fourmis carnivores qui s’apprêtaient à les dévorer tout vifs. »

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Vous aurez sans peine reconnu une illustration de Manara

 

 

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Lundi 23 juin 2014 1 23 /06 /Juin /2014 12:39

Françoise REY, La Gourgandine

Éditions Albin Michel, 2002 ( (éditions livre de Poche n° 30018)

Récit autobiographique où Françoise Rey nous raconte son enfance et sa découverte de la sexualité dans les années 1960

Extrait n° 2 : Christine, une camarade de classe, a confié à Françoise la garde d’une enveloppe contenant « une vingtaine de photos pornographiques, très colorées, très précises, exploitant l’art du gros plan jusqu’au vertige ». À la première occasion, Françoise qui a 15 ans observe en secret ces photos interdites…

gourgandine02-1« Tout ce que j’ai lu, appris, deviné, imaginé, n’est rien auprès des révélations brûlantes, extraordinairement réalistes de ces clichés obscènes, pour lesquels ont posé des femmes plus écartelées, plus offertes, plus profondes que jamais mes songes les plus torrides ne l’auraient osé envisager. Car ce sont surtout elles, les femmes qui captivent mon regard ; le spectacle de leur sexe béant, riche de méandres, de plis, de chemins rouges, de cratères nacrés, m’émeut instantanément, m’amène à une volupté convulsive, désorganisée, plusieurs fois renouvelée qui me fatigue et m’exaspère. Le pouvoir de ces images sur mon ventre est si radical, si puissant, que mon nerf optique me semble directement relié à mes entrailles, et mon cerveau, ma merveilleuse machine à fantasmes et à projections privées, endormi et inutile derrière le rideau opaque de ma volonté, demeure impuissant à réagir, à seulement participer…gourgandine02-3

Peu à peu cependant, la stupéfaction s’épuise, le choc s’affadit, et j’inventorie plus lucidement, plus intelligemment les composantes du tableau. Et peu à peu l’homme y trouve sa place : là où je ne voyais qu’accessoires au service du culte féminin, énormes matraques à combler la femme, gourdins colossaux pour l’écarteler, cônes géants, dégoulinants pour sa gourmandise, je finis par considérer ses partenaires, forêt que cachaient les fûts étonnants de leur virilité. Derrière chaque tronc, un homme. Sa grimace douloureuse et concentrée, ses muscles arrondis dans l’effort de la pénétration, ses mains crispées, ses jambes ouvertes, ses fesses élargies. Lui aussi fendu, troué. Lui aussi capable d’écartèlement, d’exhibition, du don inouï et divin de l’indécence. Et armé si démesurément qu’il me semble consulter un traité de tératologie plutôt qu’un catalogue de situations quotidiennes. Ces acteurs sont à coup sûr des exceptions. Leur monstrueuse anatomie m’excite à présent, pour ce qu’elle représente de rêve inaccessible et farouche. Je suis sûre que jamais, dans la vie, je ne rencontrerai la pareille. Jamais un garçon, un homme, ne sera capable avec autant d’époustouflante impudeur de se donner en spectacle à mes regards conquis , jamais je ne m’assiérai, comme cette brune trop maigre qui écarquille ses cuisses de sauterelle, sur un pilier de chair rose, bien droit et cylindrique, dangereusement enflé, jamais ne je ressentirai l’exaltante, la délicieuse terreur d’éclater sous son invasion. »

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Pour les illustrations de ce passage, Tom Poulton est vraiment celui qui approche le plus l'authenticité de la scène 

 

 

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Vendredi 20 juin 2014 5 20 /06 /Juin /2014 09:00

Françoise REY, La Gourgandine

Éditions Albin Michel, 2002

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édition livre de Poche n° 30018, en couverture illustration de Man RAY : La Vierge (détail, 1969

Récit autobiographique où Françoise Rey nous raconte son enfance et sa découverte de la sexualité dans les années 1960

Extrait n° 1 : orgasme dans les toilettes, magnifique texte tout en grâce fiévreuse..

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gourgandine1« Maintenant, je tire le verrou au cabinet, je m’y installe, je m’y ouvre, largement, comme on s’envole, et dans ma tête surgissent des images insensées, affolantes, incontrôlables, d’hommes, de femmes qui me contemplent, qui plongent leurs regards avides à l’intérieur de moi, qui voient l’invisible, l’immontrable, qui adorent à genoux le trésor de ma révélation, l’or incarnat de ma faille offerte, il n’y a plus d’obscénité, ou alors elle est délectable, permise, obligée, une religion étrange a fait de moi cette créature écartelée, livrée à l’adoration du monde, je rêve de me donner plus encore, plus, bien plus, jusqu’à la déchirure, jusqu’où une petite fille peut-elle ouvrir les genoux ? Rien que ce rite-là, rien que cette recherche, rien que la limite chaque fois repoussée, le ravin de plus en plus exhibé, de plus en plus béant où mon cœur va descendre et exploser, rien que ça, et je franchis les barrières de notre univers dans des gerbes d’étincelles, je monte, monte, la joie brutale, fulgurante, me propulse dans les champs célestes, où l’air pétille comme du champagne… Somptueuse volupté… (…) Mille fois de décide de ne plus jamais repartir. De ne plus jamais réitérer la magnifique cérémonie de ma joie, et mille fois je retombe, l’appel est trop violent, ma tête, mon cœur, mon ventre, tous conspirent à la déchirante reddition, tous réclament l’essor divin, la magique secousse, l’odyssée d’où je reviendrai essoufflée, éblouie, consternée comme un ivrogne aux résolutions menteuses. »

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