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Vendredi 19 décembre 2014 5 19 /12 /Déc /2014 09:38

Mila BRAAM, «Déshabille-moi » (2013)

Collection « J’ai Lu » n° 10312

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Récit à la première personne d’une banale petite culotte aux vertus étonnantes : elle a une mémoire et est capable de transmettre à la femme qui la porte ses souvenirs et ses émotions. Après avoir été portée par Célia, Justine et Poopey, la voici maintenant, sans avoir été jamais lavée, dans les mains d’une quadra…

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Pages 96 à 98

«  - Tu la mets ? la presse Monsieur.

- Attends… Je profite de l’odeur. Sens.

Il flaire à son tour et lève un sourcil étonné.

- Dis-moi…

- Quoi ?

- J’ai l’impression qu’il y a plusieurs parfums

- Fais voir !

Elle s’immerge à nouveau dans mon coton odorant.braam3

- T’as raison… Elle a touché plusieurs minous.

- Incroyable.

Il en baverait presque.

- J’y vais ?

- Oui, enfile-la, c’est un vrai collector ! On en retrouvera jamais une comme ça.

Dont acte. Elle glisse ses pieds l’un après l’autre dans mes ouvertures, et me remonte avec souplesse jusqu’aux fesses, qu’elle a fermes et bien placées pour son âge. Alors je lui injecte tout ce que j’ai en moi comme un véritable shoot. Sa vulve  un peu flétrie est instantanément courue par une onde nouvelle. Le courant qui s’empare d’elle s’empare de tout son corps, et cambre ses reins comme une main autoritaire.

- Ça va ? s’inquiète Monsieur .

- Ah oui… oui, pour aller, ça va très bien !

Elle affiche un sourire béat.

- T’es sûre ?

- Prends-moi !

- Hein ?

Elle grogne, échauffée par le manège enchanté qui l’habite maintenant.

- Prends-moi tout de suite, putain… !

braam5Monsieur ne se fait pas plus prier. Ses mains posées sur la taille à peine épaissie par les ans, il la fait tourner comme une danseuse de rock, laquelle lui présente bientôt son cul. Il n’a plus qu’à relever le pan arrière de sa jupe, à me baisser d’une main, juste ce qu’il faut pour dégager

les lèvres déjà trempées, et à  plonger en elle d’une avancée ferme, l’autre paume posée en corbeille sous le ventre de Madame pour mieux la plaquer contre lui.

- Oh, non, non, NON !!! hurle-t-elle bientôt.

- Je te fais mal ?

- Pas du tout, continue !

- Qu’est-ce qu’il y a alors ?

- Tu peux pas savoir… C’est comme si dix queues me prenaient en même temps ! C’est du délire !

Son vagin aussi devient multiple. Aussi élastique que celui de Célia. Aussi sensible que le fin conduit de Justine. Aussi glouton que le four de Poopey. Être plusieurs femmes qui jouissent à la fois la transforme plus sûrement encore que cette profusion de glands et de sperme. Elle se sent modelée par les désirs de ces inconnus. Elle aimerait être la somme de leurs plaisirs, la femme absolue, jeune et vieille, belle et moche, orgasmique en diable et aussi frigide qu’un glaçon, le tout dans le même instant, dans la même seconde de plaisir. Tout le bonheur des femmes encapsulé dans son con.

Et à chacune de ses incursions, elle perçoit aussi les contours changeants de son membre à lui, qui l’emplit à chaque fois de manière différente. Quand il explose enfin en elle, pompier d’une intarissable lance, elle ne saurait dire quel visage il revêt alors. Et, au fond, tout au fond d’elle, peu lui importe.

Elle m’adore. »

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 Ce que j'en ai pensé : Une très bonne idée de départ, mais par la suite, ça se gâte... L'histoire est vraiment trop "cousue de fil blanc" ce qui n'est pas étonnant pour une petite culotte !

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Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Fantasmes et écriture
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Jeudi 11 décembre 2014 4 11 /12 /Déc /2014 09:40

"Le Tambour", roman paru en 1961 aux Editions du Seuil.

