Samedi 29 décembre 2007
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/2007 11:42
Retour au clavier après quelques jours ailleurs.
Nombre. Dioclétien s'allonge entre deux inconnues : DXIX. C'est le 69 romain ?
Pâtisserie. Charlotte se trempe un biscuit cuiller dans la raie culière.
Mal de tête. J'ai le cerveau noué de coliques persistantes.
Rêve. Après la chasse, une fois le gibier tué, le chasseur aimerait le voir se relever, s'enfuir et redevenir inaccessible et lointain.
Communication. Au téléphone, on se regarde pendant les silences. Et la friture sur la ligne, ce sont d'imperceptibles battements de paupières.
Géométrie. L'élève démontre que le triangle est équatorial
Par michel koppera
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Vendredi 21 décembre 2007
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/2007 16:46
À tous les visiteurs du blog. Demain, c 'est le départ vers le nord avec femme, enfants et chat pour quelques jours en famille
( noel oblige)Je serai donc quelques jours absent ( retour en fin de semaine).En attendant, je vous livre la plus belle vulve qu'il m'ait été donné de voir. Vulve splendide, onctueuse
et généreuse. Dans l'Ecole des Femmes, Arnolphe aurait pu lui adresser ces vers :
"Sans cesse, nuit et jour, je te caresserai,
Je te bouchonnerai, baiserai, mangerai,
Tout comme tu voudras tu pourras te conduire.
Je ne m'explique point, et c'est cela tout dire."
Acte V, scène 4
C'est la vulve d'Hélène. N'est-elle point magnifique ? Allez bon Noël à tous et à bientôt
Par michel koppera
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Vendredi 21 décembre 2007
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/2007 14:41
Anniversaire. Bougies allumées sur le gâteau. On souffle... Et puis, aussitôt, les regards se détournent et personne ne
voit la fumée des mèches éteintes.
Conversation .
- Qu'est-ce qui vous ferait vraiment plaisir ?
- Qu'au lieu de me le demander, vous me le donniez.
Ciel. Il y a des étoiles qui brillent si fort qu'on a l'impression que là-haut quelqu'un a oublié d'éteindre les lumières en montant se coucher.
Appel. Elle téléphone pour savoir si elle peut passer "manger" un soir. Elle s'adresse au "maître-queue "
Le sexe de la femme. Il tient tout entier dans la paume de la main, et c'est comme si, d'un seul geste, on saisissait l'humanité, hommes, femmes, enfants, rassemblés, suspendus
dans l'entrecuisse soyeux et liquide d'une femme jardin.
Enfants. Voici venu le temps des loups blêmes, des matins encore pleins de nuit sans rêve, des routes miroitantes aux alouettes d'acier, des mains acérées comme des serres. Mon
amie, voici venu le temps des accouplements rituels, des présents convenus et des agapes vineuses.
Viennoiserie. Le petit pain au chocolat : un croissant constipé.
Tempête. Coup de vent ; la mer éternue.
Tyrannie. Le dictateur assis sur son trône : ça empeste, ça pue la merde !
Par michel koppera
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Mercredi 19 décembre 2007
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/2007 11:47
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L'aube pyromane dévore l'horizon saignant.
Poème d'été.
" À la plage
En maillot noir
Elle dénoua
Son corsage
D'un autre âge
Et son buste lourd
Et son ventre gourd
Que le désir laboure
De ses doigts sourds
Le souffle court.
À la plage
Elle donnait à voir
L'ombre noire
D'un aoûtrage.
- Après tout, une baignoire, ce n'est qu'un bidet où on peut s'asseoir en entier.
- Travaux pratiques. " Dis, tu veux bien qu'on soit amis ? Rien qu'amis !" dit-elle en me sortant de ses doigts fiévreux la queue du pantalon.
- Au village. Il y avait autrefois un propriétaire terrien assez fortuné et coureur de jupons. Les paysans l'avaient surnommé " Le marquis du Gros Noeud "
- Ce n'est pas de mourir qui est angoissant, mais d'attendre la mort bien vivant.
- Conversation.
- Vous vivez seule, mais alors, comment faites-vous avec vos désirs ?
