Mardi 24 octobre 2023 2 24 /10 /Oct /2023 08:00

La plage d'à côté

J'ai écrit cette nouvelle à la demande de Anne et Jacques pour qui j'ai déjà rédigé plusieurs nouvelles que vous pouvez retrouver sur le blog

Chapitre 1

Cette année-là, nous avions décidé, d'un commun accord, de passer les vacances d'été en Charente-Maritime, au bord de la mer, mais loin des îles et des ports de plaisance au snobisme ostentatoire. Nous souhaitions des vacances "normales". Les années-galère de nos ennuis financiers étaient loin (cf la nouvelle "À découvert) et après nos excès érotiques (cf les nouvelles "Les masques de sommeil" et "Le dernier service") nous aspirions à une existence plus calme. Pour cela, nous avions loué pour deux semaines un petit mobil home dans un camping sans prétention. Cependant, il y avait quand même une piscine avec toboggan et le bruit de l'océan tout proche. C'était une grande et belle plage en forme de croissant, fermée de chaque côté par un promontoire de rochers sombres qui la mettaient à l'abri des vents d'ouest. La fréquentation de la plage correspondait à nos attentes : des familles qui investissaient les lieux avec parasols, rabanes et glacières, quelques couples de retraités, des ados qui jouaient au foot à marée basse sur le sable mouillé et au volley ou au freesbee à marée haute sur le sable sec. Anne avait opté pour un très sage maillot de bain une pièce, moi pour un bermuda bicolore. On passait nos après-midi sur nos serviettes, dans l'ombre du parasol et de nos lunettes de soleil. De temps en temps, on allait se rafraîchir et faire quelques brasses dans les vagues. On ne se parlait guère  : Anne feuilletait des magazines, je consultais mon portable... À dire vrai, nos journées suintaient l'ennui. Le soir venu, on se préparait vite fait une salade de crudités au vinaigre balsamique, on débouchait une bouteille de rosé et on dînait en tête-à-tête sur l'étroite terrasse en bois exotique de notre mobil home surchauffé. Les assauts des moustiques nous contraignaient à trouver refuge dans notre minuscule chambre où la moiteur était si dense que nos caresses et nos étreintes en étaient poisseuses.

plage a cote 1

C'est ainsi que sont passés les premiers jours jusqu'au soir où, alors que nous  étions vautrés sur le lit à regarder notre télé de poche tout en piochant à la cuillère dans un pot de crème glacée, Anne me dit : "Cet après-midi, à la plage, il y a un mec d'une trentaine d'années qui est passé juste devant nous... Tu étais allongé sur le ventre en train de somnoler, alors tu n'as pas dû le voir ! Moi, je l'ai suivi du regard... Un beau mec, bien foutu... Je suis certaine qu'il a une grosse bite...

– Comment peux-tu en être sûre ! Il te l'a montrée ?

– Pas besoin ! Il y a des choses que les femmes sentent d'instinct !

Ces paroles dites sur le ton de la banalité m'ont instantanément fait bander, d'autant plus qu'Anne a ajouté :

– Le suivre des yeux m'a excitée au point que j'en ai mouillé l'empiècement de mon maillot de bain et qu'il a fallu que j'aille me rincer dans l'eau... Dis donc, ça te fait toujours autant d'effet quand je te raconte des trucs un peu cochons... Allez, arrête de te branler, je vais te sucer !

Ses lèvres délicieusement fraîches m'ont enrobé de salive parfumée à la vanille rhum raisins... Puis on a baisé comme des sauvages dans la fournaise de notre mini-chambre.

Dès le lendemain, nous avons pris l'habitude de reluquer en catimini nos congénères de plage. Je me suis mis moi aussi à lorgner les femmes, jeunes ou matures, à portée de regard, à mater leurs fesses, leurs poitrines parfois découvertes, le renflement de leurs bas-ventres... Le soir venu, tout en se caressant mutuellement, on se faisait le compte-rendu de nos observations du jour et on faisait l'amour autant avec les mots qu'avec les corps...

à suivre...

