Vendredi 22 août 2014 5 22 /08 /Août /2014 12:16

Charles Bösersach, « Petite musique de sexes »

Editions Le Cercle Poche n° 59, 2002, 311 pages

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Je vous ai sélectionné deux passages de la première nouvelle du recueil, intitulée « Isabelle & sa mère »

Extrait n° 1 (pages 30-31)

bosersach3« Relevant sa jupe à mi-cuisses, Thérèse (la mère d’Isabelle) s’assit à califourchon sur mes genoux, déboutonna ma chemise, effleurant puis griffant ma poitrine. Je passai mes deux mains sous sa jupe et lui caressai longuement les cuisses puis, quand je la dégrafai (un bouton, un crochet, une petite fermeture Eclair très serrée) pour la lui retirer par le haut, de manière qu’elle reste installée sur mes genoux, elle défit ma ceinture, ouvrir mon pantalon, s’empara de mon sexe et entreprit de me branler. J’avais empoigné ses fesses à travers sa culotte et les malaxais avec rudesse. Elle gémissait. Nos dents se heurtèrent, elle mordait mes lèvres, suçait et aspirait ma langue avec une voracité soudaine qui me surprit. Voracité et fantaisie. Je parvins à lui laisser entendre que si cet exercice se prolongeait encore un peu, j’aurais bientôt à déplorer d’avoir à me répandre sur ses doigts. Sa caresse s’accentua, sa langue remuait tout le long de mon cou et j’eus  à regretter ce manque d’endurance qu’elle paraissait souhaiter : sa main fut arrosée, qu’elle porta à sa bouche, qu’elle embrassa en souriant, avec des mots d’amour. Elle me regarda sans rire et conclut :

- Maintenant, tu vas bien me baiser…

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bosersach4J’objectai que mon état ne laissait guère présager pareille issue pour le court terme mais elle me renversa sur le lit et, nue, s’assit sur ma bouche. Il n’est pas d’autres mots. Elle me regardait d’en haut, attentive, tandis que je m’appliquais de mon mieux en savantes caresses de la langue. Son sexe était ouvert, mouillé, je ne me lassais pas d’y enfoncer la langue, avec de temps en temps un détour, une politesse vers le cul, dont je découvris bien vite l’extrême sensibilité. Elle porta sa main sur mon ventre et, constatant sans sourire que les forces m’étaient revenues, se recula, s’arracha de ma bouche trempée et s’empala sans manières sur l’organe miraculeusement ressuscité. D’un coup, en elle tout à fait, qui remuait doucement d’avant en arrière, nous prodiguant d’exquises contractions qui m’arrachaient de petits gémissements parfaitement ridicules. Elle connut plusieurs transports avant que je me rende. »

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Jeudi 21 août 2014 4 21 /08 /Août /2014 14:29

Second volet de la galerie consacrée aux tableaux de André Martins de Barros, cette fois à caractère plus explicitement érotique

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Mercredi 20 août 2014 3 20 /08 /Août /2014 14:15

Il y a quelques jours, je vous avais parlé d'un artiste que je venais de découvrir, dans la droite lignée de Guiseppe Arcimboldo. André Martins de Barros est né à Pau en 1942. Voici une première série de tableaux...

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Le printemps


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Le serveur

 

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Le rire

 

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Le clown aux oeufs magiques

 

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La mêlée

 

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Golgotha

 

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Illusion érotique

 

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La crise

 

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Popeye

 

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Mardi 19 août 2014 2 19 /08 /Août /2014 14:44

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Lorsque j'ai découvert cette photo sur le net, elle m'est d'emblée apparue comme une version contemporaine du tableau de Courbet. À l'image de notre époque, les poils  pubiens ont disparu pour laisser place à un mont de Vénus soigneusement épilé. Mais l'iconographie érotique s'est enrichie de bas noirs, de lèvres passées au gloss rouge et de tétons en érection. Et puis, il y a surtout ce petit ruissellement de sperme désormais futile... Une image résolument moderne du désir.