526 pages. Traduit de l'allemand par Jean Amsler

tambour

Extrait page 240. À l'âge de trois ans, Oscar a décidé de ne plus grandir. Le voilà donc à 16 ans, mesurant toujours 92 cm. Comme sa mère est décédée prématurément, il se trouve sous la tutelle de son père et d'une vendeuse de la boutique familiale prénommée Maria, âgée de 17 ans. En compagnie de Maria, Oscar se rend à la plage de Dantzig, où ils vont se mettre en maillot de bain dans une cabine. Maria se déshabille devant le petit Oscar...

tambour2Maria fit sursauter Oscar, avec son triangle poilu Certes il savait bien par sa pauvre maman que les femmes ne sont pas chauves par en bas, mais Maria n'était pas femme pour lui dans le même sens où sa maman s'était montrée femme à l'endroit d'un Matzerath ( son père) ou de Jan Bronski (l'amant de sa mère).

Et je la reconnus aussitôt. Rage, pudeur, révolte, déception et une érection débutante, à demi grotesque, à demi douloureuse, de mon petit arrosoir dans mon caleçon de bain me firent abandonner tambour et baguettes par goût de la baguette neuve qui m'était poussée.

Osacar se leva, se jeta sur Maria. Elle le reçut avec ses poils. Il se laissa y enfouir son visage. Ça lui venait entre les lèvres. Maria riait et voulait le retirer. Mais moi j'en prenais toujours davantage, je remontais vers l'odeur de vanille. Maria riait toujours. Elle me laissa même à sa vanille ; cela semblait l'amuser, car elle riait toujours. C'est seulement quand mes pieds dérapèrent et que ce dérapage lui fit mal - car je ne lâchai pas les poils ou les poils ne me lâchèrent pas - seulement quand la vanille me mit les larmes aux yeux et que je goûtais déjà les lactaires poivrés ou autre chose de haut goût, mais non plus de vanille ; quand cette odeur de terre que Maria cachait derrière la vanille me retraça dans la tête la terre où se décomposait Jan Bronski et qu'elle m'empesta pour toujours du goût de ce qui est périssable, c'est alors seulement que je lâchai prise.tambour1

Oscar glissa par terre, sur les planches couleur d'aveugle de la cabine et pleurait toujours quand Maria qui riait déjà de nouveau, le souleva, le prit sur son bras, le caressa et le serra contre ce collier de cerises en bois qu'elle avait gardé pour tout vêtement.

Hochant la tête, elle ôta ceux des poils que j'avais gardés sur les lèvres et s'étonna : "T'es un p'tit coquin ! Tu vas voir là-dedans, tu sais pas c'que c'est, et pis après tu pleures."

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Fantasmes et écriture
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Lundi 10 novembre 2014 1 10 /11 /Nov /2014 09:26

Günter GRASS, « le Turbot » (1977)

Roman paru aux éditions du Seuil en 1979 pour la version française

534 pages. Traduit de l’allemand par Jean Amsler

 extrait n° 2. pages 194-195. Au début du XVIème siècle, Margarete Rusch, dite Gret-la-Grosse, cuisinière et mère-abbesse d’un couvent éduque et conseille ses jeunes nonnes.

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turbot2-4 « En  période troublée – partout moinillons et nonnettes se sauvaient de leurs couvents pour aller se faire tanner le cuir dans le siècle – il était souvent malaisé de lier les pieuses filles à leurs vœux solennels : elles frétillaient, guettaient la sortie, voulaient avoir un mari portant culotte, être épousées, mettre bas des kyrielles d’enfants et, tout en pétant dans le velours et la soie, s’échiner à suivre la mode.

Donc l’abbesse, tandis que la bouillie de mil  diminuait sur la table, contait, à ses moniales de qui chatouillait l’arrière-train, ce qu’est la vie et combien promptement elle s’émiette. Elle énumérait les libertés conventuelles et mettait en balance les pénibles devoirs du mariage. Des crêpes de sarrasin farcies de lard et d’épinards se dégustaient déjà le long de la table sur deux rangs quand l’abbesse, utilisant à cette fin les carottes cuites à point qu’il y avait en guise de garniture dans du beurre au persil, expliquait la consistance masculine à son troupeau de femelles en chaleur. L’exemple choisi faisait de cent manières tomber sous le sens tout ce que l’homme peut faire. Sa pénétration en profondeur et sa constitution bulbeuse. Sa si précoce déconfiture et sa misérable débandade. Combien il devient grossier quand l’envie lui manque. De quel médiocre profit est pour les dames l’amène-toi-que-je-te-saute. Comme quoi ce qu’il veut c’est d’abord des enfants et des fils tout d’abord. Quelle n’est pas sa hâte à chercher l’alternance dans les draps d’autrui. Comme quoi son épouse en revanche n’a pas le droit de chasser l’andouille volante. Et la main lourde qu’il a. Avec quelle abrupte rapidité il retire sa faveur et se fait cuire à point la carotte et dégauchir le panais en ville, histoire d’essuyer son coupe-choux.turbot2-2