Par michel koppera - Publié dans : inédits - Communauté : Fantasmes et écriture
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Vendredi 20 octobre 2023 5 20 /10 /Oct /2023 08:00

Lu en page 8 du Canard Enchaîné n° 5370 paru le mercredi 11 octobre cet article signé DF (David Fontaine) que je vous retranscris dans son intégralité :

Les animaux sont des homos comme les autres

" CONTRE NATURE", l'homosexualité, comme le répètent à l'envi les réacs et intégristes de tout poil ? Que nenni ! dirait la grenouille de La Fontaine. Selon une étude scientifique publiée par la revue "Nature Communications", qui vient conforter nombre d'autres recherches, l'homosexualité est largement répandue chez les animaux. Elle concerne pas moins de 1500 espèces, dont 261 espèces de mammifères, soit 5% au total, mais aussi des insectes, des poissons, des reptiles, des oiseaux... Et encore, ces chiffres seraient largement sous-estimés "puique ce comportement n'a attiré l'attention des chercheurs que récemment" ( libération.fr du 07/10)

Au secours, Zemmour va en perdre ses attributs. La palme aux primates non humains, dont 51 espèces vivant en groupe pratiquent joyeusement l'homosexualité, notamment pour intégrer les plus jeunes ou faire la paix. Elle concerne les mâles comme les femelles et, dans un quart des cas, donne lieu à une parade nuptiale, voire à des liens de couple... Pour mieux s'aimer comme des bêtes.

pour illustrer cet articcle, je vous propose 3 photographies.

savoir 146 lions gay

1. couple de lions mâles

savoir 146 gorilles femelles

2. couple de gorilles femelles

savoir 146 singes males

3. couple de singes mâles

Par michel koppera - Publié dans : le saviez-vous ? - Communauté : Fantasmes et écriture
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Mardi 17 octobre 2023 2 17 /10 /Oct /2023 08:00

"Yann Andréa Steiner" (141 pages) est paru en 1992 aux éditions P.O.L. Comme son titre le suggère, le point de départ de ce récit est l'arrivée (l'irruption ?) de Yann Andréa dans la vie de Marguerite Duras. 

Extrait pages 30-31 : Marguerite et Yann Andréa font l'amour pour la première fois

" On s'est couchés avec la lune dans le ciel sombre et bleu. C'est le lendemian qu'on a fait l'amour.

Vous êtes venu me rejoindre dans ma chambre. Nous n'avons pas dit un mot. On était nourris du corps d'enfant de Théodora Kats, de ce corps infirme, de son regard clair, de ses cris pour appeler sa mère avant la balle dans la nuque du soldat allemand chargé de l'ordre du camp. Après vous m'avez dit que j'avais un corps incroyablement jeune. J'ai hésité à publier cette phrase. mais je n'en ai pas eu la force. J'écris aussi des choses que je ne comprends pas. Je les laisse dans mes livres et je les relis et alors elles prennent un sens. J'ai dit qu'on me l'avait toujours dit même l'Amant de la Chine du Nord, j'avais 14 ans alors, même pas, et on a ri. Et encore le désir est revenu, sans un mot, sans un baiser. Et puis après l'amour vous m'avez parlé de Théodora Kats. De ces mots : Théodora Kats. Même le nom, vous avez dit, est foudroyant."

yann andrea steiner


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Vendredi 13 octobre 2023 5 13 /10 /Oct /2023 08:00

Femme, maman ou femme au foyer ? Le choix est cornélien !

femme au foyer

Par michel koppera - Publié dans : au jour le jour - Communauté : Arts érotiques
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Mardi 10 octobre 2023 2 10 /10 /Oct /2023 08:00

La photo

socio44

Fin de soirée entre amis

Nous sommes entre "gens de bonne compagnie" : canapé de cuir, tapis d'orient, parquet de chêne, invités triés sur le volet... Les hommes sont passés chez le coiffeur, les femmes qui ont soigné leur épilation intégrale, portent de la lingerie très sexy et des vêtements de soie. On sirote des grands crus bourgois de bordeaux dans des verres à pied en cristal... En fin de soirée, un peu éméchés, on se lâche : les hommes se sont mis à poil, les femmes ont ôté leur petite culotte mais pas leurs bas à jarretelles ni leurs escarpins à brides... Il leur suffit de fermer les yeux et de se laisser emporter par la sensualité d'une bouche gourmande collée à leur ventre. Tout se savoure, se déguste : le vin, le sexe, le standing... C'est le goût du bonheur

Par michel koppera - Publié dans : storynet - Communauté : Fantasmes et écriture
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Vendredi 6 octobre 2023 5 06 /10 /Oct /2023 08:00

Vu ces derniers temps dans les pages des magazines cette pub pour les chaussures GEOX. Comment rester insensible à la puissance érotique de la pose de Penélope Cruz ? En légère contre-plongée, les cuisses largement écartées, la peau sous la jupe, l'échancrure de son décolleté, la force de son regard, la sensualité de sa bouche, la fragilité de son cou, la sauvagerie de sa chevelure... Calme, luxe et volupté !