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Lundi 18 août 2014 1 18 /08 /Août /2014 14:00

C'est tout à fait par hasard que j'ai découvert cet artiste français né en 1928 et décédé en 2013 (pour sa biographie complète, je vous renvoie à Wikipédia et confrères). Au premier coup d'oeil, ce fut le choc. Je ne saurais décrire ce que j'ai ressenti à la vue de ces tableaux d'une grande austérité aussi bien dans leur décor que dans leur palette de couleurs. Mais, quelle force émotive, quelle charge érotique !

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Les deux amies

Jean-rustin- Dans la grande salle

Dans la grande salle

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Femme sur un drap bleu

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Deux femmes assises sur un drap

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En fin d'après-midi (1997)

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Encore une sale journée

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jean-rustin

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Vendredi 15 août 2014 5 15 /08 /Août /2014 09:00

Vincent DUBARY, « Marie Janvier s’est endormie »

Éditions Le Cercle Poche n° 67 (2002) 218 pages

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Marie Janvier, mère de deux petites filles est devenue une jeune veuve à la suite de la mort accidentelle de son compagnon. Elle même une vie très austère, mais la nuit, des rêves de plus en plus érotiques la transportent dans un univers très sensuel

Extrait du chapitre intitulé « La bataille », pages 141-142

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marie-janvier1« Marie est bien. Derrière elle, l’homme ne bouge plus qu’à peine. Il la tient enlacée, une main contre son ventre, l’autre emprisonnant un sein. En baissant les yeux, elle aperçoit le téton minuscule encadré de deux phalanges entre lesquelles il tangue. Tout à l’heure, l’homme a choisi la voie la plus étroite. Il s’y est introduit petit à petit, avec tendresse. « C’est tout petit chez toi, a-t-il murmuré. C’est tout petit… » Elle s’est laissé envahir et maintenant, ils demeurent tous deux immobiles, comme s’ils étaient endormis. Elle est une toute petite fille entre ses bras, protégée comme par des murailles. Elle n’a plus peur. Parfois, contre sa peau, elle sent ses muscles vibrer et cela lui donne de légers frissons. Mais elle ne bouge pas. Elle ne veut rien briser d’un instant aussi fragile que du cristal, attentive aux indicibles palpitations de l’homme entre ses reins. Son sexe élancé comme le tronc d’un bel arbre, ce sexe qu’elle a caressé du regard, ce sexe massif et soyeux qui s’est tendu sous ses doigts, elle l’imagine à présent, là où il se trouve, tapi tout au fond de son corps. Elle imagine son énormité incongrue dans un espace aussi étroit. Son anneau dilaté, jusqu’alors inviolé, s’est modelé comme une argile pour accueillir peu à peu sa venue. Elle le sent qui frémit et ce frémissement se fond à sa propre chair, gonfle en elle en ondes tranquilles jusqu’à la surface de son corps. Elle est un océan de plaisir et lui, un cap superbe d’arrogance face aux vagues. Elle nage. Elle vogue. Elle vole. Elle est oiseau, dauphin, frégate. Elle est tout ce qui glisse et se meut avec souplesse, tout ce qui est chaud et vivant, tout ce qui tressaille et respire. Elle est tout à la fois. »

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Jeudi 14 août 2014 4 14 /08 /Août /2014 09:57

Le saviez-vous n° 78

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savoir78-2Afin de rendre les rapports sexuels plus plaisants, Avicenne, le grand médecin et philosophe persan ( de son vrai nom Ibn Sina, né en 980 près de Boukkhara et mort en 1037 à Hamadan), donnait ces conseils utiles : « Que les hommes prolongent le jeu avec les femmes dont la complexion n’est pas mauvaise. Qu’ils caressent les seins et la région pubienne, et qu’ils enlacent leur partenaire sans véritable accomplissement. Et quand ils sont parvenus au désir, qu’ils se joignent à elle en frottant la région qui se trouve entre l’anus et la vulve. C’est en effet le lieu du plaisir. Qu’ils soient attentifs au moment où se manifeste une plus forte adhésion de la femme, où ses yeux commencent à rougir, sa respiration à s’intensifier et qu’elle se met à balbutier. » Source : "Le plaisir au Moyen Age", Editions Perrin, 1996