Mais comme les religieuses et spécialement les novices n’arrêtaient pas de roquer sur leurs escabeaux et entendaient voir dans les carottes au beurre la promesse de plus dures et durables surprises, l’abbesse leur donna licence de recevoir désormais des visites par la porte de derrière du couvent, et voire de papillonner librement extra muros, histoire de mettre en pratique les appétits charnels et d’apprendre de la sorte à d’autant mieux résister à des promesses d’établissement bourgeois.

Avant d’ôter la table et de conclure par l’habituelle oraison, l’abbesse donna encore tel ou tel conseil : que jamais chamailleries touchant une braguette ne vinssent troubler la paix conventuelle. Qu’elles restent toujours comme sœurs. Ce n’était pas leur affaire que de garder l’immobilité. Il fallait à propos, tant à hue qu’à dia, jouer du serre-croupières. La reconnaissance de l’homme devait s’équilibrer en argent monnayé. Et jamais, mais réellement jamais, l’amour, ce sentiment plaintif, ne devait s’emparer d’elles."

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Samedi 8 novembre 2014 6 08 /11 /Nov /2014 08:00

Günter GRASS, « le Turbot » (1977)

Roman paru aux éditions du Seuil en 1979 pour la version française

534 pages. Traduit de l’allemand par Jean Amsler

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Extrait n° 1. pages 55-56. Aux temps préhistoriques, une femme est envoyée près du Loup céleste pour lui dérober le feu.

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turbot0« Donc une femme gravit l’arc-en-ciel et trouva le Loup céleste couché près du Feu originel. Il venait de manger un rôti croustillant. Il en donna un reste à la femme. Elle mâchait encore quand il lui dit d’une voix triste : "Je sais que tu viens chercher le feu ! As-tu où le mettre ? »

Quand la femme lui montra où, il dit : « Je suis vieux et je n’y vois plus. Couche-toi près de moi histoire que je te mette à l’épreuve. »

Alors la femme se coucha près du Loup. Et il éprouva la poche à l’aide de son membre de loup au point qu’épuisé il s’endormit en cet état. Après avoir attendu un peu, et encore un peu, elle fit glisser l’éprouvette hors de la poche, le fit basculer, comme il était couché sur elle, de côté, se mit debout, s’ébroua quelque peu, prit ensuite trois petits morceaux de braise rouge du Feu original et les cacha dans sa poche où aussitôt ils détruisirent la semence du loup dans un sifflement de bouilloire.turbot1-1

Alors le Loup s’éveilla, car il se pourrait qu’il eût entendu ou senti que la braise consumait sa semence dans la poche de la femme. Il dit : « Je suis trop fatigué pour te prendre ce que tu as dérobé. Mais entends-moi bien : le Feu originel marquera d’un signe l’endroit où s’ouvre ta poche. Il restera comme une cicatrice. La cicatrice n’arrêtera pas de démanger. Et comme ça démange, tu désireras que quelqu’un vienne ôter la démangeaison. Et quand ça ne te démangera pas, tu souhaiteras que quelqu’un vienne et te fasse une démangeaison. »

Alors la femme se mit à rire, car le feu de la braise ne la brûlait plus jusqu’à lui faire mal, puisque sa poche était encore humide. Elle rit tellement fort qu’elle faillit s’étouffer. Et toujours riant elle dit au Loup fatigué : » Vieux schnoque. Ne me vends pas de salades. Je vais te montrer ce que je sais faire. Tu vas être étonné. »

Donc elle se plaça les jambes écartées au-dessus du Feu original, mit cependant deux doigts devant sa poche pour qu’il n’en tombe rien, et pissa dans le Feu original tant qu’il fut éteint. Alors le vieux Loup céleste pleura, car désormais il ne pourrait plus manger de rôti croustillant, mais seulement avaler tout cru. C’est pourquoi les loups terrestres sont devenus méchants et ennemis des hommes.

turbot5La femme redescendit sur terre juste à temps par l’arc-en-ciel déjà pâlissant. Elle retourna dans sa horde en criant : « Ava ! Ava ! » parce que maintenant sa poche était sèche et que la braise rouge la brûlait. C’est ainsi qu’elle se fit un nom en phonétique primitive.