geox penelope cruz

Par michel koppera - Communauté : Arts érotiques
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Mardi 3 octobre 2023 2 03 /10 /Oct /2023 08:00

Et pourquoi pas ?

filtres X

Par michel koppera - Publié dans : au jour le jour - Communauté : Arts érotiques
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Vendredi 29 septembre 2023 5 29 /09 /Sep /2023 08:00

Projet de loi d'autorisation de la vente à perte des carburants : une fausse bonne idée ? Les illustrateurs du Canard Enchaîné n'ont pas manqué de traiter l'information, à leur façon...

essence a perte


Par michel koppera - Publié dans : au jour le jour
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Mardi 26 septembre 2023 2 26 /09 /Sep /2023 08:00

Alors que pendant près de deux mois, les matches de la Coupe du Monde de Rugby défilent sur nos écrans, l'occasion est belle de proposer le rugby naturiste mixte, à la plage ou sur gazon. Rien de tel pour affirmer l'égalité entre les sexes et promouvoir les valeurs du rugby à savoir le respect de l'adversaire, la solidarité et l'ouverture d'esprit...

rugby2

rugby3

rugby1

Par michel koppera - Publié dans : au jour le jour
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Vendredi 22 septembre 2023 5 22 /09 /Sep /2023 08:00

"Check-point", roman paru en 2015 aux Editions Gallimard (385 pages). Le récit a pour cadre une mission humanitaire dans la Bosnie en proie à la guerre civile en 1995. On suit cinq personnes (4 hommes et 1 femme) qui conduisent un convoi de deux camions chargés de matériel médical. A priori, ce n'est pas dans ce genre de roman que l'on s'attend à trouver des scènes de sexe, et pourtant...

Extrait page 199 : Lors d'une étape pour la nuit, Maud et Marc se trouvent seuls, en tête à tête, dans le froid de l'hiver...

" Ils s'étaient arrêtés et elle s'était plantée devant lui. Leurs visages étaient proches. Elle sentait son souffle. Elle entrouvrit les lèvres et il les prit.

Il la serrait fort contre lui et elle suivait avec des mains impatientes le relief de ses muscles qui affleuraient sous sa chemise de laine. Leurs baisers étaient violents, avides, comme s'ils avaient trouvé dans ce corps-à-corps le moyen d'exprimer toute la révolte et toute la passion, toute la rage et tout le désespoir dont, un instant plus tôt, ils étaient silencieusement dévorés.

– Viens, murmura-t-il, en se détachant d'elle et en l'entraînant par la main.

Ils revinrent sur leurs pas, qui étaient inscrits dans la neige, mais leurs traces nouvelles étaient confondues, car ils marchaient en tenant leurs corps serrés l'un contre l'autre. Ils grimpèrent l'escalier de la terrasse en se bousculant et montèrent à l'étage du bâtiment où étaient aménagés de grands dortoirs. Il n'y avait plus aucun obstacle à leur désir, seulement la voluptueuse résistance des vêtements qu'ils se retiraient mutuellement, avec des gestes maladroits et fébriles. L'air froid du dortoir, la toile rêche du matelas et les montants de fer du lit trop étroit ne faisaient qu'accroître leur ardeur. Leur étreinte désordonnée avait l'allure d'un combat, un combat où il n'y aurait ni vainqueur ni vaincu et dont le but ultime était de ne plus former qu'un seul coprs, dressé contre la violence du monde qui l'entourait.

Maud, jamais, n'aurait voulu subir cette épreuve car elle la voyait comme une insupportable humiliation. Chez tous les garçons qui l'avaient approchée, elle sentait la même impatience à prendre le pouvoir sur elle, en lui infligeant cette blessure, et elle n'avait jamais éprouvé pour aucun d'entre eux assez d'amour pour s'y soumettre. Elle était vierge par orgueil, par défi. Mais là, dans ce lieu qu'elle n'aurait pas su nommer, dans l'inconfort d'une maison dévastée, elle accueillait sans crainte cette douleur intime, tant elle la désirait. Et l'homme qui la lui faisait connaître était comme l'instrument d'une force qui le dépassait lui-même et dont elle désirait s'emplir. Elle sentait le sang couler d'elle et elle imaginait au grand jour la tache rutilante briller dans ce décor sinistre. Ils partageaient ce sang comme ils avaient partagé celui des femmes massacrées. mais c'était le sang de la vengeance et du combat, de la vie et du plaisir. Elle cria."

check-point

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Fantasmes et écriture
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