- Je me débrouille toute seule.... Je m'arrange.
- Vous vous branlez ?
- Oh, non ! Je n'ai pas le temps
Par michel koppera
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Mardi 18 décembre 2007
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/2007 08:33
Hiver : Le froid se glisse sous la porte avec l'insistance d'un démarcheur à domicile.
Métaphore : Le vent du désir en poupe, je déploie la voilure du mât de beaupré.
Dicton. " Aux petits salaires, les grandes misères."
Amour. Il faut les écouter les serments des amants qui se jurent fidélité le temps d'un adultère.
Etymologie.
Pornographie. Du grec "porné", prostituée (1803). Réprésentation de choses obscènes destinées à être communiquées au public.
Prostituée. Du latin, "prostituere", exposer en public ( de "pro" en avant et "statuere" placer ) Ainsi la différence entre l'érotisme et la pornographie ne serait que cette représentation
publique. C'est l'exposition, la mise en avant, le tout à l'air ! Cette condamnation de la nudité, du non-caché, doit sans doute remonter au triomphe des morales monothéistes, avec leurs tabous et
leurs fantasmes. Il est révélateur que le mot "pornographe" n'apparaisse qu'au début du XIXème siècle et son substantif "pornographie" presque 40 ans plus tard, en plein romantisme, en pleine
répression morale de la liberté sexuelle.
Par michel koppera
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Lundi 17 décembre 2007
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/2007 09:31
Entendu lors d'une conversation : " Untel ? Oh, s'il continue comme ça, il mourra avant l'âge !" Comme s'il y avait un
âge pour vivre et, de surcroît, un âge pour mourir.
Relevé dans "Le perroquet de Flaubert" de Julian Barnes :" Alexandre Dumas mangea du steak d'ours à l'hôtel de la Poste à Marigny en 1832."
Petit poème pour un amour perdu :
Sans e
Ta main jointe
Et si pâle
Egrène
Mot à mot
La vie
Qui brûle
Vite.
Contrepéterie religieuse : " De retour de la Mecque, les pélerins préfèrent enfiler des chaussons que des semelles ferrées."
Perles. Un ami médecin me disait qu'il a des patients qui viennent pour une "hernie fiscale", d'autres qui ne supportent pas "l'aspirine à faire descendre"... Quant à un professeur
d'histoire, il m'avait raconté avoir lu dans une copie de bac, la marche sur Rome de "Mussolini et des chaussettes noires"
Dicton. C'est au poignet qu'on reconnaît la veuve.
Par michel koppera
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Samedi 15 décembre 2007
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/2007 15:17
Promenade. Visite de la petite église de St Jean de la haize, en Normandie, près
d'Avranches. Dans le cimetière une tombe solitaire où on peut lire cette épitaphe : " Isidore Sandrap, mort pour la Belgique.
Un peu de misogynie :
- Dites-moi, vous préférez une femme belle ou une femme intelligente ?
- Ni l'une, ni l'autre, chère amie... C'est vous que je préfère.
Rions un peu.
Un couple se présente au bureau d'aide sociale.
- Quel est votre régime matrimonial ?
- Ben... l'un dans l'autre... mettons deux coups par semaine ! répond le mari le rouge aux joues.
C'était en 1972. Elle se prénommait Brigitte. C'était la première fois qu'elle utilisait un Tampax. Elle n'avait pas l'air enchantée, regrettant déjà ses habituelles garnitures, répétant à l'envi
qu'elle ne pourrait jamais supporter cette présence intérieure permanente. Renseignements pris, elle avait tout introduit : le Tampax et son étui de carton !
Découvert une contrepéterie dans le poème "Mathématiques" de Jules Supervielle : " Et le problème furieux se tortille et se mord la queue."
Par michel koppera
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Vendredi 14 décembre 2007
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/2007 16:52
Lorsque j'écris un texte érotique ou pornographique ( je ne saisis toujours pas la différence entre les deux ) j'éprouve toujours une
grande jubilation ( excitation ?) à employer le mot "vulve". Ce mot me fascine, tant par son sens que par sa prononciation.