Quant à la cicatrice  qui est à l’entrée de sa poche et que le vieux Loup céleste lui avait prédit être un lieu de démangeaison, elle fut plus tard appelée clitoris, mais resta jusqu’à ce jour un foyer de controverse pour les savants qui étudient l’origine de l’orgasme. »

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Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Fantasmes et écriture
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Mercredi 29 octobre 2014 3 29 /10 /Oct /2014 09:00

Michel BERNARD, « Les vies de Lilli »

 

243 pages, Éditions Le Cercle Poche n° 69, 2005

Pages 138 à 140

Diane, maîtresse de débauche, est seule devant son miroir.

m-bernard7« Diane inventait, ou croyait inventer de nouvelles poses et combinaisons lascives devant les miroirs de la chambre secrète. Son image préférée : le corps hérissé de godemichés bleus attachés par de minces lanières de cuir au-dessus et au-dessous de ses seins, autour de la taille, autour du ventre et des fesses, en haut des cuisses, sans oublier les trois caoutchouteuses bites brunes qu’elle s’était enfoncées dans l’anus, la vagin et la bouche. Alors, elle ne pouvait haleter et gémir qu’à l’intérieur d’elle-même, et elle le vivait comme une délivrance.

Quand elle se sentait languide, en revanche, elle mettait sa tenue de satin noir, une combinaison sévère qui s’arrêtait aux genoux et découvrait ses mamelons. Elle s’installait dans un fauteuil, tout près du miroir, remontait le satin agaçant de douceur et écartait les cuisses. Les lèvres de la vulve se décollaient alors, et au moment où ses doigts étaient près de la pénétrer, elle y allait de son commentaire : » Regardez-moi cette sainte-nitouche qui va pourtant le toucher, son gros bouton, ça y est ! Elle a mis les doigts, et que je te fricote le con, que je te baratte cette saloperie de mouille qui lui coule déjà dans la raie, c’est dans la friture du cul qu’elle embaume, elle veut qu’un engin énorme l’embroche, la femelle puante… »m-bernard8

C’était à ce moment-là qu’elle jouissait une première fois. L’évocation des odeurs et de la monstrueuse queue était irrésistible. Elle serrait ses cuisses pour accentuer le bruit de succion des lèvres quand elle retirait ses doigts pour les porter à ses narines avant de les déguster en gourmande accomplie.

Mais Diane n’était une masturbatrice ostentatoire qu’en son intimité. Avec un, une partenaire, ou en groupe, c’était son corps qui oeuvrait, se tordait, jouissait, l’imagination demeurant au repos.

Pour jouir une deuxième fois, Diane s’installait sur le lit médical, pieds dans les étriers, et approchait son cul du vibromasseur fixé au socle qui se mettait en marche au moindre effleurement de l’anus qu’elle regardait se dilater dans le miroir en retenant son souffle. « La pute est en chaleur, reprenait la commentatrice, la grande pute se fait ramoner le trou de balle. Regarde-la se traire les nichons, merde on dirait qu’ils suent aussi de la mouille, et voilà qu’elle se compisse, la salope, qu’elle pisse et qu’elle bave en même temps, le sang lui monte à la tête, le vibro lui fraise l’anus, va-t-elle tenir ? Bien sûr qu’elle tient le coup, l’enculée, elle en a vu d’autres, ah madame jouit. »

 

m-bernard9Diane se libérait aisément de l’engin qui lui laissait un trou béant, comme si ce cul grand ouvert était une marque de noblesse. Mais, de fait, le cratère fascinant redevenait assez vite un œillet gracieux. »

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Lundi 27 octobre 2014 1 27 /10 /Oct /2014 14:19

Michel BERNARD, « Les vies de Lilli »

243 pages, Éditions Le Cercle Poche n° 69, 2005

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Pages 45 à 47.