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Mercredi 13 août 2014 3 13 /08 /Août /2014 09:50

Il faut battre le fer quand il est chaud ! Hier, je vous avais présenté une toile d'Eric Fischl, je poursuis aujourd'hui avec cinq autres tableaux qui me semblent assez représentatifs de son travail. Eric Fischl est un peintre et sculpteur né à New-York en 1945. À travers ses toiles il nous propose une vision très ambiguë et complexe des relations humaines... Le sexe est omniprésent, mais souvent avec quelque  chose de dérangeant... Je pense en particulier au dyptyque intitulé "Dog days" où cette double scène sur le balcon est plus que troublante.

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Mardi 12 août 2014 2 12 /08 /Août /2014 09:38

après-midi

Ce tableau de Eric FISCHL intitulé "Bad Boy" mérite vraiment quelques commentaires. ( je tiens d'abord à remercier ici Michel G. de m'avoir communiqué le nom de l'artiste ainsi que le titre du tableau)

Commençons par le décor : un après-midi d'été, une chambre où il fait très chaud malgré l'ombre bienfaisante apportée par les canisses de bambou qui filtrent la lumière du soleil. Un lit, large, à deux places, lit défait... Sur un buffet, dans le coin droit, une coupe avec des bananes et des fruits ronds (symboles du phallus et des testicules)... Rien d'autre, des murs nus, rien d'autre pour disperser notre regard.

Les protagonistes : sur le lit, dans une pose très étudiée, une femme nue, les cuisses écartées qui montre son sexe en feignant de s'occuper de son pied. La lumière joue sur sa peau. A-t-elle les yeux ouverts ? Difficile de le dire, mais elle a le visage tourné vers l'adolescent qui la regarde, debout... Il est très jeune. On ne le voit que de dos, mais on sait qu'il regarde la femme alanguie sur le lit, dans sa pose aguichante, et plus particulièrement son ventre. La ceinture de son pantalon est défaite, est-il en train de le remettre ou de se déshabiller ? Qui sont-ils ? Quelle relation les unit ? Est-ce une mère et son, fils, une tante et son neveu, une femme au foyer et le fils d'un voisin ? Toutes les hypothèses sont permises.

J'aime ce tableau, Quand je le regarde, je pense à des films 

- "Un été 42" que j'ai vu adolescent et qui m'avait bouleversé. Film de Robert Mulligan sorti en 1971 

- "Le Lauréat" où j'avais découvert Dustin Hoffman ( film de Mike Nickols, 1967)

- "La Luna" un film de Bernardo Bertolluci (1979)  

- "Le souffle au coeur", film de louis Malle (1971) 

Suite : Hagrid, un lecteur avisé qui a laissé des commentaires me fait justement remarquer que le geste du "bad boy" n'est pas pour se déshabiller ou rhabiller, mais plus prosaïquement pour piquer du fric dans le sac à main de la dame, sac qu'il tient dans son dos !!!

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Lundi 11 août 2014 1 11 /08 /Août /2014 08:57

Née à Assise à la fin du XII ème siècle, Claire est issue d'une famille noble. Vers 1210, elle fait la connaissance de celui qui deviendra Saint François d'Assise. Elle est séduite par son discours et son modèle de vie simple, sans aucune richesse matérielle, tout entier tourné vers le Christ. À 18 ans, Claire quitte sa famille et rejoint Saint François afin de consacrer sa vie à Dieu. Elle fonde l'ordre des Clarisses. En 1252, après de longues réticences du Saint-Siège, le pape Innocent IV rend visite aux soeurs clarisses et reconnaît enfin leur règle de vie. Claire meurt le 11 août 1253, deux jours après avoir reçu notification de la décision papale.

Claire est la sainte patronne des lavandières et des métiers de la télévision.

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"M. Williams, vous avez une épouse vraiment très compréhensive." 

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