Le sens ? Par exemple, dans le petit Robert :" Ensemble des organes génitaux extérieurs de la femme (et des femelles de mammifères). Chez la femme, la vulve comprend essentiellement les grandes
et petites lèvres et le clitoris. L'orifice inférieur du vagin s'ouvre au fond de la vulve"
Rien que ça, c'est déjà bandant et mystérieux. Tout réside dans le "essentiellement" qui sous-entend qu'il y a d'autres choses, plus difficiles à définir, plus sensuelles peut-être ?
La prononciation. Les deux "v", ce sont les lèvres, grandes et petites, qui s'ouvrent et se referment. Les lèvres qui sont un peu comme une bouche qui appelle une autre bouche... Le "u", c'est la
profondeur secrète de la fente, les muqueuses, le réceptacle du désir ... Le "l", c'est à la fois la mouillure du plaisir et le trait du clitoris qui veille à l'entrée du vagin... Et puis il y
a les mots tout proches, comme la valve, la pulpe, le poulpe... et le"volver" espagnol qui signifie "revenir", comme le revenez-y...
Parfois, j'aimerais que la vulve s'écrive la "voulve". Elle serait alors plus sensuelle encore, plus grasse et visqueuse, telle une grosse moule, bivalve luxuriante et goûtue.
Par michel koppera
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Mercredi 12 décembre 2007
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/2007 16:20
En 1973 ou 1974, je ne me souviens pas exactement, de passage à Honfleur un jour de mai, je fis l'acquisition dans
une librairie qui aujourd'hui n'existe plus d'un album de tableaux érotiques de Jean-Marie Poumeyrol. Cet arstiste, jeune à l'époque, m'était totalement inconnu. Je fus aussitôt
séduit par la hardiesse des situations (voire parfois leur franche obscénité perverse ) ainsi que par la grande qualité du dessin. Bien m'en prit car je crois que l'ouvrage paru chez Eric
Losfeld en 1972 fut interdit. Depuis, malgré une réédition quelques années plus tard, cet album est quasiment introuvable.
Une des premières oeuvres de l'album datée du 29 avril 1970 s'intitule "l'institutrice". Il s'agit d'une carte à gratter de format modeste (37cm sur 47 ).
La cruauté du tableau se passe presque de commentaires. Le texte de Raymond Borde qui accompagne l'oeuvre parlait d'un "monde intime et secret, de tentures violettes, de portes minutieuses, de
planchers maculés d'orgies inavouables"
À vous d'en juger. Si vous souhaitez que je vous présente d'autres tableaux extraits de l'ouvrage, dites-le moi.
Par michel koppera
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Mardi 11 décembre 2007
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/2007 16:20
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Le temps n'est plus à l'homme, il est aux choses. Je pensais à cela en écoutant la radio qui relate la visite du colonel K en France, où celle de notre
président il y a peu en Chine puis en Algérie.
- Le mot "texte" a la même étymologie que tissu. Ainsi, le lecteur est-il une mouche vibrante prise au piège de la toile patiemment et perfidement tissée par l'écrivain-araignée dont les huit
membres nouent l'intrigue et jonglent avec les mots.
- Le canapé, ou l'apologie de la paresse et de la luxure.
- Lu dans un article encyclopédique consacré au chat :" Le chat est le seul félin qui grimpe aux arbres à tout propos sans trop savoir comment en redescendre."
- Vision : " En plein soleil, l'inconnue de la plage se caressait les seins, éblouissant ma pge de délicats dessins au sombre pelage. Sans oublier la peau blanche, cent pour cent polyamide, de
ses hanches, et les mains repliées sur sa fatale ride. Jeune fille aux seins plus légers qu'une ombre, et frivoles, juste posés sur la peau, sans prétention. Tel était lecorps lent de la
baigneuse qui tirait des lignes d'écume dans son sillage maladroit, lorsque le vent jouait et dansait sur le sable courant."
- Je voulais écrire un mot ensoleillé à l'encre noire, mais la plume n'a tracé qu'une triple haie de branches nues.
- Et si le bonheur n'était qu'une succession d'instants où l'on oublie un peu la mort ?
Par michel koppera
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