Lilli et Édith, sa mère, séjournent ensemble en Grèce. C’est Lilli qui raconte

 

m-bernard1« Ma mère accepta ma suggestion, pour pouvoir me protéger prétendit-elle, d’aller draguer un homme à Athènes pour faire l’amour à trois. Cet homme, Gino, un Italo-Américain, nous invita dans une garçonnière kitsch que lui prêtait un couple. Il nous ouvrit tout nu, intégralement bronzé, et nous proposa tout de go de nous déshabiller mutuellement. Ce fut vite fait, nous ne portions que des robes légères et pas même un string pour dissimuler tant soit peu nos toisons flamboyantes. Aussitôt, son sourire s’éteignit. « Vous êtes des putes », dit-il, sur ses gardes. Je restai sans voix. Heureusement, ma mère avait de la ressource : « Nous sommes des putes en effet, des call-girls en vacances, et ça ne vous coûtera pas un cent. » Du coup, Gino se sentit mieux et ralluma son sourire. Je l’entendais presque se dire : baiser deux pros à l’œil, un sacré coup de veine ! Il bandait maintenant. Il a dit que j’étais un petit tanagra du tonnerre. « Et moi, la grande, a protesté ma mère, je ne te plais pas ? » Gino a rétorqué que si, bien sûr qu’Édith lui plaisait, ses seins, ses fesses, ses longues jambes, sa longue… « Ma longue fente ? Ma petite sœur aussi en a une fameuse. » L’idée des deux sœurs m’avait ravie. J’en profitais pour flatter la croupe d’Édith tandis que Gino lui pressait les seins tout en lorgnant ma fameuse fente. Bref,m-bernard2 l’affaire prenait tournure, je commençais à mouiller, ma mère aussi. Gino s’était mis à nous peloter sérieusement, tâtant nos fesses et nos mottes, nous incitant de la voix à nous léchouiller, nous suçoter, nous masturber, il avait tellement envie de nous voir d’abord baiser toutes les deux que je fourrai soudain ma main dans le con d’Édith qui bava sans retenue. Je ne l’avais jamais vue dans cet était et la branlais de plus en plus vite. Gino, lui, brandissait sa queue, les yeux mi-clos. Comme piquée au vif par ce replis de l’homme derrière ses paupières, Édith se cabra, je retirai ma main et plongeai mon visage dans sa chatte, me gorgeant de ses sucs, me grisant de ses odeurs, tandis que Gino, s’étant assuré d’un doigt que je bâillais entre les fesses, se décida en fin à me bourrer le cul… Après, ce fut la routine. Gino enconna Édith au bord du haut lit campagnard ; je m’assis face à lui, cuisses grandes ouvertes, sur la bouche de ma mère dont je pinçais les mamelons boursouflés ; Gino me débarbouilla la vulve avec sa langue et je sentis celle d’Édith se glisser dans mon anus. Puis Gino déchargea en beuglant, ma mère me mordit le cul, et moi, pour faire bonne mesure, je balançai un amical jet de pisse en plein visage du fouteur –la routine, quoi. Pourtant, ce fut notre unique expérience de cet ordre, je ne saurais dire pourquoi. »

Pour les deux dernières illustrations, vous aurez évidemment reconnu des dessins de Tom Poulton !

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Jeudi 25 septembre 2014 4 25 /09 /Sep /2014 09:59

En mars 2010, je vous avais déjà proposé deux extraits de ce magnifique roman. Après une récente relecture, je ne peux résister au plaisir de vous en offrir deux nouveaux passages

Donleavy, "les Béatitudes bestiales de Balthazar B"

James Patrick  DONLEAVY, Les béatitudes bestiales de Balthazar B

Paru aux USA en 1968, et en France en 1973 aux éditions Denoël ( texte traduit par Suzanne Mayoux). Le présent extrait est tiré de l’édition Folio n° 987 de 1977, 588 pages

 ( dessin de couverture signé Siné )

Donleavy est surtout connu pour son roman « L’homme de Gingembre » dont je vous recommande chaudement la lecture. Il est né en 1926 à New York, mais réside en Irlande.  

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Pages 119-120

Balthazar se trouve seul  à Paris en compagnie de Miss Hortense, sa nurse anglaise qu’il appelle familièrement Bella. Balthazar a à peine 14 ans, elle qui en a 27, va l’initier à l’amour. Dans la scène qui suit, elle vient de lui avouer qu’elle l’aime. J'attire votre attention sur l'écriture de Donleavy qui n'utlise pour ce roman que le point et la virgule, et dont le narrateur est alternativement le "je" ou le "il".

«  - Non. Ne t’en va pas. Reviens ici.

balthazar1Balthazar se retourna, il posa les livres sur la chaise. Il retourna vers le lit. Et comme ses genoux en touchaient le bord, la main de Bella se tendit pour éteindre la lampe. À tâtons,  elle lui prit sa main à lui et l’attira doucement. Ses doigts dans les cheveux courts de ma nuque, et je sens leur fraîcheur s’insinuer derrière mon oreille. En basculant dans ses bras, je l’entends murmurer, ah, viens contre moi. Ses baisers sur ma bouche. Sur mes joues, sur mes yeux. La langue le long de mon cou et tout au fond de mon oreille où j’entends sonner toutes les cloches de Paris. Et des chœurs tempétueux chantent bien que ce ne soit pas encore la messe ni dimanche mais ses longs bras soyeux, ses poignets lisses et ses mains douces et fines. Son souffle se hache dans mes poumons. Et moi, je ne suis presque plus capable de respirer. Ses dents mordent durement ma bouche. Sa main sur mon cou pour dénouer ma cravate. Elle-même se dégage des draps. Ses cheveux en mèches d’ombre pendent autour de sa tête. Un jour qu’assise dans les jardins elle se grattait la cuisse, je regardais ses ongles laisser de longues traces blanches sur sa peau dorée. Des doigts lointains défont un par un les boutons de ma chemise. Et des lèvres proches baisent ma poitrine. Bella, dis-moi ce qu’il faut faire. Rien rien. Déshabille-toi simplement. Quelle chose étonnante. Toutes ces années à rêver. Entré un jour dans la buanderie pour toucher en secret son linge qui séchait, de plus près que je n’espérais jamais arriver. Et ce soir, allongé de tout mon long contre son corps, je le sens se presser contre le mien, comme deux corps tout à soi. Un ici, un qu’on étreint. Belle, ce qu’on fait, est-ce que c’est ça faire l’amour. Oui, oui. Dépêche-toi de m’expliquer. Tu verras, tu verras. Je vois. Bella assise sur mon cerveau qui croque une noix de cajou. Bella qu’est-ce que je dois faire. Rien, rien pour le moment. (…) Et maintenant je touche. Tout entière cette récompense la plus précieuse. Du sommet de son crâne au bout de ses orteils. Je peux promener ma main partout sur toi si lisse. Oui tu peux, tu peux, viens sur moi. Bella, Bella, ça gicle de moi, ça ne veut plus s’arrêter. Il y en a partout sur toi. Ah, ça ne fait rien, mon chéri, maisse-le couler sur moi, ne t’inquiète pas. Bella dis-moi ce que j’ai fait. C’est très bien. Mais j’aurais dû être à l’intérieur de toi. Oui mais c’est très bien, ne t’en fais pas. »

 balthazar

Pages 128-129. Pendant les jours qui suivent, Balthazar et Bella poursuivent leur folle aventure amoureuse.

balthazar2«  Nous sommes rentrés en faisant la course tout le long du chemin jusque dans l’escalier de la maison et sa chambre à elle. Bella, est-ce que c’est ça qu’ils font. Quand je mets ma main ici pour toucher comme ton sein est gonflé au-dessus du reste de ton corps. Et je ne sais pas encore ce que tu as là en bas dans le secret de tes poils. Oui, mon chéri, c’est ce qu’ils feraient. Ils me serreraient dans leurs bras, seulement c’est moi qui te serre dans les miens. Et ils feraient ce que je vais te dire. Viens sur moi Balthazar. Sur moi. Comme ça. Pour rien au monde je ne voudrais que tu sois eux. Tu es trop adorable. Tu es mon ravissant petit homme à moi. Mets-le entre mes jambes. Là. Mon dieu qu’il est dur. Je vais te guider. Ne t’inquiète pas, ne t’inquiète pas. Mon dieu, ça y est, ça y est. Ah, Balthazar. Tu l’as enfoncé en moi. Toutes les sensations qu’on n’aurait jamais pu deviner d’avance. D’un miracle étonnant éprouvé là. Dans cette partie d’elle. Etait-ce elle. Comme son visage, ses dents, ses cheveux. Ces lèvres qui me parlent de si près. Sortir de ma propre conscience pour passer dans la sienne. Hello où est le Saint Graal. Comme de rouler sur un pré dans l’odeur de foin humide en contemplant un ciel de fleurs de marronnier. Partout des planètes si blanches. Bella. Est-ce que je l’ai bien fait. Oui, oui. Oh, Bella, oh, Bella, ça gicle de moi, tiens-moi fort s’il te plaît. Oui, oui, mon chéri, jouis. Bella, ne me laisse pas mourir. S’il te plaît. Perdre tout mon sang. Oh, Balthazar, je ne te laisserai pas mourir, je ne te laisserai pas perdre ton sang, mon dieu, moi aussi je meurs. Dans tous les creux, toutes les niches, toutes les ombres des draps. Rejetés loin des deux corps, le fauve et le pâle. Sa main effleure mes vertèbres et les compte. Je pose le bout de mes doigts sur l’os tout dur derrière sa petite oreille. Ton visage. Bella, tu as les yeux fermés. Et un sourire tout autour de ta bouche. Tout est si calme à présent. À part un long cri à nouveau jeté par le philosophe des rues. En quête du Graal. Tu as levé les épaules et tu as gémi, gémi. Bella, ça ne t’a pas rendue malheureuse, dis. Non, non, pas malheureuse, espèce de nigaud. J’avais peur que tu aies mal, tu t’es toute raidie et tu as tremblé. Mon amour c’est comme ça quand ça se produit, avec plein de bonheur. Alors pourquoi as-tu des larmes dans les yeux. »

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Dimanche 24 août 2014 7 24 /08 /Août /2014 11:50

Extrait n° 2

Pages 51-53. Au moment de quitter un hôtel de passe avec le narrateur, Thérèse est entraînée au sous-sol par des voyous. Le narrateur l'attend dans un taxi.  Elle est finalement libérée et raconte au narrateur ce qu'il lui est arrivé

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bosersach6«  Thérèse me raconta qu’aucun des hommes que j’avais vus ne l’avait touchée : ils l’avaient conduite dans une cuisine malpropre où un gaillard immense épluchait des pommes de terre. L’homme était muet, absent. Il obéissait aux autres comme un animal domestique. Ces types voulaient la voir baiser, dit Thérèse. Il avait un sexe monstrueux. Le geste qu’elle fit me parut excessif. Elle indiqua aussi le diamètre.

- J’ai dû le sucer ; comme j’ai pu. Il était bizarre. Il poussait de petits cris. Puis ils m’ont fait allonger sur la table et là (elle porta la main à son ventre) j’ai bien cru qu’il me défonçait. Alors j’ai proposé que l’on fasse autrement : le gars s’est couché sur la table, et j’ai grimpé dessus. Ils étaient ravis, d’ailleurs : le spectacle était beaucoup plus élégant. Je pouvais manœuvrer à ma guise, hormis les quelques coups de reins que le malheureux ne put retenir, et m’en tirais sans trop de mal. Il a joui une fois, il m’a remplie, et j’ai dû le sucer de nouveau pour le « remettre en forme » (elle dessinait les guillemets avec ses doigts), et m’installer sur lui encore une fois. Ça a été plus long (je n’osais, pour ma part, avouer que je m’étais endormi tandis qu’elle s’empalait sur l’organe démesuré) et j’avais vraiment mal. Quand j’ai commencé à pleurer ils m’ont laissé tomber. J’ai dû le finir à la main et tout prendre sur la figure avec un air ravi. Pas un ne m’a touchée, pas ça. Je suis crevée.bosersach9

Elle se blottit contre moi, toute mouillée de foutre, sale, débraillée, et s’endormit aussitôt. Le chauffeur ne disait rien. Nous attendîmes que la rue fût tout à fait déserte pour descendre de voiture et rentrer chez nous. Thérèse prit un bain brûlant. Je lui demandai de me raconter de nouveau, avec l’idiot. Je me branlai et déchargeai dans l’eau. Elle ramassa les épais filets de foutre et les porta à ses lèvres.

- Amour… »  

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Vendredi 22 août 2014 5 22 /08 /Août /2014 12:16

Charles Bösersach, « Petite musique de sexes »

Editions Le Cercle Poche n° 59, 2002, 311 pages

bosersach

Je vous ai sélectionné deux passages de la première nouvelle du recueil, intitulée « Isabelle & sa mère »

Extrait n° 1 (pages 30-31)

bosersach3« Relevant sa jupe à mi-cuisses, Thérèse (la mère d’Isabelle) s’assit à califourchon sur mes genoux, déboutonna ma chemise, effleurant puis griffant ma poitrine. Je passai mes deux mains sous sa jupe et lui caressai longuement les cuisses puis, quand je la dégrafai (un bouton, un crochet, une petite fermeture Eclair très serrée) pour la lui retirer par le haut, de manière qu’elle reste installée sur mes genoux, elle défit ma ceinture, ouvrir mon pantalon, s’empara de mon sexe et entreprit de me branler. J’avais empoigné ses fesses à travers sa culotte et les malaxais avec rudesse. Elle gémissait. Nos dents se heurtèrent, elle mordait mes lèvres, suçait et aspirait ma langue avec une voracité soudaine qui me surprit. Voracité et fantaisie. Je parvins à lui laisser entendre que si cet exercice se prolongeait encore un peu, j’aurais bientôt à déplorer d’avoir à me répandre sur ses doigts. Sa caresse s’accentua, sa langue remuait tout le long de mon cou et j’eus  à regretter ce manque d’endurance qu’elle paraissait souhaiter : sa main fut arrosée, qu’elle porta à sa bouche, qu’elle embrassa en souriant, avec des mots d’amour. Elle me regarda sans rire et conclut :

- Maintenant, tu vas bien me baiser…

bosersach5

 

bosersach4J’objectai que mon état ne laissait guère présager pareille issue pour le court terme mais elle me renversa sur le lit et, nue, s’assit sur ma bouche. Il n’est pas d’autres mots. Elle me regardait d’en haut, attentive, tandis que je m’appliquais de mon mieux en savantes caresses de la langue. Son sexe était ouvert, mouillé, je ne me lassais pas d’y enfoncer la langue, avec de temps en temps un détour, une politesse vers le cul, dont je découvris bien vite l’extrême sensibilité. Elle porta sa main sur mon ventre et, constatant sans sourire que les forces m’étaient revenues, se recula, s’arracha de ma bouche trempée et s’empala sans manières sur l’organe miraculeusement ressuscité. D’un coup, en elle tout à fait, qui remuait doucement d’avant en arrière, nous prodiguant d’exquises contractions qui m’arrachaient de petits gémissements parfaitement ridicules. Elle connut plusieurs transports avant que je me rende. »

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Vendredi 15 août 2014 5 15 /08 /Août /2014 09:00

Vincent DUBARY, « Marie Janvier s’est endormie »

Éditions Le Cercle Poche n° 67 (2002) 218 pages

marie-janvier

Marie Janvier, mère de deux petites filles est devenue une jeune veuve à la suite de la mort accidentelle de son compagnon. Elle même une vie très austère, mais la nuit, des rêves de plus en plus érotiques la transportent dans un univers très sensuel

Extrait du chapitre intitulé « La bataille », pages 141-142

marie-janvier2

marie-janvier1« Marie est bien. Derrière elle, l’homme ne bouge plus qu’à peine. Il la tient enlacée, une main contre son ventre, l’autre emprisonnant un sein. En baissant les yeux, elle aperçoit le téton minuscule encadré de deux phalanges entre lesquelles il tangue. Tout à l’heure, l’homme a choisi la voie la plus étroite. Il s’y est introduit petit à petit, avec tendresse. « C’est tout petit chez toi, a-t-il murmuré. C’est tout petit… » Elle s’est laissé envahir et maintenant, ils demeurent tous deux immobiles, comme s’ils étaient endormis. Elle est une toute petite fille entre ses bras, protégée comme par des murailles. Elle n’a plus peur. Parfois, contre sa peau, elle sent ses muscles vibrer et cela lui donne de légers frissons. Mais elle ne bouge pas. Elle ne veut rien briser d’un instant aussi fragile que du cristal, attentive aux indicibles palpitations de l’homme entre ses reins. Son sexe élancé comme le tronc d’un bel arbre, ce sexe qu’elle a caressé du regard, ce sexe massif et soyeux qui s’est tendu sous ses doigts, elle l’imagine à présent, là où il se trouve, tapi tout au fond de son corps. Elle imagine son énormité incongrue dans un espace aussi étroit. Son anneau dilaté, jusqu’alors inviolé, s’est modelé comme une argile pour accueillir peu à peu sa venue. Elle le sent qui frémit et ce frémissement se fond à sa propre chair, gonfle en elle en ondes tranquilles jusqu’à la surface de son corps. Elle est un océan de plaisir et lui, un cap superbe d’arrogance face aux vagues. Elle nage. Elle vogue. Elle vole. Elle est oiseau, dauphin, frégate. Elle est tout ce qui glisse et se meut avec souplesse, tout ce qui est chaud et vivant, tout ce qui tressaille et respire. Elle est tout à la fois. »

marie-janvier3

 

 

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